La quantité de déchets qui se retrouve sur les berges des étangs d’épuration des eaux usées est phénoménale... et pas toujours ragoûtante.
La quantité de déchets qui se retrouve sur les berges des étangs d’épuration des eaux usées est phénoménale... et pas toujours ragoûtante.

«Flusher» ses mauvaises habitudes: Trois-Rivières sensibilise ses citoyens à la gestion des eaux usées

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Condoms, brosses à dent, seringues, stylos, jouets, soie dentaire, applicateurs de tampons hygiéniques, mégots de cigarettes, médicaments, tubes de Polysporin... En marchant sur le bord des étangs d’aération des eaux usées de la Ville de Trois-Rivières, la vue est surprenante. Ces étangs d’aération, les plus grands au Québec et les troisièmes au Canada, sont bordés de toutes sortes de détritus qu’on ne pourrait même pas soupçonner. Des déchets qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, sont jetés quotidiennement dans les toilettes par les Trifluviens, un geste banal pour le citoyen qui ne peut concevoir qu’au bout de cette chaîne de traitement, son petit geste pourrait coûter cher à l’ensemble de ses concitoyens.