Le Centre de prévention du suicide Accalmie de Trois-Rivières, par le biais de sa Fondation pourrait recevoir un don de 100 000 $, remis par iA Groupe financier. Sur cette photo d’archives, on y retrouve Véronique Landry, responsable des communications de l’organisme, Patrice Larin, directeur général de la Fondation et du Centre de prévention du suicide Accalmie et Mylène Davignon, responsable du développement philanthropique à la Fondation et au Centre de prévention du suicide Accalmie.
Le Centre de prévention du suicide Accalmie de Trois-Rivières, par le biais de sa Fondation pourrait recevoir un don de 100 000 $, remis par iA Groupe financier. Sur cette photo d’archives, on y retrouve Véronique Landry, responsable des communications de l’organisme, Patrice Larin, directeur général de la Fondation et du Centre de prévention du suicide Accalmie et Mylène Davignon, responsable du développement philanthropique à la Fondation et au Centre de prévention du suicide Accalmie.

Finaliste pour un prix de 100 000 $:  un concours bienvenu pour la Fondation prévention du suicide Accalmie

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Alors que les derniers jours ont mis à l’avant-scène les problèmes de santé mentale, le Centre de prévention du suicide Accalmie, qui enregistre de son côté une augmentation de 15 % de sa clientèle depuis le début de la pandémie, pourrait bien au cours du mois prochain, par l’entremise de sa Fondation, être l’heureux récipiendaire d’un prix de 100 000 $. Remise par iA Groupe financier, cette somme lui permettrait entre autres de solidifier le filet humain nécessaire autour de la population et de rehausser la mobilisation sociale en prévention du suicide.

En effet, c’est que l’organisme trifluvien fait partie des dix organismes finalistes en lice pour remporter un prix allant jusqu’à 100 000 $, dans le cadre du grand concours philanthropique pancanadien organisé par iA Groupe financier.

«On a soumis notre dossier de candidature au jury au cours des derniers mois et on a été sélectionnés parmi des centaines à travers le pays. On est très fiers et très heureux d’avoir été sélectionnés parmi les 10 finalistes et de représenter la région de la Mauricie. On espère donc que les gens nous appuient et évidemment, on espère ardemment recevoir le prix», souligne la responsable du développement philanthropique à la Fondation et au Centre de prévention du suicide Accalmie, Mylène Davignon.

Ce concours arrive ainsi à point pour l’organisme, alors que la seconde vague de COVID-19 bat son plein dans la province et qu’une hausse des demandes est constatée dans la région.


« Déjà, une hausse de 15 % des demandes d’aide a été observée au cours des dernières semaines de la pandémie chez nous. »
Patrice Larin

«Déjà, une hausse de 15 % des demandes d’aide a été observée au cours des dernières semaines de la pandémie chez nous. La Fondation et le Centre de prévention du suicide Accalmie ont besoin du soutien et de l’appui collectif pour continuer à briser les tabous, à faire tomber les préjugés, à ouvrir les horizons et à diminuer la détresse», explique Patrice Larin, directeur général de la Fondation et du Centre de prévention du suicide Accalmie.

Concrètement, la somme de 100 000 $ permettrait à l’organisme de mettre en oeuvre un projet qui serait davantage intégré à l’ensemble de ses activités, par le biais de plusieurs actions notamment.

«D’abord, on le sait qu’en contexte de pandémie, on a une hausse des demandes et une hausse de la détresse dans la population. C’est donc sûr et certain qu’on va mettre toute l’énergie nécessaire pour absorber ces nouvelles demandes-là, entre autres en adaptant nos services en fonction des besoins qui sont manifestés par la population. De plus, avec cet argent, on va assurément aussi augmenter la sensibilisation et la connaissance du Centre auprès de la population et cette somme va finalement nous permettre de disposer de ressources nécessaires pour faire les bonnes interventions auprès de la population», précise M. Larin.

Ainsi, toute la population de la région de la Mauricie est invitée à voter en ligne, jusqu’au 29 novembre prochain, sur le site du concours pour la Fondation prévention suicide Accalmie qui est le seul organisme de la région à être finaliste à ce concours pancanadien, en plus d’être l’un des deux seuls organismes de toute la province de Québec à être en lice.

Rappelons que les trois organismes qui auront obtenu le plus de votes recevront un don de 100 000 $ et les sept autres finalistes recevront quant à eux 10 000 $ chacun. Les résultats du concours seront pour leur part dévoilés le 10 décembre prochain.

Hausse des demandes, la pandémie responsable?

C’est un fait, la pandémie et le confinement des derniers mois ont eu de réels impacts sur la santé mentale de plusieurs personnes et la Mauricie n’y échappe pas.

Par contre, alors qu’on constate une hausse des demandes de l’ordre de 15 % du côté du Centre de prévention du suicide Accalmie, rien n’indique selon le directeur général que la situation est complètement attribuable au contexte des derniers mois, bien que ce dernier a certainement eu son rôle à jouer dans l’équation.

«Nous, on a en effet constaté sur l’ensemble de notre territoire une hausse de 15 %, ce qui équivaut à environ 1200 demandes d’aide de plus. Toutefois, on reste toujours prudents parce qu’on constate une hausse d’année en année, donc on ne peut pas attribuer cette hausse exclusivement à la pandémie. Par contre, c’est quand même une hausse importante pour nous. Je pense que toutes les entreprises aimeraient avoir une hausse de 15 % de leur achalandage, mais pour nous, c’est différent.»

Par ailleurs, bien qu’on semblait noter une détresse plus importante chez les aînés en raison du confinement un peu partout dans la province, l’organisme est plutôt d’avis que la hausse des demandes dans la région n’est pas seulement attribuable à cette portion de la population plus vulnérable.

«Chez nous, on n’a pas constaté de réels changements dans notre clientèle, si bien qu’on ne peut pas dire qu’on a eu plus de demandes chez les aînés que chez les adultes. Bref, ça reste assez partagé puisque le 15 % est divisé dans l’ensemble de notre clientèle. Il n’est donc pas possible de faire de conclusion à ce moment-ci», précise Patrice Larin.