La fermette de Pâques au centre commercial Les Rivières était une tradition de plusieurs années.

Fin des fermettes de Pâques: «Il était temps de faire quelque chose de nouveau»

TROIS-RIVIÈRES — Pour la première fois depuis plusieurs années, petits et grands n’auront pas le plaisir de faire la découverte d’animaux au centre commercial Les Rivières ainsi qu’à La Plaza de la Mauricie durant la période de Pâques alors que le propriétaire Cominar a décidé de mettre fin à la formule des fermettes dans ses établissements.

«On n’a pas fait l’objet de pressions. À toutes les années, c’est sûr, peu importe l’activité qu’on fait, on ne cherche pas à faire l’unanimité, c’est impossible. On reçoit toujours des lettres soit positives, parfois il y en a qui ont des préoccupations. Est-ce que ça se peut qu’on ait reçu des lettres de certains consommateurs qui étaient préoccupés? Peut-être. Mais honnêtement, ce n’est vraiment pas ça qui est à l’origine de notre réflexion sur les fermes de Pâques», soutient la vice-présidente, Talent et organisation, chez Cominar, Sandra L’Écuyer.

Celle-ci ne cache pas qu’une partie de la clientèle souhaitait avoir une activité différente. «Il y avait certains clients qui trouvaient que la ferme avait des avantages et des inconvénients également. On a tout considéré ça. On n’a rien contre les fermes de Pâques, c’était une belle activité. Oui, il y a un contexte social, mais ce n’est pas dans cet esprit-là que la décision fut prise», affirme-t-elle.

Car, à son avis, cette décision fut d’abord prise dans un esprit de renouvellement de leurs activités en général. «C’était effectivement une belle activité. À toutes les années, on se penche sur notre calendrier d’activités et nos activités communication et marketing. On regarde d’une façon annuelle le calendrier, et particulièrement nos événements dans les centres commerciaux, qui sont nos événements grand public. Et dans le cadre de la marque qu’on a lancée à la fin de 2018, c’est sûr qu’on a revu l’ensemble de ces activités-là. On trouvait qu’il était temps de faire quelque chose de nouveau», explique la porte-parole.

Et il y avait différentes considérations. «Premièrement, bien que les fermes de Pâques aient été une activité assez populaire, c’est surtout une activité destinée aux jeunes familles et on a différents segments de la population qui fréquentent nos centres. On avait la volonté d’essayer de trouver une activité qui serait un petit peu plus rassembleuse, ou qui toucherait un plus grand nombre de segments de nos consommateurs», fait-elle valoir.

Ensuite, Cominar est en train de préparer une activité avec Opération Enfant Soleil. «Depuis plusieurs années, on est partenaire avec eux sur différents volets, tant corporativement qu’au niveau de l’implication de nos employés. L’engagement social chez Cominar, ça fait partie de notre ADN, on a des grandes traditions d’implication dans la communauté. Et en discutant avec eux l’année dernière, il y a différentes possibilités qui ont été envisagées pour notre partenariat avec eux et on s’est arrêté sur une activité autour de Pâques. Je ne peux pas en dire plus, parce qu’on n’était pas prêt nécessairement au mois de janvier à commencer à parler de Pâques et on est encore en train d’attacher d’autres petits éléments avec des partenaires, mais ce qu’on peut dire, c’est qu’il y aura une activité qui se veut rassembleuse. Mais elle va être différente dans un esprit de renouvellement, et elle va être en partenariat avec Opération Enfant Soleil», a fait savoir Mme L’Écuyer.

Or, au Carrefour Trois-Rivières-Ouest, la ferme de Pâques sera de retour les 10 et 11 avril. «On a décidé de continuer, les animaux ne sont pas maltraités, on s’est assuré que tout était correct. Ça reste populaire», a commenté la directrice générale, Nathalie Boies, tout en reconnaissant que «c’est à la discrétion de chacun» de maintenir ou non ce genre d’activités.

Du côté des Galeries du Cap, on dit avoir l’habitude de tenir une ferme de Pâques chaque année. Mais pour l’instant, la direction n’était pas en mesure de confirmer son retour pour avril prochain.

Ayant tenu une ferme de Pâques pendant six ans à La Plaza de la Mauricie, à Shawinigan, Chantal Héroux, de la Miniferme du Boisé de Saint-Tite, rappelle que le tout se déroulait dans le respect des animaux.

«Ça fait déjà six ans qu’on ne la fait plus, mais ils avaient déjà commencé à en parler qu’ils aboliraient ça dans les centres d’achat. Ce n’est pas surprenant, ça s’en allait là», conclut prudemment la copropriétaire.