Donald Martel

Fin de la commandite à la fondation Jean-Pierre Despins: «Je trouve ça inacceptable»

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a vivement réagi à la décision de la Société des alcools du Québec de mettre fin à sa contribution de 3000 dollars à la Fondation médicale Jean-Pierre Despins.
«Je suis surpris de la sortie de la SAQ. Mon bureau a fait beaucoup d'appels pour essayer de renverser cette décision-là. Ce que je trouve le plus déplorable, encore une fois, ce sont les régions qui paient pour ça», a-t-il confié au Nouvelliste.
Depuis cinq ans, la SAQ accordait une commandite au souper-bénéfice annuel de la Fondation. «On se concentre maintenant sur des organismes qui font de la recherche ou du traitement. Les organismes de soutien comme la Fondation ne font pas partie du lot», avait justifié la porte-parole de la société d'État, Linda Bouchard.
Même si le changement de la politique des dons et commandites a eu lieu il y a deux ans, une dernière commandite en produits, et non en argent, d'une valeur de 3000 dollars fut accordée à la Fondation en 2016. Mais le changement de cap de cette année fut ouvertement dénoncé par le président de l'organisme, René Bérubé. 
«La Fondation médicale Jean-Pierre Despins est un modèle au niveau de l'accès à des soins de santé en milieux ruraux. Par son activité de financement, elle va chercher au-dessus de 100 000 dollars par année. Ça leur permet d'avoir des médecins et de l'équipement ainsi que de donner un bon service», souligne le représentant caquiste.
Or voilà, dit-il, que la SAQ, «du haut de ses bureaux de Montréal», décide de concentrer ses efforts dans les grands centres. «C'est vraiment décevant. On travaille fort pour essayer de tirer notre épingle du jeu. Ce n'est pas facile le contexte du développement dans le milieu rural. On a une société d'État qui reste complètement froide par rapport à ça. C'est sûr que je vais les relancer parce que je trouve ça inacceptable. J'appuie totalement René Bérubé et la Fondation. Je trouve que ça n'a pas de bon sens», a clairement laissé entendre Donald Martel.
Celui-ci rappelle «qu'on boit du vin et de l'alcool en milieu rural», évoquant la consommation de produits de la SAQ aussi en région. «Depuis le mois de janvier qu'on est en contact avec leur bureau parce que la Fondation nous avait approchés là-dessus. Comme disait René Bérubé, 3000 piastres, ça représente peut-être 1000 piastres pour eux autres, c'est complètement ridicule. Encore une fois, une société d'État envoie un mauvais message dans les milieux ruraux, plutôt que de dire: c'est correct qu'on appuie Montréal et Québec, mais c'est important d'être présente en région», poursuit-il.
Selon lui, la Fondation mérite d'autant plus d'être soutenue que pour une population de petite taille, «ils vont chercher 100 000 dollars» à Saint-Léonard-d'Aston. 
«Pourquoi on ne leur donne pas du gaz au lieu de dire qu'on va se concentrer ailleurs? Je vais relancer la SAQ, je veux avoir des explications sur le fait qu'ils se disent surpris de ne pas avoir été relancés alors que mon bureau les a contactés à plusieurs reprises», conclut le député de la CAQ.