Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Fibre optique à Bécancour: «on voit enfin la lumière»

Bécancour — «Ça fait près de cinq ans qu’on travaille là-dessus. Sur un marathon de 42 km, on serait rendu au kilomètre 38, 39 à peu près. On voit enfin la lumière».

Voilà ce qu’avait à dire le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, au lendemain d’une soirée d’information sur la fibre optique qui aura attiré pas moins de 160 personnes à la salle de Villers.

En première partie, l’entreprise Sogetel a expliqué le processus de branchement dans les foyers, une fois que la fibre optique est disponible. Ensuite, les organisateurs de la rencontre ont fait le point sur le déploiement de ce service.

«Actuellement, l’ensemble de tout le secteur Sainte-Gertrude est couvert et la partie rurale de Gentilly est presque entièrement couverte», rapporte M. Dubois.

Du même souffle, il admet que pour la partie du village de Gentilly, «c’est très complexe». «Il y avait déjà un vieux système, les lignes sont en état avancé, il y a beaucoup de problèmes et d’écueils du côté de Gentilly. Ça va être vers la fin», explique-t-il.

Par contre, celui-ci prévoit qu’il sera possible de desservir rapidement les secteurs Précieux-Sang, Bécancour et Sainte-Angèle avant de compléter le réseau avec Saint-Grégoire, d’abord dans sa partie rurale et, ensuite urbaine.

Lors de la séance publique du conseil municipal, tenue la veille de la soirée d’information, le maire Dubois avait ouvertement exprimé son agacement face à la lourdeur du dossier de la fibre optique.

«Le problème de tout ça est relié à la difficulté d’obtenir des permis. C’est géré par le CRTC et les compagnies s’accrochent aux délais qui sont reliés au CRTC et qui peuvent s’étirer jusqu’à deux, trois ans, entre la demande et l’obtention du permis. C’est dans ce contexte-là qu’on vit. On est les premiers au Québec. On sert de modèle», confie-t-il.

«Ça a été extrêmement complexe à monter, on n’a jamais imaginé que ça pouvait être complexe comme ça. Mais on ne peut pas regretter car on travaille fort pour la revitalisation des régions au Québec. Et l’un des éléments par lesquels passe la revitalisation des régions, c’est d’offrir des services modernes, de grande qualité pour tout le monde. C’est ça qu’on atteint, on atteint un potentiel de revitalisation qui n’est pas négligeable», renchérit le premier magistrat.

Selon lui, «si on était à Trois-Rivières, on aurait tous la fibre optique parce que tout le monde est collé et que c’est payant».

«Nous autres, on n’est pas collé. On offre justement la qualité de vie rurale et ça coûte beaucoup plus cher, on paie pour notre qualité de vie rurale, dans le sens que ça coûte plus cher pour obtenir des services. Ce qu’on fait là, ça fait un peu partie de ce qu’on appelle l’économie sociale et qui vise à offrir des services de grande qualité», précise-t-il.

Finalement, ce dernier rappelle que les objectifs derrière ce déploiement de la fibre optique, «c’est d’offrir le service à tous les citoyens de la Ville, qui est devenu un service essentiel, et au meilleur prix».