COMSEP organisait vendredi sa traditionnelle fête de Noël interculturel au Séminaire Saint-Joseph.
COMSEP organisait vendredi sa traditionnelle fête de Noël interculturel au Séminaire Saint-Joseph.

Fête de Noël chez COMSEP: «Tout le monde y trouve son compte»

Sébastien Houle
Sébastien Houle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — «C’est le Trois-Rivières que moi j’aime», lance Sylvie Tardif. La coordonnatrice générale de COMSEP se réjouit ainsi de la participation de près de 400 personnes de tous horizons, dont une centaine d’enfants, au Noël interculturel qu’organisait l’organisme communautaire vendredi soir, dans les nouveaux gymnases du Séminaire Saint-Joseph.

Goûter, père Noël, tirages, cadeaux pour tout le monde, celle qui voit aux destinées du Centre d’organisation mauricien de services et d’éducation populaire souligne que pour certains, il s’agira peut-être de la seule occasion de célébrer en cette période des Fêtes. Autant le faire en grand.

Cela fait une trentaine d’années que l’on organise de la sorte un Noël pour ceux et celles qui ont peut-être moins les moyens de célébrer, indique Mme Tardif. «Beaucoup de nos membres vivent de l’isolement, c’est pour ça que l’on tente d’organiser la fête le plus près de Noël possible», fait-elle valoir.

Mme Tardif trouvait aussi matière à réjouissance dans le fait d’être accueilli au Séminaire Saint-Joseph. Par le passé, la fête avait lieu à l’église Notre-Dame. Or, celle-ci étant maintenant condamnée, il fallait trouver un endroit où déplacer l’événement, d’où cet opportun partenariat.

«Les enfants sont heureux, les parents sont heureux, les adultes sans enfants, ou les personnes âgées, tout le monde y trouve son compte», se félicite encore Sylvie Tardif, d’une voix qui trahit autant la fatigue que la satisfaction. Elle se dit également émue de la générosité de nombreux donateurs qui contribuent au succès de l’événement. Elle cite en exemple des cadeaux reçus de la part des anciens lockoutés de l’ABI. «Ça m’a touchée beaucoup, ils étaient vraiment dans le trouble ces gars-là, puis ils ont pensé à nous», relate-t-elle.

Ce sont les efforts de plus d’une centaine de bénévoles que nécessite la préparation d’une telle fête, souligne enfin Mme Tardif. L’organisation se met en branle dès septembre, question de repérer les aubaines, de profiter des spéciaux et de solliciter les donateurs, explique-t-elle.