Le président de la 52e édition du Festival western de Saint-Tite, Hugues Carpentier, et le directeur général de l’événement, Pascal Lafrenière.

Festival western: la fébrilité gagne Saint-Tite

Saint-Tite — Comme c’est le cas chaque année au début du mois de septembre, Saint-Tite se transforme présentement en véritable village western alors que se met en branle, ce vendredi, la 52e édition du Festival western de l’endroit.

Signe que les festivaliers sont sur le point d’envahir la localité pour les dix prochains jours, les véhicules récréatifs et les remorques à sellette étaient nombreux à circuler sur la route 153, jeudi avant-midi, en direction de la ville centre de la MRC de Mékinac. Alors que les festivaliers convergeaient vers Saint-Tite, certains sont d’ailleurs arrivés depuis déjà quelques jours, les organisateurs du populaire événement s’affairaient quant à eux à régler les derniers détails afin que tout soit fin prêt en prévision du début de la dizaine de jours de festivités.

À la barre d’une organisation solide et qui a déjà vu neiger, le président Hugues Carpentier et le directeur général Pascal Lafrenière avouent tout de même être fébriles et excités à l’idée de voir leurs efforts de la dernière année se concrétiser.

«Je suis encore nerveux après 11 ans. Je m’en venais ce matin et je me disais que j’avais encore des papillons dans l’estomac. Je crois que quand tu travailles dans l’événementiel, tu dois toujours garder ça. Tu ne peux pas être blasé. Si tu l’es, tu n’es pas à la bonne place. C’est vrai pour moi et aussi pour l’ensemble de l’équipe», confie M. Lafrenière.

Alors que les membres de l’équipe permanente, dirigée par le directeur général, reviennent tant et aussi longtemps qu’ils demeurent à l’emploi du Festival, le président occupe ce poste seulement pour une année. M. Carpentier avoue donc d’entrée de jeu qu’il a très hâte que la 52e édition débute, d’autant plus qu’elle sera ponctuée de plusieurs nouveautés. Il croit notamment que la plus grande place faite aux artistes de la scène «new country» comme Matt Lang et Brett Kissel, dont les spectacles seront présentés à guichet fermé, plaira aux festivaliers. La présence du Caroussel de la Gendarmerie royale du Canada au cours du week-end vaudra aussi le détour selon lui. Il invite également les personnes qui ont des billets pour l’un des rodéos au programme à se présenter assez tôt afin de pouvoir profiter des animations multimédias qui précéderont les prouesses des cowboys et cowgirls.

«Ça ressemblera à ce que l’on voit sur la patinoire du Centre Bell avant les matchs des Canadiens», mentionne-t-il.

Le directeur général tient de plus à souligner les efforts accrus qui sont faits afin de peaufiner le virage vert amorcé il y a déjà quelques années. Dans cette optique, une spécialiste en environnement de la SADC de la Vallée de la Batiscan accompagnera le comité organisateur au cours des prochains jours afin d’élaborer un rapport diagnostic.

«Nous avions beaucoup d’actions et initiatives existantes mises sur pied par certains comités et bénévoles. Avec le rapport, nos actions seront plus concertées», explique-t-il.

Gaby Vaillancourt de Saguenay, Lansay Vachon de Terrebonne, Michel Vachon de Terrebonne, Richard Vachon de Saint-Eustache et Carole Turcot de Saint-Eustache se retrouvent à tous les ans à Saint-Tite dans le cadre du Festival western.

Arriver tôt

Même si le Festival ne commence officiellement que ce vendredi, des festivaliers provenant des quatre coins du Québec sont arrivés dès le début de la semaine afin de s’assurer d’être déjà imprégnés de l’esprit de Saint-Tite lorsque le coup d’envoi sera donné. C’est le cas d’un groupe d’amis provenant des quatre coins de la province qui convergent vers Saint-Tite tous les ans au début du mois de septembre afin de se retrouver. Ils se sont connus lors d’un voyage à Acapulco au Mexique il y a 25 ans. Pour eux, le Festival western est l’occasion parfaite pour se revoir et se remémorer de bons souvenirs, et ce, dans une ambiance festive.

«On avait hâte», lance spontanément Gaby Vaillancourt, un retraité originaire du Saguenay, lorsqu’on lui demande pourquoi ses amis et lui sont arrivés si tôt.

Également débarqué au cours de la journée de mardi, Simon Berthiaume en est à son sixième pèlerinage à Saint-Tite. Nouveauté cette année, l’homme originaire de Granby a décidé de louer un espace commercial afin d’y vendre divers produits.

«On va voir ce que ça donne», affirme-t-il tout bonnement.

Politiciens attendus

Campagne électorale oblige, les chefs des partis politiques qui s’affronteront dans le cadre de la prochaine bataille électorale fédérale seront nombreux à visiter Saint-Tite au cours des prochains jours afin de prendre des bains de foule et tenter de convaincre les électeurs de voter pour eux. On sait déjà que le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, sera présent ce vendredi et que ses homologues du Parti conservateur et du Bloc québécois, Andrew Scheer et Yves-François Blanchet, l’imiteront samedi. Même s’il reconnaît que les visites de politiciens – qui ont été nombreuses au cours des années – nécessitent la mise en place d’une logistique qui peut s’avérer complexe, Pascal Lafrenière précise qu’il est toujours heureux de recevoir un chef de parti, peu importe ses allégeances politiques.

«Je comprends qu’ils viennent, car c’est payant. Le déplacement en vaut la peine, car ils voient beaucoup d’électeurs au même endroit. Pour nous, l’avantage que l’on peut tirer de ça, c’est lorsque l’on veut promouvoir le Festival. [...] Quand on leur parle de nos projets par la suite, ils sont déjà venus», analyse-t-il.

Les commerçants sont prêts

En plus des nombreux kiosques de restauration rapide et de vente de produits de toutes sortes qui sont aménagés dans les rues, les commerçants établis de façon permanente à Saint-Tite se préparent année après année afin de profiter de la manne que constitue le Festival.

C’est notamment le cas de la microbrasserie À la fût, qui en est à sa 13e édition. Selon Philippe Dumais, un des fondateurs de l’établissement de la rue Notre-Dame, les membres de son équipe s’attendent à servir entre 10 000 et 12 000 repas au cours des dix prochains jours.

Simon Berthiaume a décidé de louer un espace commercial cette année.

«On a des amis qui viennent nous aider pendant le Festival. On a donc assez de monde pour répondre à la demande. Notre menu est un peu plus restreint, mais on offre tout de même des plats que l’on a depuis longtemps. Pour la seule fois de l’année, on partage les pourboires également entre tous les employés pendant le Festival», indique M. Dumais.