La cinquantième édition du Festival western de Saint-Tite se solde par une année record tant dans l’achalandage que le taux d’occupation et les ventes.

Festival western de Saint-Tite: l’année de tous les records

SAINT-TITE — La cinquantième édition du Festival western de Saint-Tite se solde par une année record à tous les niveaux, tant pour l’achalandage que pour le taux d’occupation ou encore les ventes. C’est ce qu’a dévoilé l’organisation du festival mercredi matin, en faisant le bilan de cette édition historique.

Au total, ce sont tout près de 700 000 visiteurs qui se sont rendus à Saint-Tite pour l’édition anniversaire, un chiffre compilé par la firme Crop. Dans l’histoire du festival, la 40e édition avait attiré tout près de 725 000 personnes. Toutefois, fait remarquer l’organisation, les marges d’erreur assumées par ces firmes de sondages permettent de croire qu’on aura à tout le moins égalé le record de la 40e édition.

Sur onze rodéos présentés, neuf l’ont été à guichets fermés, avec près de 80 000 billets vendus, soit 12 000 billets de plus que l’an dernier, un record là aussi. Il faut dire que l’organisation avait ajouté un rodéo de nuit à la programmation régulière, qui a lui aussi fait salle comble. La vente des étoiles de Shérif, le passeport pour les activités excluant les rodéos et spectacles en billetterie, a aussi connu un record de ventes.

Pascal Lafrenière, directeur général, et Geneviève Frappier, coordonnatrice aux communications pour le Festival western.

Des statistiques qui réjouissent le directeur général Pascal Lafrenière. «Oui il a fait très beau, oui il y a l’effet 50e anniversaire. Nous étions prêts à recevoir les gens, ils ont répondu à l’appel et on a répondu aux attentes. Les activités ont été bonifiées, le service à la clientèle aussi. On a su rendre hommage à tous ceux qui ont fait le festival depuis 50 ans», croit M. Lafrenière.

Ce dernier ne cache pas que cette édition aura également été très émotive en raison du débat entourant le bien-être animal et le dépôt d’une injonction, finalement retirée, visant à déclarer que les rodéos ne respectent pas la Loi sur le bien-être animal. Au terme de cette saga, un comité d’experts a été formé et a eu accès à toutes les installations du festival pendant cette 50e édition afin de vérifier les pratiques dans le cadre du rodéo. Le rapport de ce comité est attendu incessamment, alors que le comité continue de collaborer avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), au même titre que l’équipe du Festival western, pour établir les balises des règles entourant la tenue des rodéos dans le cadre de la Loi sur le bien-être animal.

«Pour nous, ça a été une opportunité d’ouvrir nos portes et de dire venez voir ce qu’on fait et comment on le fait bien, avec éthique et fierté. Mais de voir que les spectateurs se sont aussi donné la peine de venir assister aux rodéos en si grand nombre, pour nous c’était une marque d’amour, de cautionnement. Ça vaut beaucoup plus qu’une signature au bas d’une pétition», croit-il, confiant du même souffle que les émotions auront été à fleur de peau pour l’équipe et les bénévoles.

«Les rodéos dépendent de la résultante du comité de travail qui est animé par les gens du MAPAQ. On prend ça très au sérieux parce qu’on comprendra que s’il n’y a plus de rodéo, il n’y a plus de Festival western de Saint-Tite. Ça n’a plus la même saveur, le même cachet et c’est aussi une source de revenus importante pour nous. Ça vient nous
toucher dans notre essence. On est une armée de bénévoles et des employés qui font en sorte de livrer quelque chose d’exceptionnel au Québec. Ça vient nous affecter parce que ça remet en cause notre intégrité. On a toujours prétendu que ce qu’on fait,
on le fait bien. Ça a été une année très exigeante», convient Pascal Lafrenière.

Retombées

Le budget de cette cinquantième édition avait été bonifié cette année, de 8 M$ à 10,6 M$, de l’argent qui a été complètement réinvesti dans la programmation et le service à la clientèle.

L’équipe du Festival western a profité de la présentation de son bilan mercredi pour remettre un chèque de plus de 58 000 $ à l’organisme La Séjournelle qui vient en aide aux femmes et enfants victimes de violence conjugale. Les bénévoles de l’organisme avaient assuré le service des concessions durant les rodéos.

Au total, le Festival western verse tout près de 750 000 $ par année à des organismes communautaires avec lesquels il collabore. Centraide, par exemple, a reçu cette année 50 000 $, sans compter les dizaines de milliers de dollars recueillis aussi par l’école secondaire Paul-le Jeune, qui réinvestit tout cet argent dans les activités, installations et projets au bénéfice des élèves de la communauté.

«Tout cet argent est de l’argent neuf qui est laissé ici et qui bénéficie à des organismes qui en ont grandement besoin. Quand on se bat pour les rodéos, on se bat aussi pour ces organismes-là. La région a besoin d’une organisation comme la nôtre pour assurer une vitalité économique», martèle Pascal Lafrenière.