Les chiens qui pèsent plus de 9 kg devront porter une muselière sur les rues les plus fréquentées par les piétons, durant le Festival western de Saint-Tite.

Festival western de Saint-Tite: la muselière obligatoire sur les artères principales

SAINT-TITE — Les propriétaires de chiens de plus de 9 kilogrammes devront lui faire porter une muselière lorsqu’ils se promèneront sur le Mail piétonnier du Festival western de Saint-Tite, les artères les plus fréquentées par les piétons pendant l’événement, en vertu d’un règlement adopté par la municipalité.

Il s’agit d’un amendement au règlement encadrant le festival qui a été adopté par le conseil municipal, le 27 juin dernier. Il précise par ailleurs que le chien devra également être tenu en laisse. Pour la mairesse de Saint-Tite, Annie Pronovost, ce règlement permettra de mieux garantir la sécurité des visiteurs du festival et de la population en général. Elle ne cache pas que les nombreux incidents impliquant des chiens rapportés au cours des derniers mois ont contribué à en arriver à cette décision.

«C’est sur que ça ne s’est pas fait sans y penser, admet-elle. Il y a beaucoup de monde et d’animaux sur ces rues-là, avec l’événement. C’est sur qu’on ne veut pas qu’il arrive un événement malheureux qui vienne ternir (le festival).»

Bien que la décision ait été prise il y a deux mois, l’organisation du festival et la Municipalité avaient convenu de ne pas diffuser la nouvelle avant d’avoir préparé leurs communications en conséquence. Des commerçants doivent d’ailleurs être rencontrés pour déterminer lesquels pourraient vendre des muselières aux visiteurs du festival qui n’en ont pas amené.

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, où les gros chiens doivent porter une muselière lors d’événements publics, se réjouit que Saint-Tite fasse de même avec le Festival western.

L’organisation du Festival indique pour sa part avoir été mise au courant de la volonté de la Municipalité d’adopter un tel règlement depuis déjà un moment. On ne s’inquiète guère des conséquences que pourrait avoir cette interdiction sur l’achalandage du Festival. On rappelle d’ailleurs que les animaux sont déjà interdits sur les sites fermés du site, soit dans les grandes estrades et sous les chapiteaux. L’organisation assure donc qu’elle collaborera avec la Municipalité. Elle souligne cependant que c’est cette dernière qui sera responsable de l’application du règlement, et non les employés et bénévoles du festival.

La mairesse Pronovost ne croit pas non plus que le règlement aura un grand impact sur la fréquentation du festival.

Les artères visées par le règlement sont les rues Saint-Denis, Saint-Paul, Landry, Saint-Philippe, du Moulin, Frigon, Saint-Pierre, Notre-Dame et du Couvent. Une partie du boulevard Saint-Joseph est également comprise dans la carte fournie par le Festival. Cette rue sera par ailleurs, pour une deuxième année, fermée par moments à la circulation entre les rues du Couvent et Marchand, principalement les vendredis, samedis et dimanches. L’horaire de fermeture est disponible sur le site du festival.

Le maire de Louiseville applaudit

Un tel règlement existe déjà à Louiseville, depuis 2016, s’appliquant notamment au Festival de la galette de sarrasin. Il est même plus sévère que celui de Saint-Tite: lors de fêtes, événements et rassemblements publics, les chiens pesant plus de 5 kilogrammes doivent avoir une muselière.

Le maire de la ville, Yvon Deshaies, était ravi d’apprendre qu’une autre municipalité de la région emboîtait le pas à Louiseville. «Je suis très content que Saint-Tite s’en aille vers ça, se réjouit-il. J’espère qu’un jour ce sera la même chose pour les fêtes à Trois-Rivières.»

Le premier magistrat estime par ailleurs que le règlement est toujours bien perçu par la population et les touristes qui participent au Festival de la galette de sarrasin. «Des gens me disent: ‘‘on a peur des gros chiens, alors on ne va pas (aux événements) à Trois-Rivières et à Saint-Tite’’, affirme celui qui songe toujours à faire le saut en politique fédérale cet automne. Et quand ils me disent qu’ils ne viendront pas à cause du règlement, je leur dis: ne venez pas, restez chez vous!»