Le défilé du Festival western de Saint-Tite était haut en couleurs, dimanche.

Festival western de Saint-Tite: à la hauteur des attentes

SAINT-TITE — C’est parti! Saint-Tite a revêtu son pardessus, enfilé ses bottes de cuir et s’est coiffé de son chapeau de cow-boy pour accueillir dignement les centaines de milliers de visiteurs attendus au Festival western. Les rues de la ville de 3000 habitants ont vibré au son de la musique country, des bruits de sabots et des voix des enfants pour la première fin de semaine de cette 52e édition, qui semble avoir très bien démarré, selon l’organisation.

«Ç’a été un beau premier week-end pour nous, on a travaillé fort toute l’année et les gens sont venus ici, en ville, malgré la température incertaine, se réjouit Pascal Lafrenière, directeur général du Festival. Nos activités ont été fort populaires, que ce soit le spectacle de Matt Lang vendredi, celui des Pionniers et des Pionnières hier (samedi) soir et ce (dimanche) soir, c’est plein, et les rodéos, ça va bien aussi. On est très satisfaits!»

Plusieurs policiers montés de la GRC ont pris part au défilé.

Le Festival accueille en moyenne 600 000 visiteurs chaque année. Après un premier week-end, M. Lafrenière a bon espoir que l’achalandage de la 52e édition ne soit pas source de déception pour l’organisation. 

«On a deux indicateurs qui ne mentent pas tant, soit la billetterie, où c’est très comparable aux autres années et même un peu mieux, et aussi quand on jase avec des commerçants, dans la majorité des cas, les ventes sont meilleures que l’an passé. C’est un bon indicateur sur l’achalandage. Ce n’est pas scientifique, mais pour nous, avec 52 années d’expérience, ça nous donne déjà des premiers indices», indique le directeur général du Festival. 

Plusieurs chars allégoriques ont défilé entre les cavaliers, les fanfares et les calèches.

Celui-ci ajoute que les rodéos de la Coupe Canada de la série Wildtime se sont déroulés à guichet fermé, samedi. La finale de cette série avait lieu dimanche après-midi. 

Toutes ces nouvelles ont de quoi réjouir les organisateurs de l’événement, surtout que la météo n’a pas été de leur côté lors de cette première fin de semaine, surtout samedi. Le temps a été gris toute la journée et la pluie s’est mise de la partie en soirée. Cela n’a heureusement pas gâché la fête, selon M. Lafrenière. 

«Les cow-boys, ce sont des vrais: ils portent le chapeau, ça les protège du soleil, mais aussi de la pluie. Les gens arrivent préparés, ils ont de l’expérience. Hier (samedi) soir, après le rodéo, c’était beau à voir dans la rue, les gens dansaient et avaient du plaisir. C’est bien agréable à voir», s’exclame-t-il. 

Du soleil pour le défilé

Le beau temps est heureusement revenu dimanche, en fin d’avant-midi. Le ciel s’est dégagé et le soleil a daigné se montrer le bout du nez par moments, juste à temps pour le très attendu défilé. Pendant une quarantaine de minutes, des attelages de toutes sortes ont paradé dans les rues de Saint-Tite, pour le plus grand plaisir des petits et des grands. 

«C’est le plus grand défilé entièrement à traction animale au Canada, souligne M. Lafrenière, directeur général du Festival western de Saint-Tite. Ce sont seulement des chevaux qui tirent les attelages et les chars allégoriques. C’est vraiment notre marque de commerce pour le défilé. C’est attendu (comme événement), les gens sont contents et c’est une belle fête familiale.» 

Les familles étaient effectivement nombreuses à ce rendez-vous, certaines venues de loin, spécifiquement pour voir le défilé. «C’est la troisième fois qu’on vient, explique Jimmy Laflamme, qui arrivait de Drummondville avec sa conjointe et leur progéniture. Les enfants adorent les chevaux. Quand on revient à la maison, ils en parlent pendant une semaine!»

Originaire de Saint-Tite, Mélissa Gauthier est une habituée du festival. Elle y était dimanche avec son conjoint et leur enfant, et pas question pour eux de manquer le défilé.

«Je n’habite plus ici, mais je viens voir ma grand-mère et on vient toujours pour voir la parade. C’est un incontournable», assure-t-elle. 

Parmi les participants au défilé, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a paradé dans les rues, question de donner aux festivaliers un avant-goût du spectacle qu’elle présentera lundi soir. Des membres de La Garde Champlain de Valleyfield étaient également dans les rangs, talonnés par des despérados montés sur leur destrier, foulard sur le visage et arme factice au poing. Le couple composé de Nathalie Hébert et Dominique Gauthier-Bernard, qui a choisi de faire un mariage western, samedi, à l’église de Saint-Tite, a aussi pris part au défilé. Le recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et évêque auxiliaire du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Pierre-Olivier Tremblay, était tout sourire à leur côté. 

Bien du plaisir à venir

La fête est loin d’être finie, à Saint-Tite. Le Festival se poursuit jusqu’à dimanche prochain. D’ici la prochaine fin de semaine, qui sera elle aussi bien chargée en activités, plusieurs événements et spectacles sont à ne pas manquer cette semaine, selon M. Lafrenière. 

«Lundi, dans le cadre de notre soirée cent pour cent cheval, il y aura un derby, suivi du spectacle de la GRC, indique-t-il. Il y a aussi la Journée des aînés, mardi, qui est très attendue, et le spectacle de Guylaine Tremblay et de Denis Lévesque, mercredi soir. On a une belle programmation dans les prochains jours, avant de commencer la deuxième fin de semaine.»

Un acrobate blessé pendant un rodéo

Un acrobate d’origine française, mais établi depuis quelques années à Saint-Tite, a été blessé lors d’un rodéo lors du Festival western de Saint-Tite, samedi. 

Alors qu’il sautait au-dessus d’un taureau, Emmanuel Lataste s’est accroché la jambe sur la corne de l’animal, lui lacérant ainsi la jambe. 

L’acrobate a été transporté en ambulance, mais ses blessures ne sont finalement pas trop sérieuses, assure le directeur général du Festival, Pascal Lafrenière. 

«Il a dû se faire faire des points de suture, mais il n’a pas la jambe cassée. Il va bien», soutient-il. 

L’accident empêchera toutefois l’acrobate de livrer les autres prestations qu’il devait faire d’ici la fin de l’événement, dimanche prochain. 

Selon M. Lafrenière, la discipline que pratique M. Lataste, soit de réaliser des sauts au-dessus d’un taureau en mouvement, est très répandue en France. «Quand il a amené ça ici (à Saint-Tite), il est devenu une vedette rapidement, témoigne-t-il. On lui souhaite un bon retour en santé.»