Le Festival western de Saint-Tite aura attiré 655 047 visiteurs lors de sa 51e édition.

Festival western de Saint-Tite: 655 047 visiteurs en 2018

SAINT-TITE — Même si l’achalandage a connue une baisse de 6,4 % par rapport à l’édition du 50e anniversaire, le Festival western de Saint-Tite aura tout de même attiré 655 047 visiteurs en 2018. Et dans son bilan annuel, l’organisation évoque le bien-être animal, un sujet chaud depuis plusieurs mois en lien avec les rodéos.

Protocoles rigoureux, présence d’une équipe médicale vétérinaire en tout temps, respect des lois et règlements mis en place par le MAPAQ: voilà autant d’éléments soulignés dans le document. «La santé des animaux est au coeur de nos valeurs: l’intégrité, la diligence, les relations, le respect, le professionnalisme et la loyauté», peut-on lire.

On se rappellera qu’en avril 2018, un rapport commandé par Alain Roy, professeur de droit de l’Université de Montréal, concluait que les rodéos n’étaient pas conformes à la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal, adoptée en 2015. Plusieurs groupes de défense des animaux, tels que la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal, avaient aussi dénoncé la tenue d’activités de rodéos.

Selon la directrice des communications au Festival, Geneviève Frappier, on veut saisir toutes les occasions pour éduquer les gens «sur les bonnes pratiques qu’on fait et qui sont aussi connues de tous les paliers qui ont une juridiction». «Nous, on organise un événement et on est fier de ce qu’on présente. C’est un festival qui réussit bien et qui est très performant à tous les niveaux», déclare celle qui tient à ce que les gens sachent «que ce qu’on fait, on le fait dans les plus hauts standards».

Tout en avouant que l’organisation suivra les travaux du gouvernement du Québec à ce sujet en 2019 (un comité consultatif doit publier un rapport au printemps), celle-ci voulait davantage parler du succès que le Festival aura connu en 2018.

«Nous, on ne veut pas se comparer avec la 50e édition. Notre seuil de comparaison, c’est la 49e édition. Et on a eu une augmentation en termes de visites. Ça démontre qu’on est en progression. Même si on est quand même à un niveau très élevé d’achalandage, notre événement continue sa progression et en termes de ventes de billets aussi, il y a une belle progression. Ça fait partie de nos objectifs. En termes de visites, il y a comme une capacité qui va être atteinte. Quand on est proche de 700 000 comme l’année passée, ça fait beaucoup de gens. On le ramène beaucoup à la progression des ventes. Et ça, on est content parce qu’en termes d’achalandage à nos rodéos professionnels, à nos spectacles musicaux, en termes de vente de nos étoiles de shérif pour entrer dans les chapiteaux, on connaît une progression. Notre évolution est constante», a-t-elle commenté.

Au cours de la dernière édition, la moyenne d’âge des visiteurs était de 45,2 ans, plus de la moitié était des hommes (54,7 %) et la moyenne de séjour était de 3,7 jours sur le site. Cela a généré 398 363 nuitées.

«Le Festival western de Saint-Tite a été la raison justifiant la venue de 97,3 % des touristes et excursionnistes dans la ville de Saint-Tite», souligne-t-on dans le bilan.

Par ailleurs, la grande majorité des participants (87 %) se disent très satisfaits de leur visite et expérience et le taux de satisfaction est également très élevé par rapport à la qualité de la programmation (89 %) et de l’organisation (88 %).

Plus de 67 000 spectateurs ont assisté aux dix rodéos, pour un taux d’occupation de 90 % des Grandes Estrades. On parle de 500 compétiteurs. Quant au taux de notoriété du Festival, il est de 99 %.

«Nous sommes très heureux de la réponse de la population envers notre événement. Nous nous faisons un devoir d’offrir ce qu’il y a de mieux à nos visiteurs pour qu’ils reviennent d’année en année. Pour plusieurs, le Festival western de Saint-Tite est plus qu’un événement, c’est un mode de vie», a fait savoir le président du comité organisateur, Benoît Montreuil.

En matière de retombées économiques, on note des dépenses moyennes de 309,26 $ par visiteur hors Québec, 3,8 millions de dollars d’argent frais en raison des dépenses provenant des touristes étrangers ou venant du reste du Canada, 45 millions de dollars en valeur ajoutée pour l’économie du Québec, 679 emplois créés ou soutenus, et 12,8 millions de dollars en recettes fiscales totales pour les gouvernements.

«Et il y a tout le volet de retour dans la communauté qui n’est jamais en baisse, soit 600 000 dollars en retombées dans notre communauté, partagés entre 25 organismes. C’est très important. Pour nous, c’est très valorisant», poursuit Mme Frappier.

Cette dernière parle déjà de préparatifs en vue de la 52e édition. «On a les deux pieds dans les projets. On est très positif face à la prochaine édition. Il y a un beau souffle au Festival», a-t-elle conclu.