Cette année, le volet jeunesse a été mis de l’avant dans la programmation du Festival de l’Assomption, ce qui a incité les familles à prendre part à l’événement.

Festival de l'Assomption: «j’ai vu beaucoup de sourires»

TROIS-RIVIÈRES — La 10e édition du Festival de l’Assomption a été marquée par l’audace et l’innovation. Une programmation culturelle bonifiée, un volet jeunesse revampé et des activités inédites: les festivaliers se sont plus à découvrir les nouvelles facettes de l’événement, tout en retrouvant leurs traditionnelles cérémonies religieuses. Les organisateurs se réjouissent du succès de cette formule, affirmant qu’ils sont prêts à affronter les éditions à venir.

«Cette année, on a expérimenté un peu. La 10e édition était parfaite pour ça parce qu’on a suffisamment de millage pour voir ce qui peut fonctionner et ce qui a besoin d’être amélioré. On se rend compte que les gens sont d’accord à ce qu’on innove», assure Marc-André Pelletier, coordonnateur aux communications et événements au Sanctuaire.

La programmation culturelle a été peaufinée pour rejoindre une clientèle plus large. «Depuis quelques années, on a pris un virage culturel plus important, mais il était plus affirmé cette année. Il y avait vraiment une volonté d’offrir des spectacles pour le grand public», soutient M. Pelletier. Les événements culturels ont fait sensation auprès du public, puisque les organisateurs ont observé un taux d’affluence exceptionnel lors des spectacles.

Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay, le recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, considère que les différentes représentations ont fait partie des moments forts du festival. «On a vécu de très beaux spectacles. On a eu une soirée absolument magnifique avec Marie-Élaine Thibert et avec Michaël. Il a un don incroyable pour rejoindre les gens et pour toucher les foules. Ça a été des petits moments de bonheur», raconte-t-il.

La conférence de Céline Galipeau, chef d’antenne du Téléjournal de Radio-Canada, a aussi été très populaire. «On a eu une conférence absolument remarquable de Céline Galipeau qui est venue partager en tant que journaliste toute son expérience de vie. Elle a couvert toutes les guerres et les situations difficiles. Ça a été un autre moment très touchant», souligne le recteur du Sanctuaire.

Grâce à Cap-Jeunesse, le volet jeunesse a été mis de l’avant. Sous le grand chapiteau, ces jeunes ont entre autres présenté la pièce de théâtre Le Petit Prince. «Dimanche, il y avait des familles sur le terrain, c’était incroyable», poursuit-il.

Le coordonnateur aux communications et événements au Sanctuaire a aussi observé un taux élevé de participation de la part des familles. «Je me suis beaucoup promené sur le terrain. J’ai vu beaucoup de sourires. Aussi, j’ai vu beaucoup de jeunes familles et je trouve ça intéressant parce qu’il faut renouveler la clientèle en quelque sorte», ajoute M. Pellerin.

Aussi, il est important de souligner que les festivaliers ont eu la chance de savourer des produits du terroir lors du festival, une nouveauté de cette année.

En parallèle, les célébrations religieuses se sont très bien déroulées, attirant des croyants du Canada, des États-Unis et de l’Europe. «Cette édition a répondu à mes attentes. Ce qu’on voulait faire cette année, c’était un festival qui était là pour les gens, avec les gens, et qui contribue à notre monde. On ne cherche pas juste à divertir. On veut aider de façon sympathique tout le monde à grandir, à s’épanouir et à se développer», ajoute le recteur du Sanctuaire. Ainsi, le mandat premier du festival n’est jamais bien loin, soit de demeurer un lieu sacré et spirituel.

À propos de l’achalandage, les organisateurs ne sont pas encore en mesure de dévoiler les chiffres officiels. Par contre, ils estiment qu’au moins 40 000 festivaliers ont pris part à l’événement, à leur grande satisfaction.

Ainsi, ils entrevoient le futur de bon augure. «Cette année, nous avons réussi à construire et à aller plus loin. On a encore d’autres idées et des projets qui cogitent dans nos têtes pour les éventuelles éditions et on est très heureux de ça», conclut Mgr Pierre-Olivier Tremblay.