Gilles Desrochers et André Gauvin ont mesuré plusieurs panaches samedi après-midi. Ils sont entourés des chasseurs Rolland Savard et Sylvain Richer qui ont ramené un panache d’une trentaine de pouces.

Festival de chasse de La Tuque: «cette édition va passer à l’histoire»

La Tuque — La 47e édition du Festival de chasse de La Tuque est déjà chose du passé. Les organisateurs avaient promis une édition qui passerait à l’histoire et ils considèrent que c’est mission accomplie. L’événement, qui avait dû délaisser la légendaire tente du chasseur pour des raisons monétaires, s’est transféré au Colisée Denis-Morel et l’expérience semble avoir été concluante.

«Cette édition va passer à l’histoire. Il y avait beaucoup de sceptiques au départ, mais on n’a eu que des commentaires positifs. C’était merveilleux et notre paye, ç’a été tous les remerciements qu’on a reçus. On est très fiers», lance d’entrée de jeu le président du Festival de chasse de La Tuque, Jean-Claude Germain.

«La température extérieure n’était pas au rendez-vous alors ça nous a permis d’apprécier encore plus le Colisée. Les festivaliers ont beaucoup aimé le décor, l’aménagement, le confort…», a ajouté Philippe Sergerie, vice-président du Festival.

L’événement s’est terminé avec une journée complète d’activités samedi qui a attiré plusieurs centaines de personnes. Déjeuner familial, spectacle pour enfants, kiosques, concours de bûcherons, et l’incontournable concours de mesures de panaches.

«On a remis près de 32 000 $ en prix, incluant le VTT et la chaloupe», affirme M. Sergerie.

Les déjeuners des placoteux ont encore été populaires tout au long de la semaine. Plusieurs milliers de repas ont été servis.

En début de semaine, le salon des vins a attiré aux alentours de 200 personnes et les profits seront versés à la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice. On pense être en mesure de remettre aux alentours de 2000 $.

Les organisateurs se questionnent toutefois à savoir si l’activité sera de retour l’an prochain.

Le Colisée Denis-Morel a été transformé pour l’événement.

«Est-ce que c’est encore pertinent après 8 ans? Est-ce qu’on le fait 1 an sur 2 ? On va vérifier ça dans les prochains jours. Il y avait moins d’exposants de vin. C’est possible qu’on ait fait le tour du jardin de cette formule-là», avoue Philippe Sergerie.

D’ailleurs, on ne ferme pas la porte à une nouvelle activité qui pourrait remplacer le salon des vins.

Jeudi soir, le souper des forestiers a encore une fois été très couru. La nouvelle section VIP, une nouveauté de 2019, affichait également complet.

«C’est la première année. On va peaufiner ça un peu, mais les gens ont apprécié»,note le vice-président.

Le bingo a peut-être attiré deux fois moins de gens cette année, vendredi, mais le plaisir était quand même au rendez-vous.

«Le prix était de 5000 $ au lieu de 10000$. Est-ce que c’est ça? Il ne faisait vraiment pas beau. Est-ce que c’est ça? On va prendre le temps de faire une bonne analyse», affirme M. Sergerie.

Alors qu’on s’affaire à tout ramasser l’équipement de l’édition de 2019, les organisateurs pensent déjà à la prochaine édition.

«L’année prochaine, on va faire une meilleure édition encore. Vous savez qu’il y a toujours place à l’amélioration. Ce qui n’a pas été parfait, on va l’ajuster. On a eu seulement deux mois et demi pour préparer ça. Là, on commence tout de suite à la fin novembre pour la prochaine édition», affirme le président de l’événement, Jean-Claude Germain.

Le concours de bûcherons a eu lieu samedi au centre-ville de La Tuque.

«On va vérifier si on pourrait avoir une surface isolée. C’était un peu froid lors des déjeuners. C’est une des améliorations qu’on pourrait apporter. Ce sont des petits détails. […] On a réussi le défi d’amener le festival au Colisée. C’est un succès sur toute la ligne», a conclu Philippe Sergerie.