Le député Donald Martel

FerroAtlantica à Shawinigan: Donald Martel se réjouit pour la région

Après les maires de Bécancour et Trois-Rivières et les chambres de commerce des deux rives, c'est au tour du député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, de baisser pavillon et faire contre mauvaise fortune, bon coeur dans le dossier FerroAtlántica.
«Je ne ferai pas une guerre pour que le projet s'en vienne absolument à Bécancour. Je comprends évidemment les raisons économiques qui pourraient favoriser la venue de la compagnie espagnole à Shawinigan. J'ai cru que Bécancour pouvait être un lieu intéressant, mais je comprends qu'en raison de ses installations, Alcan soit plus adaptée pour l'entreprise de silicium», a commenté celui qui parle d'une bonne nouvelle pour la Mauricie et le Centre-du-Québec.
Selon certaines informations qu'il a obtenues, FerroAtlántica aurait beaucoup d'avantages à acquérir l'ancienne usine de Rio Tinto Alcan: bas coût d'acquisition du bâtiment et des équipements, installations électriques déjà présentes sur les lieux et accès à une voie ferrée.
«L'entreprise explore d'ailleurs toutes sortes d'avenues au Québec depuis plus d'un an. Ça prouve le sérieux de leur démarche», a ajouté M. Martel.
Celui-ci se présente comme un gars de nature régionaliste, «même si je défends toujours ardemment les intérêts de mon comté».
«Je suis très heureux pour les gens de Shawinigan. Eux aussi ont eu à gérer les répercussions de la fermeture de l'Alcan et l'arrivée de cette industrie est une excellente nouvelle pour eux. On a besoin d'une région de la Mauricie et d'un Centre-du-Québec fort économiquement. Évidemment, les retombées seront moindres que si l'entreprise s'était installée chez nous, mais elles se feront sentir partout dans la région. Bécancour en profitera aussi», poursuit-il.
Par ailleurs, le représentant caquiste souhaite qu'en venant s'établir au Québec, FerroAtlántica puisse jouir de toutes les commodités nécessaires pour lui permettre d'être rentable et compétitive afin de fonctionner le plus longtemps possible.
À son avis, en annonçant la venue de la nouvelle usine de silicium, la première ministre Pauline Marois a ouvert la porte à une baisse des tarifs d'Hydro-Québec comme incitatif.
«Je pense qu'après ça, elle se doit de régler l'entente avec l'Aluminerie de Bécancour. Les dirigeants ont fait un sérieux avertissement il y a déjà plusieurs mois et le moment est venu de s'entendre. On ne peut pas offrir des avantages à de nouvelles entreprises, mais pas aux autres», a conclu le député Martel.