Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne laisse planer aucune ambiguïté au sujet de l’avenir de Revitalisation des quartiers Saint-Marc - Christ-Roi.
Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne laisse planer aucune ambiguïté au sujet de l’avenir de Revitalisation des quartiers Saint-Marc - Christ-Roi.

Fermeture de Revitalisation des quartiers Saint-Marc - Christ-Roi: «Ça n’arrivera pas», dit le maire Angers

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Il ne fait aucun doute dans l’esprit du maire de Shawinigan que Revitalisation des quartiers Saint-Marc - Christ-Roi poursuivra ses activités après le 21 février. Michel Angers en a donné l’assurance sur un ton sans équivoque mardi soir, après la séance publique régulière du conseil municipal.

Dans son esprit, la fermeture de la maison de la rue Frigon ne fait pas partie des scénarios envisageables.

«Nous allons prendre tous les moyens nécessaires pour ne pas que ça arrive», assure-t-il. «Et ça n’arrivera pas.»

Le maire n’a pas voulu entrer dans les détails des pourparlers en cours, mais des développements significatifs devraient survenir vers la fin de la semaine. Rappelons que la coordonnatrice de Revitalisation des quartiers Saint-Marc - Christ-Roi, Karine Petitclerc-Lapointe, a annoncé que sans fonds supplémentaires, l’organisme fermerait ses portes le 21 février.

«Je travaille avec la députée (Marie-Louis Tardif) et plusieurs autres personnes», commente M. Angers. «Notre objectif est de nous assurer que ce service essentiel à la communauté Saint-Marc - Christ-Roi puisse continuer. Nous ferons les démarches nécessaires. Mon travail est d’intervenir auprès des bonnes personnes. C’est ce que j’ai fait et ça devrait donner des résultats.»

Contrairement à ce qu’il avait déclaré l’automne dernier, le maire de Shawinigan ne nie plus la possibilité d’une participation financière de la Ville dans ce sauvetage. Lors de la sortie publique de Mme Petitclerc-Lapointe à la fin novembre concernant la précarité du service, M. Angers avait écarté cette éventualité.

«Rien n’est exclu», mentionne-t-il maintenant. «Avant de parler de quelque montant que ce soit, des démarches se font et j’attends des réponses. D’ici vendredi, on devrait en savoir un peu plus.»

M. Angers laisse entendre que l’urgence de la situation pourrait commander un geste exceptionnel de la Ville. «Je ne dis pas que nous allons aider financièrement», prévient-il. «Mais dans l’éventualité où ce serait le cas, nous l’avons déjà fait avec la Tablée populaire.»

En mars 2013, le conseil municipal avait effectivement décidé d’accorder une aide exceptionnelle de 50 000$ à cet organisme, qui vivait alors une importante crise structurelle.

«L’aide à la personne, c’est une responsabilité du gouvernement du Québec», convient M. Angers. «En contrepartie, c’est un service essentiel, important pour notre communauté. On connaît le travail qui est fait là. Je veux donc accompagner ces gens pour assurer la pérennité à court, moyen et long termes. Je n’exclus rien pour y arriver.»

Pendant ce temps, une mobilisation s’organise lundi matin au bureau de comté de Mme Tardif, sur l’avenue de la Station. Des parents souhaitent s’y rassembler pour sensibiliser le gouvernement du Québec à l’importance de ce service dans leur vie.

Rappelons que Revitalisation des quartiers Saint-Marc - Christ-Roi cherche à obtenir un financement récurrent pour garder son équipe d’intervenants en place, plutôt qu’obtenir des projets spéciaux subventionnés sur deux ou trois ans pour se maintenir en vie. La direction a tenté de recevoir une reconnaissance du gouvernement du Québec en tant qu’organisme communautaire Famille, mais cette demande lui a été refusée parce que sa mission n’était pas suffisamment orientée sur cette priorité au cours de la dernière année.

La fin de ce service signifierait la perte de cinq emplois à la résidence de la rue Frigon, qui aide environ 500 familles par année, notamment grâce au service de maison de répit pour les parents en difficulté.