PETA a notamment utilisé l’image d’un veau dans sa vidéo concernant la Ferme Sainte-Sophie.
PETA a notamment utilisé l’image d’un veau dans sa vidéo concernant la Ferme Sainte-Sophie.

Ferme pointée du doigt par PETA: attention aux images hors contexte, affirme l’UPA

TROIS-RIVIÈRES — Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Centre-du-Québec, Daniel Habel, avouait ne pas être au courant des allégations de PETA à l’endroit de la Ferme Sainte-Sophie lorsque Le Nouvelliste l’a contacté. Il met toutefois en garde contre l’utilisation d’images montrant des animaux qui semblent souffrir.

«Je n’ai jamais entendu parler de maltraitance pour cette entreprise. La plupart du temps les organismes qu’on peut qualifier quelque peu d’extrémistes utilisent un visuel d’une vache morte hors contexte», soutient-il.

«Parfois, lorsqu’on subit une canicule ou qu’il y a des maladies, il y a des animaux qui décèdent. C’est normal lorsqu’on élève des animaux.»

Le producteur ne peut disposer des carcasses lui-même. Il doit faire appel à une entreprise mandatée. «Ça peut prendre des fois quelques jours avant que les carcasses soient ramassées», explique M. Habel. «Nous ne sommes pas, comme producteurs, responsables de l’agenda de l’entreprise.»

L’UPA Centre-du-Québec affirme de plus que tous les producteurs, petits ou gros, se doivent de respecter des normes en ce qui concerne le bien-être animal.

Par ailleurs, PETA présente la mise à mort d’un animal par «une balle dans la tête» comme un acte cruel. Toutefois, la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal du Québec ne prévoit pas de technique de mise à mort précise ou n’oblige pas le propriétaire de l’animal à faire appel à un vétérinaire pour procéder à l’euthanasie ou l’abattage.

«Lorsqu’un animal est abattu ou euthanasié, son propriétaire, la personne en ayant la garde ou la personne qui effectue l’abattage ou l’euthanasie de l’animal doit s’assurer que les circonstances entourant l’acte ainsi que la méthode employée ne soient pas cruelles et qu’elles minimisent la douleur et l’anxiété chez l’animal. La méthode employée doit produire une perte de sensibilité rapide, suivie d’une mort prompte», peut-on lire dans la loi.