Le Trifluvien Jean Fournier s'est rendu à Alert, l'endroit habité le plus au Nord de la planète.

Faire du tourisme à la base militaire d'Alert

La base militaire d'Alert, située à plus de 4000 km de Trois-Rivières, accueillait pour la première fois un «touriste». Le Trifluvien Jean Fournier a, en effet, foulé le sol de l'endroit habité le plus au nord de la planète.
Du 13 au 20 juin dernier, M. Fournier s'est envolé pour Alert, un endroit «tellement au nord que l'aiguille d'une boussole pointe le sud». De son propre aveu, il affirme avoir voulu visiter le site par simple curiosité, en tant que touriste.
«J'aime le Nord. Alert me fascinait parce qu'on ne pouvait pas aller plus haut que ça», remarque-t-il. Et il sait à quel point il est chanceux d'avoir vécu cette expérience: «Habituellement, ils ne laissent pas des civils y aller. Les gens vont là pour travailler et ils ont hâte de revenir». La base militaire a tout de même fait exception pour le Trifluvien et lui a permis d'être le premier touriste à y passer une semaine.
Une organisation efficace
Celui qui a occupé le poste de président de la corporation des Fêtes du 375e de Trois-Rivières a été fasciné par la capacité d'autonomie du site Alert: «c'est une station autonome qui rend d'énormes services pour les communications. Elle peut opérer en étant seule, sans accès à la mer. Tout se fait par avion.» Les habitants d'Alert ont accès à tous les services. Sur place, aucun policier. Seul un commandant qui s'assure que l'ordre y règne. Une femme médecin issue de la Marine s'occupe, quant à elle, de veiller à la santé de la centaine de personnes qui occupent le site durant l'été.
La Mauricie bien représentée
Sur place, M. Fournier a fait la connaissance de l'adjudante Hélène Trudel, originaire de Grand-Mère. Sur les 120 personnes présentes sur la base en été, deux représentaient donc fièrement la Mauricie.
Mme Trudel a guidé M. Fournier durant toute la durée de son périple en lui faisant visiter les incontournables de la région. C'est d'ailleurs Mme Trudel qui lui a fourni la fameuse insigne indiquant la distance entre Trois-Rivières et Alert. Les visiteurs d'Alert ont l'habitude d'apposer sur un grand panneau la distance les séparant de leur ville d'origine. M. Fournier a fait honneur à la tradition en affichant son «Trois-Rivières - 4040km».
De la clarté... jour et nuit
Jean Fournier a vécu les journées interminables du Nord où le soleil irradie même la nuit. Durant toute la semaine où Jean Fournier était présent, le soleil était «toujours droit en l'air». «Je l'ai connu à son plus haut juste avant le solstice d'été», précise-t-il. Durant la nuit, un système de panneaux et de rideaux était installé aux fenêtres pour permettre de dormir dans la noirceur absolue malgré la clarté extérieure.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la température à Alert se situait au-dessus du point de congélation. M. Fournier a pu profiter de températures oscillant entre 4 et 5 °C avec quelques petits flocons, mais sans plus.
Outre une base militaire assurant la surveillance aérienne de l'Arctique, le site Alert accueille également une station météorologique qui effectue des recherches en climat et pollution arctique.