Le premier week-end de l’Expo de Trois-Rivières a connu du succès.

Expo: une tradition familiale

TROIS-RIVIÈRES — Encore une fois cette année, le premier week-end de l’Expo de Trois-Rivières a connu du succès. «Les deux premiers jours ont été un peu moins achalandés en raison de la chaleur, mais la journée de samedi a dépassé largement le premier samedi des autres éditions, ce qui fait de ce premier week-end une réussite», lance Marie-Ève Roy, la directrice générale de l’événement.

Un an de préparation et trois semaines de montage ont été nécessaires pour mettre en place cet événement incontournable pour les Trifluviens. La directrice générale est soulagée et fière du résultat. «C’est un peu comme mon bébé. Nous planifions l’Expo toute l’année, nous travaillons comme des fous pour monter le site et nous voulons que chaque édition soit encore plus belle et plus réussie que la précédente. Nous y mettons toute notre énergie et lorsque j’ai vu le résultat, je me suis dit, nous y sommes arrivés encore une fois», confie-t-elle.

Ce qui fait le succès de l’Expo?
«La tradition, sans aucun doute», affirme Mme Roy. Elle explique que c’est la 113e édition de l’Expo de Trois-Rivières et que chaque année, c’est 55 000 personnes qui visitent le site. «Les gens viennent lorsqu’ils sont petits, ensuite lorsqu’ils sont adolescents. Ils ont de beaux souvenirs des instants passés à l’Expo. Lorsqu’ils deviennent parents, ils ont le goût de faire vivre à leur enfant la joie qu’ils ont vécue, de leur montrer les animaux de près, de les entendre rigoler et hurler dans les manèges. Et finalement, lorsqu’ils deviennent grands-parents, cette sortie est un réel plaisir. Voir leurs petits-enfants découvrir l’Expo de Trois-Rivières, ce sont des souvenirs précieux qu’ils créent», raconte Mme Roy.

Les animaux
La proximité des animaux est un autre élément qui est un gage de succès selon la directrice générale. «Les jeunes adorent toucher et câliner les animaux. L’Expo est l’une des rares occasions où les enfants ont accès aux animaux de la ferme d’aussi près et c’est important pour nous», souligne Mme Roy.

Au total, 500 animaux sont présents sur le site.

Elle ajoute que le volet éducatif est une part importante de l’Expo. «C’est important pour nous d’expliquer aux jeunes comment fonctionne l’agriculture, du simple grain que l’on plante jusqu’à l’achat du produit à l’épicerie», souligne-t-elle. En effet, les enfants ont droit à un véritable périple agricole à l’Expo cette année. Ils doivent d’abord amasser des grains, les semer, conduire un tracteur, récolter le fruit de leur labeur, vendre leurs produits et avec les sous, faire quelques emplettes. Les jeunes enfants se prêtent volontiers au jeu, sous le regard amusé de leurs parents.

Ils sont également invités à découvrir le monde de l’industrie laitière. Ainsi, ils apprennent qu’une vache produit en moyenne 30 litres de lait par jour et voient combien chaque produit dérivé du lait nécessite de litres pour sa confection. Pour les plus aventureux, il est même possible de traire à l’ancienne une vache... en plastique!

Des animaux à découvrir
Au total, 500 animaux sont présents sur le site. «Ils se sont tous mis sur leur 36!», affirme avec humour la directrice générale. En effet, les crêtes des coqs ont été lustrées, les vaches ont été brossées, les cochons ont fait leur toilette et les lapins miniatures étaient à leur sommet.

Les spectacles en soirée sont aussi prisés. Cette semaine, plusieurs soirées sont à surveiller dont le cabaret d’improvisation avec Pier-Luc Funk et Salomé Corbo mercredi, le gala de Philippe Bond jeudi et vendredi, le retour sur scène du duo Ben et Jarrod. La dernière journée de l’Expo se termine avec un gala de lutte en soirée et un hommage a Bob Bissonnette.

Les gens ont été nombreux à visiter l’Expo de Trois-Rivières.

Le saviez-vous?
Bien que l’Expo de Trois-Rivières en soit à sa 113e édition, elle a tout de même eu lieu pour la première fois en 1896, il y a 122 ans. «La première édition de 1896 a nécessité dix ans de travaux pour voir le jour en 1896. Le promoteur de l’époque a même construit plusieurs bâtiments», raconte Mme Roy. Elle ajoute que la différence entre le nombre d’années et le nombre d’éditions s’explique par le fait que pendant les guerres, les bâtiments de l’Expo étaient utilisés pour loger les prisonniers de guerre.