Présentement en Malaisie, la Trifluvienne Lydiane St-Onge côtoie une population sous le choc à la suite de l'explosion d'un avion de la Malaysia Airlines en Ukraine.

Explosion d'un avion de la Malaysia airlines: «le peuple est frustré»

Un peuple frustré. C'est ainsi que Lydiane St-Onge décrit l'ambiance en Malaisie au lendemain de l'explosion en vol dans l'est de l'Ukraine d'un Boeing 777 de la Malaysia Airlines ayant fait près de 300 morts. La Trifluvienne d'origine se trouve présentement à Mersing dans le sud de la Malaisie et côtoie une population sous le choc.
Le bilan des morts fait état de 23 Malaisiens qui se trouvaient à bord de l'avion ayant été la cible d'un missile. Au-delà de la tristesse, c'est surtout l'indignation qui domine. «Les gens sont fâchés que tout ça passe sur le dos de la Malaysia Airlines. Ils ont peur que ça donne une mauvaise opinion de la Malaisie», explique la jeune voyageuse. «Depuis jeudi, ça ne parle que de ça dans les médias. On parle beaucoup des familles des victimes ici», ajoute-elle.
La compagnie aérienne n'en est pas à ses premiers déboires cette année. La Malaysia Airlines avait fait les manchettes en mars dernier dans des circonstances aussi dramatiques alors qu'un Boeing 777 avait disparu des radars avec 239 personnes à bord. Cette autre brique sur la tête de cette compagnie installe un climat de méfiance, constate Lydiane St-Onge. Personnellement, elle espère ne plus avoir affaire à cette compagnie. «C'est certain que si je peux éviter de prendre Malaysia Airlines, je vais le faire», assure-t-elle. 
En fréquentant les aéroports du pays, elle a remarqué un certain laxisme généralisé chez les compagnies aériennes malaisiennes. «C'est le premier pays que je visite où il est aussi facile de monter dans un avion. Ils ne regardent presque pas qui passent les douanes», déplore-t-elle. Selon son constat, le peu de restrictions dans les aéroports n'est pas étranger à de tels drames. «[Dans ces circonstances], je pense que ce n'est pas surprenant que des événements comme ça arrive», souligne-t-elle.
Il y a quelques jours, elle a réservé ses billets d'avion pour Bornéo, une île adjacente à son emplacement actuel. Elle a constaté que les prix étaient sensiblement les mêmes entre Air Asia et Malaysia Airlines. Elle a finalement opté pour Air Asia, une décision qu'elle ne regrette pas aujourd'hui.
Lydiane St-Onge souhaite que ces événements ne découragent pas les gens qui souhaitent explorer le monde. «J'espère que ça ne freinera pas les voyageurs. J'encourage les gens à s'ouvrir sur le monde, mais des événements comme ça n'aident pas. En tant que voyageuse, je trouve ça frustrant», conclut-elle.