Sur la photo, à l'arrière : Sylvie Caron, Michel Vincent, Luc Désaulniers, Guy Bruneau, Karine Boucher Éric Gilbert. Au centre : Véronique Vincent, Julianne Morais-Nolet, Amélie Vallée. À l'avant, Chantal Lafrenière et Caude Villemure, du groupe Villemure-Lafrenière, commanditaire majeur.

Expédition direction Groenland 2017: le départ approche pour les kayakistes

Le temps est aux derniers préparatifs pour neuf kayakistes de la région qui partent en expédition au Groenland. C'est toutefois déjà une victoire pour les membres de l'expédition puisqu'ils ont remis, ce lundi, un chèque de 43 000$ à la Fondation de la SSS de l'Énergie. L'objectif caritatif atteint, la philanthropie fait maintenant place à la fébrilité alors que le départ est plus près que jamais.
En effet, du 5 au 17 août prochain, les aventuriers côtoieront ours polaires, phoques, baleines à bosse et renards blancs. À raison de six heures par jour, les participants sillonneront en kayak les eaux de la côte est du Groenland sur une distance de 140 kilomètres. Le voyage sera ponctué de deux ascensions de montagne qui offriront aux membres de l'expédition une vue imprenable sur les paysages du nord. «Notre itinéraire dépendra des glaces, on le modulera en fonction des icebergs qu'on veut voir», explique Mélanie Pellerin, une des kayakistes qui ont tous très hâte de contempler le panorama.
Bien que ce soit un voyage exigeant, Mme Pellerin soutient qu'une telle expérience est à portée de tous. «Personne d'entre nous n'a fait quelque chose du genre auparavant. Il suffit d'être dans une bonne forme physique, mais ce n'est pas une course. Ça risque d'être une épreuve mentale plus que physique», ajoute-t-elle.
Malgré tout, une aventure en terre aussi sauvage que le Groenland requiert une connaissance de l'endroit et de ses risques et périls. Dès lors, le périple a été organisé par l'entreprise les Karavaniers qui placera deux guides à la disposition des aventuriers. «Nos guides vont avoir des carabines pour nous protéger des ours polaires. Il faudra aussi être prudent avec les baleines à bosse et toujours tenir notre nourriture à l'écart des renards blancs si on ne veut pas se faire piller», explique Mme Pellerin.
Effectivement, comme ils seront complètement autonomes une fois rendus sur place, ils devront faire attention à la nourriture. «On traîne tout ce qu'on a besoin pour le voyage. Tentes, nourriture, vêtements, bottes; tout doit rentrer dans un sac de 100 litres», spécifie Mélanie Pellerin.
Avec des températures oscillant entre -5 et 10 degrés Celsius, ils ont intérêt à ne rien oublier. «Nos guides, les Karavaniers, nous fournissent kayaks et tentes. Nous, on devait se procurer le reste de l'équipement détaillé sur une liste bien précise», ajoute Mme Pellerin. En tout, le prix de l'expédition s'élève à 6000$ par personne.
Rappelons que le voyage est le point culminant d'une aventure caritative lancée il y a deux ans. Avec un total de 43 000$ remis à Fondation de la SSS de l'Énergie, chaque participant a amassé 3500$ en plus d'acquitter ses propres frais d'expédition. 
Les sommes recueillies serviront à l'acquisition d'une table néo-natale supplémentaire qui servira à la réanimation des nouveau-nés. «Il n'y a actuellement qu'une seule table et ce n'est pas toujours suffisant. Il y a des cas où on doit transférer un enfant à Trois-Rivières d'urgence. Dans des cas comme ceux-là où chaque minute compte, ce n'est pas l'idéal», explique Amélie Vallée, directrice générale de la Fondation de la SSS de l'Énergie.