Jeudi, le Québec a connu sa plus forte augmentation des cas confirmés de COVID-19 depuis le 18 juin dernier, avec 137 nouvelles infections. ­
Jeudi, le Québec a connu sa plus forte augmentation des cas confirmés de COVID-19 depuis le 18 juin dernier, avec 137 nouvelles infections. ­

Éventuelle deuxième vague: les cliniques de dépistage mobile fin prêtes

TROIS-RIVIÈRES — Alors qu’une deuxième vague de contamination de la COVID-19 semble se pointer le bout du nez au Québec, les équipes de dépistage mobile du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) assurent qu’elles sont prêtes à reprendre du service en cas de besoin.

Après leur dernière journée d’activités, le 3 juillet dernier, les différentes unités mobiles avaient été remisées temporairement de sorte qu’elles soient prêtes à retourner sur le terrain au besoin. De plus, des équipes ont été formées pour permettre aux citoyens de bénéficier d’un soutien le plus rapidement possible en cas de seconde éclosion.

«Nous voulons conserver notre agilité. Advenant une éclosion pendant la période estivale, nous pourrons déployer rapidement, en moins de 24 heures, l’une de nos cliniques désignées de dépistage mobile et une équipe sur le terrain», a indiqué la directrice des services ambulatoires et des soins critiques, Karine Lampron.

Pendant leurs sept semaines de service, les cliniques désignées de dépistage mobile ont contacté pas moins de 15 121 personnes. Les équipes avaient alors pour mission non seulement de dépister les résidents, mais également de les sensibiliser à l’importance de se faire tester et de leur apporter un soutien psychologique en cas de besoin.

Précisément, 2107 tests, 636 interventions psychosociales et 1020 sessions d’apprentissage en matière de prévention des infections ont été effectués.

«La mise en place très rapide a été possible grâce à tous nos partenaires qui ont pris part au projet. Le fait de nous permettre de conserver les cliniques désignées de dépistage mobiles disponibles en cas d’éclosion, c’est un avantage majeur qui va nous permettre d’agir rapidement en cas de besoin», a fait savoir Mme Lampron.

Rappel de l’importance d’être vigilants

La directrice régionale de santé publique, Dre Marie-Josée Godi, a tenu à souligner les bons résultats qui découlent des récents efforts déployés par la société. Toutefois, sans grande surprise, elle demeure d’avis qu’il est primordial pour la population mauricienne de continuer de faire attention.

«Comme partout au Québec, la vigilance et les mesures en place actuellement ont permis de ralentir la transmission de la COVID-19 dans la communauté. Il est toutefois très important de conserver nos bonnes habitudes et de continuer à se protéger. Le moment et l’ampleur de la seconde vague dépendront de nos efforts actuels, notamment la distanciation physique et le port du masque dans les lieux publics», a-t-elle expliqué.