Le Festivoix a connu une hausse d'achalandage de 14 % en 2018.

Été touristique record à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Les étés se suivent et se ressemblent à Trois-Rivières en matière touristique. Si la haute saison de 2017 a été fort achalandée, celle de 2018 a été marquée par des foules records pour 15 attraits et événements touristiques et par un essoufflant achalandage au bureau touristique. Ce succès incite les intervenants touristiques à se retrousser les manches pour que l’effervescence observée l’été se poursuive durant la basse saison en misant notamment sur le tourisme d’affaires et les événements sportifs.

Innovation et Développement économique Trois-Rivières a dévoilé mercredi matin le bilan de la haute saison touristique. IDE ne lésine pas sur le qualificatif pour la saison d’été 2018, affirmant avoir atteint un sommet «historique»: hausse globale de fréquentation, bureau touristique visité par 21 000 personnes (croissance de 17 % par rapport à 2017), hausse de près de 21 % de la fréquentation du site web avec 625 891 visites en trois mois, sans compter les 15 lieux ou événements affichant un niveau d’achalandage inégalé.

«On a un bon produit. Avec 15 attraits ou événements qui ont un record d’achalandage à vie en 2018, ce sera difficile de faire mieux!», lance Daniel Rioux, coordonnateur du tourisme chez IDE Trois-Rivières.

Le Festival international de Danse Encore fait partie des 15 attraits et événements ayant connu un achalandage record en 2018. Selon Claire Mayer, grande patronne de l’événement qui lance les activités estivales à Trois-Rivières, ce succès est grandement attribuable à la popularité d’émissions de télé présentant des compétitions de danse.

«On a eu une hausse de 20 % et c’est dû à une chose. Il y a une vague d’émissions, ce qui fait qu’il y a plus de compétiteurs. Il y a donc plus de parents et d’amis. Et en 2019, ce sera notre 25e Danse Encore. Bien des choses s’en viennent.»

Selon des données fournies l’été dernier par une analyse économique du tourisme réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton, près de trois millions de touristes passent à Trois-Rivières annuellement et les retombées économiques sont évaluées à
213 millions de dollars. Selon Yves Lacroix, le président du conseil d’administration d’IDE Trois-Rivières,  ces données viennent souligner l’importance de l’industrie touristique dans la vitalité économique trifluvienne.

«Trois-Rivières est de plus en plus une destination touristique et le bilan démontre que nous avons une offre intéressante. Et les
gens reviennent plus d’une fois, ce qui veut dire qu’on développe une loyauté», déclare M. Lacroix.

L’été exceptionnellement beau a été un facteur déterminant durant la dernière saison touristique. Mais la qualité des attraits touristiques, une promotion efficace, une économie favorable et un dynamisme des leaders du milieu sont autant d’éléments qui expliquent ce succès, soutient M. Rioux.

«On sent un buzz et il faut que ça continue par le tourisme de congrès et d’événements sportifs», ajoute-t-il.

L’ouverture récente du Centre d’événements et de congrès interactifs (CECI) de Trois-Rivières et l’arrivée du nouveau Colisée d’ici un an sont deux outils qui s’ajoutent au coffre d’IDE pour attirer davantage de congressistes et de parents qui assistent à un tournoi de sport.

L’ancien centre des congrès pouvait accueillir environ 600 personnes lors d’un banquet. Cette capacité est désormais de plus de 1300. IDE a déjà conclu des ententes pour d’importants congrès dont la nature sera dévoilée à court terme.

«Le développement économique passe par le tourisme. On a le CECI et on est près d’avoir un aréna. Avec ça et ce qui se fait déjà comme efforts, on est en mesure d’atteindre une croissance», soutient Yves Lacroix.