Si les plans initiaux avaient été respectés, le Groupe RIMA aurait construit une usine sur ce vaste terrain de Saint-Georges, au carrefour des routes 155 et 153 en direction nord. En raison de la volte-face de la multinationale, ce parc industriel à grand gabarit est toujours désert.
Si les plans initiaux avaient été respectés, le Groupe RIMA aurait construit une usine sur ce vaste terrain de Saint-Georges, au carrefour des routes 155 et 153 en direction nord. En raison de la volte-face de la multinationale, ce parc industriel à grand gabarit est toujours désert.

Et le parc industriel à grand gabarit?

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
Shawinigan — Même s’il ne l’a pas cité spontanément dans sa liste de priorités lors d’un prochain mandat, Michel Angers assure que le développement du parc industriel à grand gabarit, dans le secteur Saint-Georges, demeure un outil de développement économique pour Shawinigan.

Son orientation devrait se préciser au cours des quatre prochaines années, prévoit le maire sortant.

Mercredi matin, M. Angers présentait ses engagements économiques dans l’éventualité où la population renouvellera sa confiance à son endroit le 5 novembre. Le parc industriel à grand gabarit, dont l’élaboration a été conçue en catastrophe pour une multinationale brésilienne qui n’est finalement jamais venue, ne se retrouvait nulle part dans son discours.

Il s’agit pourtant d’un projet qui a nécessité un investissement de 4,9 millions $ seulement pour acquérir 29 propriétés sur ce site, entre 2012 et 2016. En 2013, la Ville apprenait que le Groupe RIMA suspendait indéfiniment son projet d’usine de transformation de silice, qui devait créer jusqu’à 400 emplois sur deux phases. L’acquisition des propriétés s’est poursuivie par la suite, mais le conseil municipal n’a pas poussé plus loin, pour le moment, en ce qui concerne la réorganisation du site.

Dans son dernier plan triennal d’immobilisations déposé en décembre 2016, un investissement de 859 000 $ était prévu pour les «travaux d’aménagement du parc industriel à grand gabarit, phase 1», en 2019. En juin 2016, M. Angers avait prédit que lorsqu’il quittera la mairie de Shawinigan, des entreprises seront établies dans cet espace. En séance publique, il a déjà avancé la possibilité que ce parc industriel accueille des PME. Des créneaux particuliers pourraient être développés à cet endroit, tels que le développement durable ou l’efficacité énergétique.

«Pour Investissement Québec, ça donne une opportunité pour des grands projets», rappelle le maire. «C’est toujours là. Nous avons eu plusieurs rencontres, plusieurs entrepreneurs sont venus voir le site.»

«On ne baisse pas les bras, absolument pas!», enchaîne-t-il. «Il y a 25 ans, quand Alcan parlait de la possibilité de construire une nouvelle usine, il y aurait probablement 500 emplois ici aujourd’hui si nous avions eu un (parc industriel à grand gabarit) prêt et structuré. Mais à ce moment, les municipalités se sont chicanées pour choisir un site et finalement, aucun n’a été choisi. On n’a donc jamais eu la possibilité de postuler auprès d’Investissement Québec pour une usine de Rio Tinto à Shawinigan.»

M. Angers fait remarquer que l’emplacement de l’ancienne aluminerie possède aussi un potentiel de développement industriel intéressant. Il s’agit toutefois d’un legs de Rio Tinto pour favoriser la poursuite d’activités économiques sur ce site. Du côté de Saint-Georges, on parle plutôt d’une orientation prise par la Ville qui tarde à rapporter des résultats concrets.

«Est-ce que ce sera un projet majeur, est-ce que le parc sera compartimenté pour se donner un volet de développement durable, par exemple?», réfléchit-il. 

«Ce sont des pistes que nous regardons. Ça fait partie des projets à moyen et long terme. Je vous rappelle que nous avons un actif. On peut bien nous dire que nous avons mis cinq millions $ là-dedans, c’est vrai. Mais nous avons un immense terrain et ça, c’est une valeur ajoutée.»