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Éric Duhaime était de passage à Shawinigan et à Trois-Rivières, mercredi.
Éric Duhaime était de passage à Shawinigan et à Trois-Rivières, mercredi.

Éric Duhaime vient sonder ses appuis en Mauricie

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
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Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, était de passage à Shawinigan et à Trois-Rivières, mercredi, dans le cadre de sa tournée estivale des régions du Québec afin de commencer à jeter les bases de la formation politique en Mauricie.

Éric Duhaime estime que sa formation politique, qui était jusqu’ici plutôt marginale, a présentement un momentum. Le PCQ prend effectivement un peu plus d’ampleur depuis l’élection du nouveau chef.

«On a le vent dans les voiles», souligne-t-il, faisant valoir que son parti serait passé de 700 à 15 000 membres, en plus de grimper de 1 % à 8 % dans les sondages.

Le nouveau chef est venu sonder ses appuis en Mauricie, lors d’un lunch sur l’heure du dîner au Pacini de Shawinigan et d’un 5 à 7 à la Maison de Débauche de Trois-Rivières.

Une première étape afin de créer des associations de comté en vue des prochaines élections, qui sont la raison même de sa tournée dans les différentes régions du Québec.

Par la suite, le chef du Parti conservateur du Québec entend se doter d’un programme électoral lors du congrès du mois de novembre, avant de commencer à annoncer au mois de janvier. Avec 95 % de nouveaux membres, le programme du parti sera revu en très grande partie.

Dans la région, il estime qu’il y a beaucoup de travail à faire pour changer le modèle économique qui se base principalement sur la grande entreprise. «Shawinigan est un exemple à plusieurs égards. C’est une ville qui s’est radicalement transformée. On voit que l’économie est en train de repartir sur de nouvelles bases. Il fallait toucher le fond du baril pour remonter et j’ai l’impression que maintenant, il y a une forme d’ascension. (…) On voit qu’il y a un dynamisme, une génération qui est en train de faire de nouvelles choses.»

Il a également donné en exemple l’abandon du projet de GNL Québec qui devait passer en Haute-Mauricie, un non-sens à son avis. «C’était le projet le plus vert de tous les projets de gazoduc et on ne le veut pas au Québec. Si on pense comme ça, on va délocaliser les emplois et on va continuer de polluer la planète un petit peu plus ailleurs», déplore-t-il.

Le domaine de la santé est également un élément très important dans la région selon lui. «Toutes les problématiques du système de santé, vous les avez vécues ici comme ailleurs. On veut le rendre beaucoup plus efficace», plaide Éric Duhaime.

«On vient de vivre une crise sanitaire où il a fallu que les Québécois sauvent le système de santé, plutôt que le système de santé sauve les Québécois. Une des raisons pourquoi on a été les plus confineurs du continent, c’est parce que notre système a été le plus médiocre pour faire face à la crise et ça, il faut que ça change», continue-t-il.

«Il y a malheureusement quatre partis à l’Assemblée nationale qui croient en un monopole public et au statu quo. Nous, on sera favorable à une contribution additionnelle du secteur privé. On pense que la concurrence pourrait jouer un rôle important et que de décentraliser les décisions dans les régions pourrait avoir des impacts positifs si on donnait davantage de pouvoirs aux gestionnaires locaux.»

En plus de la concurrence dans le domaine de la santé, celui qui a été le conseiller politique de Mario Dumont croit que quelques idées fortes de l’ADQ méritent d’être reprises, dont la responsabilité fiscale pour éviter les déficits et un plus grand choix aux parents pour la garderie de leurs enfants.

Éric Duhaime ne cache pas qu’il aimerait prendre le vide qu’a laissé la disparition de l’ADQ qui, dit-il, n’a jamais été comblé par la CAQ. «Je crois que la politique comme la nature a horreur du vide et quand il y a un vide, il faut qu’il y ait quelqu’un qui le comble, soutient-il. C’est ce que le Parti conservateur va faire aux prochaines élections en offrant un parti plus à droite du centre alors qu’il y aura quatre autres options à gauche.»