Équipement supralocaux à Trois-Rivières: 716 $ de plus pour jouer au hockey

TROIS-RIVIÈRES — Dès 2019, il en coûtera 716 $ de plus aux personnes n’habitant pas à Trois-Rivières mais qui souhaitent jouer au hockey sur le territoire de la ville en s’inscrivant avec une association. Trois-Rivières va en effet de l’avant avec l’imposition de tarifs supralocaux pour les citoyens des municipalités voisines qui s’inscriront à des activités sportives sur son territoire. Des factures qui se verront augmentées de 138 $ à 716 $ selon l’activité pratiquée, a-t-on pu apprendre.

La Ville avait fait connaître, il y a quelques semaines, son intention d’étudier la question, sans toutefois pouvoir préciser l’impact de ces frais demandés aux non-résidents qui pratiquent un sport sur son territoire. Mardi soir, le conseil municipal a officiellement mandaté la directrice par intérim de la culture, des loisirs et de la vie communautaire, Sophie Desfossés, pour rencontrer les quelque 25 municipalités concernées par cette décision afin de leur expliquer cette nouvelle participation financière.

Au final, un non-résident qui souhaite pratiquer un sport sur le territoire de Trois-Rivières doit d’abord débourser son adhésion et son inscription à l’association sportive en charge de l’organisation de l’activité. À compter de 2019, s’ajouteront à cette adhésion des frais de services supralocaux qui varieront selon les activités pratiquées.

Ainsi, pour les activités nautiques et aquatiques, la facture grimpera de 138 $. Les sports de gymnase augmenteront de 144 $. Pour ce qui est des sports dits «de pelouse», par exemple le soccer, la facture augmentera de 311 $ pour chaque usager. Finalement, les amateurs de sports de glace, dont le hockey, devront débourser 716 $ de plus pour pratiquer leur sport à Trois-Rivières.

La Ville estime qu’environ 1200 personnes inscrites à l’une ou l’autre des activités seront touchées par ces nouveaux tarifs. Disant ne pas craindre nécessairement que ces nouveaux tarifs affecteront les inscriptions aux diverses activités, le chef de cabinet du maire, et ancien directeur de la culture, des loisirs et de la vie communautaire, Jean-Marc Bergeron, a indiqué qu’il importait que la Ville agisse de façon équitable envers ses citoyens. «C’est une question d’équité, tout simplement. On y réfléchit depuis longtemps et nous nous devons d’être équitables vis-à-vis les citoyens de Trois-Rivières qui paient des taxes sur le territoire pour financer ces loisirs», indique M. Bergeron.

Les municipalités touchées sont Saint-Maurice, Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Étienne-des-Grès, Bécancour, Wôlinak, Saint-Célestin, Nicolet, Saint-Luc-de-Vincennes, Champlain, Yamachiche, Saint-Boniface, Saint-Wenceslas, Saint-Barnabé, Louiseville, Saint-Léonard-d’Aston, Saint-Narcisse, Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Baie-du-Fèbvre, Batiscan, Charette, Shawinigan, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Saint-Stanislas, Maskinongé, Saint-Pierre-les-Becquets et Drummondville.

Selon Jean-Marc Bergeron, à l’exception du maire de Saint-Luc-de-Vincennes qui avait déjà fait connaître son opposition à cette mesure, notamment dans un article paru dans Le Nouvelliste, aucun autre élu n’aurait manifesté de mécontentement aux autorités municipales. Toutefois, les rencontres prévues au cours des prochaines semaines avec la Direction des loisirs de la Ville afin d’expliquer ces nouveaux tarifs permettront certainement de mieux connaître le pouls des différentes municipalités.