Martin Deslandes, président d’Equimania, et Martine Fortin, directrice générale du Complexe équestre de Bécancour.

Equimania: Un début au-delà des espérances

BÉCANCOUR — La présentation à la fin octobre de l’événement Equimania au Centre équestre de Bécancour s’ajoute à un nombre d’activités très réjouissant pour une première année d’exploitation.

Ce centre équestre construit au coût de quelque 14 millions de dollars a amorcé ses activités à la fin du mois de mars en présentant des cliniques équestres. En un peu plus de six mois, quelque 20 activités ont été tenues à ce centre équestre. Ce bilan est au-delà des espérances, confie Martine Fortin.

«On est occupé, c’est incroyable. C’était un besoin criant d’avoir des installations intérieures. Ici, on a des équipements extérieurs et intérieurs, multidisciplinaires, hivernisés», raconte la directrice générale du Complexe équestre de Bécancour, en précisant que les prévisions pour la première année faisaient état de 15 événements, mais à partir de décembre 2018, car on croyait que les installations auraient été prêtes dès la fin de l’année passée.

Ce complexe équestre érigé sur une partie des terrains du Club de golf de Gentilly comprend deux manèges intérieurs qui peuvent accueillir entre 700 et 850 personnes. Quelque 440 chevaux peuvent être logés sur les lieux, notamment à l’intérieur des trois écuries. C’est sans compter un espace camping pour les motorisés des équipes de compétiteurs.

«Les gens de l’Ontario sont sous le charme, les gens des Maritimes aussi. Ici, la différence est la qualité des infrastructures intérieures et ce qu’on peut accueillir comme compétitions. On peut accueillir des compétitions de styles classique, western. Pour le saut à obstacles, ça prend un sol différent pour absorber le choc d’un saut de 1,50 mètre, 1,60 mètre de hauteur. Pour le gymkhana, ça prend un sol travaillé différemment», énumère Mme Fortin en parlant des installations qu’on retrouve à Bécancour.

Le Carrousel de la GRC, les Jeux équestres du Québec, l’Association québécoise Quarter Horse et l’Association des cowboys extrêmes du Québec ont tous fréquenté le Complexe équestre de Bécancour au fil des derniers mois, tout comme la Société d’attelage du Bas-Canada et la Sûreté du Québec, dont l’unité de cavaliers y a suivi une formation.

En fin de semaine, c’est la Triple Couronne qui sera sur place avec un minimum de 400 chevaux. C’est sans compter les nombreuses compétitions déjà à l’horaire de 2020. Le Complexe équestre de Bécancour devrait augmenter le nombre d’activités, croit Mme Fortin.

«On a des ententes avec des organisations qui sont de deux à quatre ans. Il ne reste que trois fins de semaine libres entre la mi-mai et la fin octobre.»

10 000 personnes attendues

L’offre d’installations d’envergure a incité les organisateurs d’Equimania à y tenir leur événement les 25, 26 et 27 octobre. Quelque 100 compétiteurs provenant du Québec, de l’Ontario et de l’Europe seront sur place afin de prendre part à différentes épreuves de sport équestre comme le dressage, l’attelage, le saut, les styles classique et western. Les bourses en jeu totalisent 30 000 $.

Environ 10 000 personnes sont attendues durant cette fin de semaine qui sera haute en couleur, selon Martin Deslandes, le président de l’événement qui en sera à sa première année.

«C’est du jamais vu. Pour rassembler toutes ces disciplines-là, avec les bourses en plus, c’est une première. Les champions de 2019 sont ici pour les finales», mentionne M. Deslandes, lors d’une conférence de presse tenue mardi matin au Complexe équestre de Bécancour.

Un gala équestre, réalisé par Franck Innocenti, animera les soirées du vendredi et du samedi. Les spectateurs pourront également visiter les écuries du complexe.

«Equimania est une vitrine extraordinaire pour la promotion de toutes les activités équestres», témoigne Nicole Duplessis, présidente de l’organisme Cheval Québec, en parlant du Centre équestre de Bécancour comme étant le plus beau au Canada.