Environnement

La pluie force la fermeture de Vallée du parc

Shawinigan — Pour la première fois de l’hiver, Vallée du parc doit fermer en raison des mauvaises conditions climatiques.

Le centre de ski était fermé jeudi soir et toute la journée vendredi en raison de la pluie attendue. Environnement Canada prévoit des précipitations allant de 25 à 40 mm dans la région de jeudi soir à vendredi en fin de journée. 

Déjà jeudi, les skieurs et planchistes se faisaient très rares sur les pentes. 

«Nous n’avons pas eu beaucoup de pluie samedi, mais il y avait beaucoup de brouillard. Ce qui explique que c’était tranquille sur la montagne», note Annik Bousquet, directrice marketing et communication à Vallée du parc. 

Les importantes quantités de pluie attendues sur la région ont toutefois forcé la direction du centre de ski à annoncer une fermeture temporaire. «Les skieurs ne sont pas vraiment présents lorsqu’il pleut et nous voulons limiter les dommages sur les pentes», ajoute Mme Bousquet. «Nous sommes entièrement tributaires des conditions climatiques. C’est une petite jambette de la part de Dame Nature.»

Le réchauffement des températures, connu depuis mercredi, ne sera que de courte durée. Dès vendredi après-midi, un front froid doit toucher le Québec et faire chuter les températures. La pluie se changera alors en neige parfois forte. Shawinigan pourrait alors recevoir vendredi soir et samedi près de 20 cm de neige. 

Et il s’agit d’une très bonne nouvelle pour Vallée du parc qui accueillera samedi une compétition régionale. «Nous serons prêts à ouvrir dès samedi matin et à accueillir les 186 jeunes compétiteurs», assure Annik Bousquet. 

Cet épisode de pluie survient alors que Vallée du parc connaît un très bon début de saison. Les skieurs et les planchistes fréquentent la montagne de Shawinigan depuis le 14 décembre dernier. Les conditions ont été toujours très belles, malgré un long épisode de froid où la clientèle était malgré tout au rendez-vous.

Environnement

Rafales de vent et poudrerie pour Noël

La région devrait recevoir une dizaine de centimètres de neige pour Noël. Les régions de Chaudière-Appalaches, de l’Estrie et de la Gaspésie, où plusieurs personnes de la région pourraient se rendre pour fêter Noël, seront beaucoup plus touchées, avec des accumulations pouvant aller jusqu’à 30 centimètres. Ce sont toutefois les fortes rafales de vents, particulièrement en après-midi, qui peuvent rendre les conditions difficiles sur la route au courant de la journée.

MétéoMédia a annoncé ce matin via son site Web que, dans la plupart des régions québécoises le long du Saint-Laurent, les rafales de vent pourraient atteindre jusqu’à 80km/h.Dans la région, ces chiffres devraient atteindre 60km/h. Éventuellement, ces brises pourraient « former de la poudrerie (et du blizzard), à cause de la faible couche de neige qui recouvrira les routes », dit l'organisme.

Ce dernier invite les conducteurs à demeurer très vigilents d’ici les prochains jours, un risque « de temps violent » ayant été émis jusqu’au 28 décembre à l'échelle de la province. 

Le ministère des Transports du Québec indique que tous les usagers de la route devraient impérativement s’informer des conditions routières sur diverses plateformes conçues à cet effet, telles Québec 511 (Web, mobile, téléphone), afin de planifier ses déplacements en conséquence. Les situations dangereuses, risquées ou inhabituelles sur le réseau peuvent également être signalées via ce numéro. 

La Sûreté du Québec (SQ) rappelle également de ne pas tenter de dépassements dangereux sur les routes en ces temps de forts vents, mais plutôt de ralentir et de garder une distance raisonnable avec le véhicule devant soi, surtout dans un contexte de poudrerie au sol. 

Notons que quelques vols pourraient être annulés ou retardés à l’Aéroport international Jean-Lessage plus tard aujourd’hui. Les compagnies aériennes soulignent qu'il vaut toujours mieux consulter l’horaire mis à jour en direct des vols en provenance de Québec. Ce conseil vaut aussi pour l'aéroport Montréal-Trudeau. 

Le retour du beau temps ne se fera pas trop attendre, avec un ciel relativement ensoleillé mardi, et quelques passages nuageux devant s’y ajouter. Les fortes rafales devraient également diminuer au fil de la semaine, sauf que les accumulations de neige laisseront leur place à des températures plus froides dans les prochains jours. 

Avec la collaboration du Soleil et de La Presse Canadienne

Environnement

Une autre tempête s’approche du Québec, le jour de Noël

Un autre système dépressionnaire s’approche du Québec et apportera avec lui de bonnes quantités de neige le jour de Noël.

Selon MétéoMédia, entre 5 et 10 centimètres de neige sont prévus à Montréal, dans les Laurentides, en Estrie et en Montérégie, de même qu’en Mauricie, dans le Centre-du-Québec, à Québec et dans Chaudière-Appalaches.

Mais c’est surtout la Gaspésie qui sera touchée. Des accumulations totales de 15 à 25 centimètres sont attendues. Les vents pourraient souffler à plus de 80 kilomètres à l’heure sur certains secteurs du littoral.

Entre-temps, les chaussées demeurent enneigées dimanche dans plusieurs régions du Québec, après les précipitations de samedi. Les routes sont glacées par endroits.

Plusieurs accidents ont été signalés samedi, soit des sorties de route, des tête-à-queue, des dérapages et des accrochages. Un motoneigiste et un conducteur de chenillette à neige ont perdu la vie.

Environnement

Récupération Mauricie: une modernisation de 3,2 M $

Saint-Étienne-des-Grès — Récupération Mauricie a inauguré, vendredi, les travaux de modernisation de son usine de tri des matières recyclables de Saint-Étienne-des-Grès. À peine mises en marche, les nouvelles technologies ont déjà un effet marqué sur la qualité des matières qui sont triées sur place.

On se rappellera que la Chine a annoncé, il y a quelques jours, qu’elle fermait ses portes aux importations de certains types de matières récupérées en provenance de l’étranger, dont les papiers mixtes, parce que la qualité des matières qui lui arrivent n’est pas bonne. Cette nouvelle a fait frémir Récupération Mauricie puisque des 40 000 tonnes de matières traitées à Saint-Étienne, 20 000 tonnes sont du papier.

Il appert que les nouvelles technologies de triage aménagées par l’entreprise Machinex de Plessisville dans l’usine de RM portent déjà fruit. Le président de Récupération Mauricie, Yvon Picotte, s’est en effet fait rassurant en conférence de presse, vendredi. «Il y a une heureuse nouvelle», dit-il. «La semaine dernière, on a commencé à produire et une personne (un courtier) est venue cette semaine pour voir notre produit. Elle était venue il y a un mois et demi, deux mois, avant qu’on fasse ces aménagements-là. Elle nous avait alors dit que notre papier n’était pas d’assez bonne qualité pour la Chine. Elle est revenue voir notre produit (après l’installation des nouvelles technologies) et déjà, elle nous a placé une commande», se réjouit-il.

La transformation du Centre de tri représente un investissement global de 3,2 millions $ et RECYC-Québec a injecté 480 000 $ dans le projet.

Dany Michaud, président de RECYC-Québec, indique que malgré le recul du marché chinois, il y a des centres de tri qui s’en sortent très bien. «Des investissements ont été faits et la qualité qui sort de là est acceptable de leur côté et du côté local également», dit-il.

Des rencontres entre partenaires ont eu lieu afin d’échanger ensemble sur les meilleures pratiques «pour ne pas qu’on revive ça», dit-il en parlant du blocus de la Chine. «On est en train de faire du rattrapage. C’est une leçon à retenir», estime-t-il.

«En améliorant la qualité, on va sur les meilleurs marchés», fait valoir Yvon Picotte «et c’est encore plus lucratif pour nous», souligne-t-il.

Le président de RM rappelle qu’au-delà de toutes ces améliorations technologiques, il y a les personnes handicapées qui représentent le coeur de la main-d’oeuvre au centre de tri.

M. Picotte a d’ailleurs tenu à souligner que l’important apport technologique dans l’usine n’élimine d’ailleurs pas d’emplois, mais au contraire, il en créera plus d’une demi-douzaine.

Carl Paré, directeur de l’ingénierie chez Machinex et directeur du projet réalisé à Saint-Étienne-des-Grès, parle d’ailleurs d’une transformation des tâches pour certains employés. «Avant, on parlait de trieurs. Aujourd’hui, on parle plutôt d’inspecteurs», explique-t-il. «Donc, on a un contrôle de qualité qui se fait après les machines optiques», explique-t-il. Ceci permet d’améliorer les conditions de travail, dit-il «et d’avoir une meilleure finalité du produit».

Parmi les travaux, on a changé le séparateur à carton afin de traiter un plus grand volume et obtenir un produit trié de meilleure qualité. Un séparateur balistique, le plus gros au monde parmi les clients de Machinex, a été installé pour séparer mécaniquement, par un mouvement elliptique, la fibre des contenants en matière plastique. «Les contenants plus lourds vont débouler vers le bas et la fibre (les papiers) va monter. Il y a des trous dans les lattes et les particules plus fines vont tomber», explique Karine Moreau, responsable du marketing chez Machinex.

Le directeur du Groupe RCM, Daniel Cassivi, indique que Récupération Mauricie est le dernier centre de tri à profiter du programme de soutient de RECYC-Québec pour sa modernisation, ce qui lui permet de rattraper, en fait, les autres centres de tri du Québec qui se sont modernisés. «Il faut maintenant développer des marchés locaux», dit-il, donc des entreprises québécoises qui pourraient transformer ici les matières récupérées et triées au Québec. «C’est ça le défi», résume-t-il.

La conférence de presse a été l’occasion pour Récupération Mauricie de saluer René Goyette, le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie qui est copropriétaire presque à parts égales du centre de tri. M. Goyette en était à sa dernière fonction officielle, puisqu’il prend sa retraite.

Il a souligné que les investissements chez RM «permettront de trier plus de tonnage et de répondre aux normes du ministère de l’Environnement.» La Régie pourra ainsi inciter les ICI (industries, commerces et institutions) à participer d’avantage au recyclage.

Rappelons que Machinex, qui a réalisé les travaux, est une entreprise québécoise établie dans l’industrie du recyclage depuis le début des années 1980.