Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

Gaz de schiste: le ministre Arcand se fait rassurant

Les projets d'extraction de gaz de schiste évoqués par la société Questerre à Bécancour ont rebondi à l'Assemblée nationale. Interrogé à ce sujet mercredi, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a voulu se faire rassurant.
«À ce stade-ci, on n'a aucune demande de la part de Questerre pour des travaux d'exploration. Et je peux assurer qu'aucune licence ne sera octroyée tant que les règlements qui découlent de la Loi sur les hydrocarbures ne seront pas en vigueur et davantage, encore moins, si l'acceptabilité sociale n'est pas au rendez-vous», a-t-il indiqué.
Dans sa question, le député péquiste de Richelieu, Sylvain Rochon, a reproché au gouvernement libéral d'avoir bâillonné l'opposition pour adopter une loi sur les hydrocarbures qui, dit-il, a rouvert toute grande la porte aux gaz de schiste. 
«Depuis nombre d'années maintenant, le Parti québécois essaie de faire peur à la population en revenant toujours sur le fait qu'il y aura évidemment des exploitations de gaz de schiste dans les basses terres du Saint-Laurent. Pourtant, ils ont approuvé, en 2014, la loi qui limite les activités pétrolières et gazières spécifiquement dans les basses terres du Saint-Laurent», a répondu le ministre Arcand.
Pour sa part, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, lui a rappelé que le rapport du BAPE de décembre 2014 est très clair: pas de rentabilité de l'exploitation des gaz de schiste, détérioration de la qualité de l'air, augmentation des gaz à effet de serre, pollution des eaux de surface et des eaux souterraines et surtout, pas d'acceptabilité sociale.
«S'il n'y a pas d'acceptabilité sociale, il n'y aura pas de projet. C'est très différent du contrat qui a été signé par le Parti québécois dans le cas d'Anticosti. Lorsque des projets sont présentés, ça prend des licences, ça prend des permis, à la fois un certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement, un permis qui est émis par le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles. Et, dans ces cas-là, on tient compte de l'acceptabilité sociale», a soutenu le ministre Arcand.
Selon lui, «quand on voit ce qui se passe au niveau d'Anticosti, on voit jusqu'à quel point il y a de la confusion au sein des partis d'opposition».
«Nous avons un plan qui a été très clair, un plan sur la question des hydrocarbures. Sur la question d'Anticosti également notre position est claire, elle est connue, elle est prévisible. On n'est pas contre les projets d'hydrocarbures, mais il faut que ce soient des projets dans lesquels il y a une acceptation générale de la population. Et on a des règlements qui sont très stricts, qui vont être déposés très bientôt, suite à l'adoption de la loi n° 106, et qui vont encadrer justement cette exploitation des hydrocarbures» a-t-il conclu.