La manifestation de l’an dernier avait attiré 4000 participants.
La manifestation de l’an dernier avait attiré 4000 participants.

Environnement et relance économique: une marche organisée par l’AGEUQTR

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Forte du succès retentissant de la manifestation pour la justice climatique qui avait rassemblé plus de 4000 personnes à Trois-Rivières à la fin du mois de septembre, l’an dernier, l’Association générale des étudiants de l’UQTR et ses partenaires remettent ça cette année.

Le vendredi 25 septembre, l’AGEUQTR et ses partenaires, le CEVES (Coalition étudiante pour un virage environnemental et social) et le ROÉPAM (Regroupement des organismes d’éducation populaire autonome de la Mauricie) organisent la Marche VERT une transition juste.

Le départ est prévu à 12 h 30 de la place Gilles-Boulet de l’UQTR et se terminera au parc Champlain.

Les organisateurs ne s’attendent pas à rassembler autant de monde cette fois-ci que l’an dernier toutefois. Ils espèrent la participation de 500 personnes environ, non pas par manque d’intérêt, mais parce qu’on demande aux manifestants d’être respectueux des normes sanitaires en vigueur. Le port du masque sera en effet obligatoire et il y aura de quoi se désinfecter les mains sur place. Les organisateurs fourniront des masques à ceux et celles qui n’en auront pas.

Une partie de la mobilisation se fera en ligne, pour permettre aux gens de participer malgré le contexte de la pandémie. On verra donc des personnes et des organismes se faire photographier avec leur affiche, par exemple, et mettre ces photos sur les réseaux sociaux.

«Nous invitons la population trifluvienne. Il y aura une prise de parole de la part des différents partenaires» de cette activité, indique Natasha Pinsonneau, étudiante à l’UQTR et membre de la CEVES.

Carolane Beaudoin, vice-présidente aux affaires sociopolitiques de l’AGEUQTR, indique que son association étudiante «a beaucoup de positions par rapport à l’environnement qui viennent de nos étudiants».

«C’est un des sujets qui vient le plus mobiliser nos étudiants, l’environnement», dit-elle. «L’an dernier, ça a été une des plus grandes marches de l’histoire de Trois-Rivières.»

Les raisons d’organiser cette manifestation sont multiples. Les manifestants vont revendiquer la mise en place de cibles annuelles de réduction de gaz à effet de serre qui forceront l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2030 ainsi que le respect du droit à l’autodétermination des peuples autochtones et la mise en œuvre complète de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones de même que le respect des traités territoriaux.

La marche a aussi pour but de profiter de la relance économique pour demander l’abandon immédiat de tout projet d’énergies fossiles et gazières comme ceux de GNL/Gazoduq, le terminal maritime d’Arianne Phosphate ainsi que l’usine de la compagnie Métaux BlackRock dans le fjord du Saguenay.

«La relance économique, c’est maintenant qu’elle se fait et on ne veut pas qu’elle se fasse à n’importe quel prix», fait valoir Mme Beaudoin. «On veut qu’elle se fasse de façon verte et qu’elle soit juste socialement», dit-elle.

Marc Benoit du ROÉPAM indique que son organisme offrira des appuis logistique et moral aux organisateurs. «On croit que la cause qui est défendue par cette marche est quelque chose de très important pour l’avenir du Québec», dit-il.

Les audiences publiques pour Énergie Saguenay ont lieu cet automne, rappelle Baptise Bernard, un militant. Le mouvement organisé à Trois-Rivières se veut aussi en appui à celui du Saguenay. «Pour nous, il n’y a pas de relance verte, il n’y a pas de transition énergétique, si GNL voit le jour ici, au Québec», estime-t-il.

Des groupes environnementaux seront également présents à la marche organisée par l’AGÉUQTR afin de manifester contre ce projet.

Une équipe de bénévoles sera sur place pour assurer la sécurité des participants.

L’UQTR n’accorde pas de levée de cours à l’occasion de cette activité. L’AGEUQTR invite la population et les divers groupes de la communauté universitaire à participer et invitera les membres de l’Association générale des étudiants du Cégep de Trois-Rivières.