Environnement

Récupération Mauricie: une modernisation de 3,2 M $

Saint-Étienne-des-Grès — Récupération Mauricie a inauguré, vendredi, les travaux de modernisation de son usine de tri des matières recyclables de Saint-Étienne-des-Grès. À peine mises en marche, les nouvelles technologies ont déjà un effet marqué sur la qualité des matières qui sont triées sur place.

On se rappellera que la Chine a annoncé, il y a quelques jours, qu’elle fermait ses portes aux importations de certains types de matières récupérées en provenance de l’étranger, dont les papiers mixtes, parce que la qualité des matières qui lui arrivent n’est pas bonne. Cette nouvelle a fait frémir Récupération Mauricie puisque des 40 000 tonnes de matières traitées à Saint-Étienne, 20 000 tonnes sont du papier.

Il appert que les nouvelles technologies de triage aménagées par l’entreprise Machinex de Plessisville dans l’usine de RM portent déjà fruit. Le président de Récupération Mauricie, Yvon Picotte, s’est en effet fait rassurant en conférence de presse, vendredi. «Il y a une heureuse nouvelle», dit-il. «La semaine dernière, on a commencé à produire et une personne (un courtier) est venue cette semaine pour voir notre produit. Elle était venue il y a un mois et demi, deux mois, avant qu’on fasse ces aménagements-là. Elle nous avait alors dit que notre papier n’était pas d’assez bonne qualité pour la Chine. Elle est revenue voir notre produit (après l’installation des nouvelles technologies) et déjà, elle nous a placé une commande», se réjouit-il.

La transformation du Centre de tri représente un investissement global de 3,2 millions $ et RECYC-Québec a injecté 480 000 $ dans le projet.

Dany Michaud, président de RECYC-Québec, indique que malgré le recul du marché chinois, il y a des centres de tri qui s’en sortent très bien. «Des investissements ont été faits et la qualité qui sort de là est acceptable de leur côté et du côté local également», dit-il.

Des rencontres entre partenaires ont eu lieu afin d’échanger ensemble sur les meilleures pratiques «pour ne pas qu’on revive ça», dit-il en parlant du blocus de la Chine. «On est en train de faire du rattrapage. C’est une leçon à retenir», estime-t-il.

«En améliorant la qualité, on va sur les meilleurs marchés», fait valoir Yvon Picotte «et c’est encore plus lucratif pour nous», souligne-t-il.

Le président de RM rappelle qu’au-delà de toutes ces améliorations technologiques, il y a les personnes handicapées qui représentent le coeur de la main-d’oeuvre au centre de tri.

M. Picotte a d’ailleurs tenu à souligner que l’important apport technologique dans l’usine n’élimine d’ailleurs pas d’emplois, mais au contraire, il en créera plus d’une demi-douzaine.

Carl Paré, directeur de l’ingénierie chez Machinex et directeur du projet réalisé à Saint-Étienne-des-Grès, parle d’ailleurs d’une transformation des tâches pour certains employés. «Avant, on parlait de trieurs. Aujourd’hui, on parle plutôt d’inspecteurs», explique-t-il. «Donc, on a un contrôle de qualité qui se fait après les machines optiques», explique-t-il. Ceci permet d’améliorer les conditions de travail, dit-il «et d’avoir une meilleure finalité du produit».

Parmi les travaux, on a changé le séparateur à carton afin de traiter un plus grand volume et obtenir un produit trié de meilleure qualité. Un séparateur balistique, le plus gros au monde parmi les clients de Machinex, a été installé pour séparer mécaniquement, par un mouvement elliptique, la fibre des contenants en matière plastique. «Les contenants plus lourds vont débouler vers le bas et la fibre (les papiers) va monter. Il y a des trous dans les lattes et les particules plus fines vont tomber», explique Karine Moreau, responsable du marketing chez Machinex.

Le directeur du Groupe RCM, Daniel Cassivi, indique que Récupération Mauricie est le dernier centre de tri à profiter du programme de soutient de RECYC-Québec pour sa modernisation, ce qui lui permet de rattraper, en fait, les autres centres de tri du Québec qui se sont modernisés. «Il faut maintenant développer des marchés locaux», dit-il, donc des entreprises québécoises qui pourraient transformer ici les matières récupérées et triées au Québec. «C’est ça le défi», résume-t-il.

La conférence de presse a été l’occasion pour Récupération Mauricie de saluer René Goyette, le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie qui est copropriétaire presque à parts égales du centre de tri. M. Goyette en était à sa dernière fonction officielle, puisqu’il prend sa retraite.

Il a souligné que les investissements chez RM «permettront de trier plus de tonnage et de répondre aux normes du ministère de l’Environnement.» La Régie pourra ainsi inciter les ICI (industries, commerces et institutions) à participer d’avantage au recyclage.

Rappelons que Machinex, qui a réalisé les travaux, est une entreprise québécoise établie dans l’industrie du recyclage depuis le début des années 1980.

Trois-Rivières

Problème d’ordures au centre-ville de Trois-Rivières

Trois-Rivières — Le jour de collecte des ordures ménagères est devenu une véritable source de frustration pour des résidents et des gens d’affaires de la rue Radisson, au centre-ville de Trois-Rivières.

Tellement que la Ville de Trois-Rivières et la Société de développement commercial ont décidé d’entreprendre des démarches auprès de commerçants afin d’améliorer la situation peu enviable de cette artère.

C’est qu’au-delà des bacs à ordures et de recyclage des commerçants et occupants de cette rue, on doit également tenir compte qu’au moins trois restaurants importants de la rue des Forges ainsi que de la rue Notre-Dame déposent également leurs bacs sur cette rue, étant donné que les bacs sont entreposés dans les cours arrière et qu’ils ne disposent pas de l’espace nécessaire pour qu’un camion à ordures puisse venir vider un éventuel conteneur. Ils disposent donc de dizaines de bacs qu’ils déposent sur la rue Radisson, tel que convenu avec la Ville.

Or, s’ajoutent à ces nombreux bacs des odeurs d’aliments en putréfaction de même que des résidus liquides qui sont jetés à même les bacs, qui coulent et se déversent directement sur la chaussée au grand désagrément des résidents et des gens d’affaires qui travaillent à cet endroit. 

Le nombre très important de bacs qui se retrouvent sur cette portion de rue le mardi matin est en outre contraignant pour ces occupants, qui ont d’ailleurs contacté Le Nouvelliste pour dénoncer la situation. Lors de notre passage mardi midi, il était possible de compter plus de cinquante bacs à ordures ou de recyclage disposés sur à peine quelques mètres.

«Nous avons eu des plaintes en effet et nous sommes au courant du problème. Nous travaillons de concert avec la SDC pour prendre des ententes avec les restaurateurs concernés et les sensibiliser à différentes mesures qui permettraient d’améliorer la situation», résume le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

Parmi ces mesures, on demande notamment aux restaurateurs concernés de bien entretenir leurs bacs, de les nettoyer fréquemment, de ne pas y jeter de résidus liquides et de s’assurer de les ramasser avant midi le mardi, jour où la collecte est effectuée en matinée.

Un projet pilote avait d’ailleurs été mené sur la rue Hart il y a quelque temps pour un problème similaire, renchérit Mathieu Lahaye, directeur général de la SDC. 

«Durant l’été, les ordures étaient ramassées à raison de deux fois par semaine. Nous demandions aussi à ce que les bacs soient en bon état, que les couvercles soient fermés lorsqu’ils étaient laissés au chemin et qu’il n’y ait aucun liquide dans les bacs. Il y a eu une très bonne collaboration et nous n’avons pas eu d’autres plaintes depuis», résume-t-il.

C’est donc ce genre d’intervention que la Ville et la SDC souhaitent faire auprès des restaurateurs de la rue des Forges et Notre-Dame qui sont contraints de laisser leurs bacs sur la rue Radisson. 

«On ne peut pas leur demander de laisser les bacs sur des Forges. Pas parce que ça donnerait une mauvaise image, mais tout simplement parce que les bacs vont dans leur cour arrière et qu’il faudrait que les restaurateurs traversent le restaurant en entier avec les poubelles pour les mettre au chemin, ce qui n’est pas très agréable pour la clientèle», reconnaît Yvan Toutant.

Des lettres ont donc déjà été envoyées aux restaurateurs concernés et un suivi est fait avec la Ville de Trois-Rivières pour s’assurer que les demandes formulées seront respectées. 

«L’objectif est surtout d’en arriver à une bonne cohabitation harmonieuse avec les résidents, les gens d’affaires et les restaurateurs», rappelle Yvan Toutant.

Environnement

Récupération Mauricie est inquiète

Saint-Étienne-des-Grès — La Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et son principal partenaire, Récupération Mauricie, attendent, non sans inquiétude, les effets de la fermeture du marché chinois, prévue d’ici la fin de l’année, à l’importation de certaines matières récupérées recyclables.

En juillet dernier, la Chine avait annoncé à l’Organisation mondiale du commerce qu’elle fermait désormais ses frontières à l’importation de papiers mixtes, de polyéthylène, PVC et polystyrène, de textiles et de scories de vanadium.

Selon Resource Recycling, la Chine a procédé à des inspections minutieuses des deux tiers de ses compagnies de recyclage et constaté de nombreuses infractions environnementales. Certaines de ces entreprises ont dû fermer leurs portes. 

Il appert que de grandes quantités de déchets, voire de matières dangereuses, ont été trouvées dans les matières recyclables importées par ce pays. Ces matières, a indiqué le gouvernement chinois, menacent la santé de sa population de même que son environnement.

L’industrie de la récupération est inquiète de la perte d’un aussi vaste marché et c’est aussi le cas de Récupération Mauricie où l’on attache sa ceinture puisque le choc de cette décision pourrait frapper fort... ou pas. 

«Il y a eu des impacts concrets au cours des derniers mois», constate le directeur général de Récupération Mauricie, Daniel Cassivi, mais personne ne sait encore jusqu’à quel point ils s’aggraveront. Même les courtiers n’en sont pas encore certains, dit-il.

Daniel Cassivi indique qu’il entend en effet deux discours différents émanant du milieu. Premier son de cloche: un coup dur surviendrait en 2018 qui pourrait être semblable à la crise de 2008, voire pire, alors que les récupérateurs furent obligés d’enfouir leurs matières ou même de payer pour s’en départir. Cette crise avait frappé la région durement.

L’autre écho qui vient aux oreilles de Récupération Mauricie est beaucoup plus positif. Il y a des courtiers qui sont en effet à la recherche d’autres marchés en Asie, principalement en Corée, en Malaisie et en Turquie.

S’il y a espoir de s’en tirer avec ces marchés, il n’est toutefois pas garanti que le prix sera aussi bon qu’avec la Chine, nuance le directeur général.

Récupération Mauricie ne vend fort heureusement pas toutes ses matières en Chine. Certaines matières plastiques trouvent preneurs localement, chez Soleno Recyclage d’Yamachiche, par exemple, ou ailleurs en Amérique du Nord indique M. Cassivi. «Pour le papier journal, on fait affaire avec des courtiers», dit-il, de même que pour les fameux sacs de plastique.

L’exportation demeure donc le noyau dur de la survie de RM puisque 60 % des matières qu’elle récupère, du carton et du papier pour la plupart, s’en vont à l’étranger, ce qui représente rien de moins que 50 % de ses revenus.

RM a traité entre 38 000 et 40 000 tonnes de matières par année, depuis 2014, dont 7000 tonnes vendues par année de carton, entre 2015 et 2017 et 20 000 tonnes de papier.

Les récupérateurs du Québec sont en discussion depuis plusieurs mois au sujet des impacts de la décision chinoise. «On attend. On essaie de voir venir les coups», indique M. Cassivi

On se met aussi en mode solution en améliorant la qualité des matières qui sont exportées. Depuis août, «on a remarqué que nos courtiers devenaient plus exigeants au niveau de la qualité. Ils nous ont rendu visite pour nous expliquer la situation», dit-il.

On sait que RM est sur le point d’annoncer un projet de modernisation de 2,7 millions $ dans son centre de tri de Saint-Étienne-des-Grès. Récupération Mauricie, rappelons-le, appartient à 49 % à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et à 51 % au Groupe RCM. Cet investissement, qui était prévu depuis plusieurs années, permettra d’améliorer grandement la qualité des matières triées sur place.

Depuis qu’il a commencé à sentir les impacts de la décision de la Chine, en août, RM est allé au-devant des coups en ajoutant des postes de triage et des postes de contrôle de la qualité afin d’améliorer la qualité de ses matières exportées.

M. Cassivi souhaite que des discussions s’amorcent avec Éco Entreprises Québec et Recyc-Québec «pour voir comment ils peuvent nous aider dans cette période-là.» «Pour nous, c’est important que le recyclage continue. Si l’on arrêtait, ce serait beaucoup d’années d’efforts de perdues.»



Environnement

«On peut changer le climat»

Trois-Rivières — Quand il est question de réchauffement climatique, le météorologue Gilles Brien voit «l’éléphant dans le magasin. C’est quelque chose de réel», assure-t-il «et c’est un problème très grave pour l’humanité.»

Il y a toutefois un gros «mais» dans son analyse de la situation. «Dire que c’est le problème le plus pressant, là, ça vient heurter le bon sens», croit-il.

Après avoir publié son premier livre, Le baromètre humain, le biométéorologue vient de lancer un deuxième ouvrage, Ce qu’on ne vous dit pas sur le changement climatique, dédié cette fois-ci à la climatologie, un sujet sensible et controversé dont il souhaite déboulonner les mythes et dépoussiérer la rhétorique politique.

Malgré toute la gravité du changement climatique pour l’humanité et même pour les écosystèmes planétaires, «c’est la pollution qui tue 8 millions de personnes par année», plaide-t-il. «C’est ça le plus grave problème de l’humanité», estime-t-il. Et c’est, selon lui, celui dont on parle le moins.

Sur le plan individuel, il y a beaucoup à faire pour contrer la pollution et les changements climatiques, dit-il. Pas besoin d’être riche et de s’acheter une voiture électrique pour y arriver.

Diminuer, voire éliminer sa consommation de viande, par exemple, a un impact très important, explique-t-il. «Les gaz à effet de serre libérés pour élever du bétail, c’est plus que toutes les autos, tous les camions de transport», affirme-t-il. «Manger moins de viande est encore plus efficace que l’achat local», affirme-t-il.

«Un seul cheeseburger génère à peu près l’équivalent de 15 kilomètres en voiture» en termes de gaz à effet de serre, illustre le météorologue. C’est sans compter la pollution de l’eau.

Donc, «les masses peuvent agir. On peut changer le climat; on peut changer le monde, si l’on veut, pour nos enfants. C’est ça, le message de mon livre», dit-il.

Bref, l’auteur lance un véritable plaidoyer en faveur de la responsabilisation tant individuelle que collective face à ce phénomène menaçant.

Le météorologue constate avec horreur la dérive du discours en matière de climatologie. Le sujet, constate-t-il, est amplement récupéré à la fois par les politiciens et les groupes écologistes, selon lui. 

«La fin du monde n’est jamais très loin dans le discours des écologistes militants extrémistes. Le changement climatique est récupéré par des groupes d’intérêt pour étirer ça à n’importe quelle sauce», dit-il.

«C’est devenu une religion, le changement climatique», analyse-t-il.«On entend des termes comme: "je ne crois pas à ça"», or, la croyance ne devrait pas faire partie de la science, plaide l’auteur en ajoutant qu’aussi, malheureusement, «la peur fait beaucoup partie du discours sur le changement climatique.» Or, la peur ne donne pas de pouvoir aux citoyens.

Dans l’arène du changement climatique, dit-il, «il y a les scientifiques qui font des prévisions de 100 ans, mais qui ont de la difficulté à faire de la météo sur 10 jours», dit-il. 

Dans cette même arène, il y a aussi les industriels. «On compte sur les industriels pour nous donner la vérité sur les gaz à effet de serre libérés par leurs produits, mais on a vu avec Volkswagen qu’on se fait pas mal rouler dans la farine», rappelle-t-il. Quant aux écologistes, dans cette arène, «ils veulent rééduquer le citoyen et culpabiliser la responsabilité individuelle. On n’a pas vu ça dans d’autres préoccupations scientifiques. C’est nouveau, ça», dit-il.

«Il y a une dérive dans le discours et de la poudre aux yeux», croit-il. 

«On le voit avec les voitures électriques qui sont conçues dans le désert, aux États-Unis, à des températures de 16-18° C», dit-il. Ces voitures n’ont pas été pensées pour le climat rigoureux hivernal du Québec, dit-il et n’apportent donc pas présentement une véritable solution globale au problème du réchauffement climatique. 

Il y a aussi la fameuse bourse du carbone qui n’est, en fait, qu’un «permis de polluer», selon son analyse. «Tant que la Chine et les États-Unis n’embarquent pas, ces petits marchés-là, ça ne donne rien», fait-il valoir.

Selon Gilles Brien, 70 % des changements climatiques actuels seraient d’origine anthropique, c’est-à-dire causés par l’humain. Or, l’humain est capable de remédier de façon importante à son influence néfaste, assure-t-il. 

À ce chapitre, le météorologue rappelle deux problèmes survenus dans les années 1970 et qui ont été «réglés par l’humanité», celui des pluies acides créées par les centrales au charbon dans le bassin des Grands Lacs qui faisaient craindre le pire pour les lacs et les érablières du Québec ainsi que la menace posée par le trou dans la couche d’ozone généré par l’utilisation des CFC dans les aérosols, un problème réglé grâce au Protocole de Montréal, rappelle l’auteur.

«Quand les pays travaillent ensemble, on peut régler des dangers», résume-t-il. «Le changement climatique, c’est la même chose. «Avec plus de bonne volonté, plus de temps sûrement, on peut le régler», assure-t-il. «La première chose à faire, c’est de changer le discours», résume-t-il.

Environnement

Littoral au lac Saint-Pierre: l’UPA en mode solution

Une centaine de producteurs agricoles des régions du Centre-du-Québec, de Lanaudière, de la Mauricie et de la Montérégie ont participé vendredi, à Trois-Rivières, à une rencontre de consultation permettant d’identifier des moyens d’action pour assurer une cohabitation durable entre l’agriculture et la faune au lac Saint-Pierre.

«L’agriculture et la faune coexistent au lac Saint-Pierre depuis des siècles. Ces activités agricoles doivent continuer de coexister, d’autant plus qu’elles sont source d’emplois, d’activités économiques et d’occupation du territoire», a déclaré le deuxième vice-président de l’Union des producteurs agricoles, Martin Caron.

Celui-ci a rappelé que le lac Saint-Pierre est caractérisé par une vaste plaine d’inondation et qu’au fil des années, il a été soumis à plusieurs stress qui ont perturbé l’écosystème. «Il s’agit d’un problème complexe dont les causes sont multiples telles que la détérioration de la qualité de l’eau par les activités industrielles, municipales et agricoles et la modification du système hydrologique avec l’élargissement de la voie maritime», a-t-il fait remarquer.

Selon lui, la rencontre s’appuyait sur une coopération respectueuse entre tous les intervenants concernés, tel que privilégié par la Table de concertation régionale du lac Saint-Pierre. La démarche actuelle est donc caractérisée à la fois par l’étude des problématiques et la recherche de solutions, dans une approche qui tient compte des facteurs sociaux, économiques et environnementaux. 

«Ces dernières années, la plupart des recherches au lac Saint-Pierre se sont limitées aux problématiques et aux facteurs de stress sur l’écosystème. Trop peu d’efforts ont été consentis à la recherche de solutions acceptables pour tous les intervenants concernés. Les producteurs veulent faire partie de la solution», a ajouté M. Caron, précisant que les intervenants agricoles souhaitent une meilleure écoute ainsi qu’un plus grand recours à leur expertise. 

C’est d’ailleurs ce que permet le modèle de laboratoire vivant appliqué depuis 2015 sur la rive sud de Montréal, L’Acadie Lab. Il s’agit d’un dispositif de cocréation et d’action pour la réhabilitation des agroécosystèmes en zone d’agriculture intensive qui mobilise les savoirs des producteurs autant que ceux des experts en agriculture et en environnement.

Pour les producteurs et comme le souhaitent les instances gouvernementales concernées, il est donc impératif d’adopter un plan d’action qui émane de tous les intervenants du milieu, incluant le monde agricole. Dans ce cadre, le plan d’action discuté vendredi, tout comme les solutions proposées, devront nécessairement favoriser l’adhésion des producteurs «qui, depuis toujours, savent s’adapter et font preuve d’une résilience exceptionnelle».

Or, l’UPA a soumis un projet de cohabitation agriculture-faune en zone littorale au lac Saint-Pierre, histoire de favoriser l’adaptation des entreprises agricoles aux enjeux de ce littoral.

Acquérir des connaissances dans le domaine agricole auprès des entreprises qui cultivent dans le littoral et offrir un accompagnement adapté à ces producteurs: voilà les deux phases du projet.

Présent, le député de Maskinongé, Marc H. Plante, a parlé d’une cohabitation essentielle tout en se voulant rassurant envers les producteurs agricoles. «La culture dans le littoral a toujours été tolérée. Vous allez continuer à cultiver et gagner votre vie», a-t-il lancé, tout en évoquant les 14 millions $ consentis par Québec pour la conservation de cet écosystème et la protection de sa diversité.

Environnement

Les coupes à Energy Star inquiètent

Le ministère de Ressources naturelles du Canada apportera sa voix à ceux qui s'opposent aux coupes proposées par le gouvernement Trump dans le programme Energy Star.
Le gouvernement américain a l'intention de réduire le budget du programme de 40%, ce qui mettra en danger son existence. La fin d'Energy Star risque de nuire grandement aux efforts du Canada d'atteindre ses propres objectifs de réduction de gaz à effet de serre.

Environnement

1,7 million $ pour le navire de recherche  Lampsilis

Construit en 2003 et 2004, le navire de recherche Lampsilis de l'Université du Québec à Trois-Rivières a depuis «manqué un petit peu d'amour», comme l'a indiqué, lundi, un de ses utilisateurs les plus convaincus, le professeur Pierre Magnan.
Certes, cet important outil de recherche a été bien entretenu, mais «on est toujours allé aux réparations et entretiens vitaux. On a mis la peinture un petit peu de côté et c'est important aussi de faire ces entretiens-là», dit-il.

Environnement

Cimenterie McInnis: Couillard se veut rassurant

Le projet industriel réputé pour être le plus polluant de l'histoire du Québec, la cimenterie McInnis, de Port-Daniel-Gascons, en Gaspésie, entrera officiellement en activité, lundi, en présence du premier ministre Philippe Couillard.
Ce dernier se présentera sur place en se faisant rassurant, rappelant que ce projet fort controversé sur le plan environnemental n'empêchera d'aucune façon le Québec d'atteindre ses objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Environnement

Un record de chaleur datant de 1937 battu dans la région

Le sud du Québec est officiellement touché par une vague de chaleur historique. La température la plus chaude enregistrée dimanche à Trois-Rivières et à Shawinigan a été de 30 degrés Celsius, ce qui a permis de fracasser le record de chaleur pour un 24 septembre. La précédente marque, qui était de 26,7 degrés Celsius, datait de 1937.
«C'est exceptionnel de connaître une période de chaleur aussi longue durant cette période de l'année. Nous avons souvent quelques journées très chaudes en septembre, mais jamais autant que ce que nous avons actuellement», explique Bruno Marquis, météorologue chez Environnement Canada. 

Environnement

Compostage: vers une partie de bras de fer à Saint-Étienne-des-Grès

La Mauricie se dirige peut-être vers une nouvelle partie de bras de fer et cette fois, ce serait dans le dossier du compostage. La direction de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie s'intéresse en effet de plus en plus à Saint-Étienne-des-Grès pour y construire ses futures installations de compostage, mais le maire de la municipalité, Robert Landry, rappelle que la réponse est toujours non.
«On n'est pas intéressé. Il faudrait des preuves bien appuyées» qu'il n'y aura pas de problématiques d'odeurs, précise-t-il.