Environnement

Redoux hivernal: pas inquiet, mais aux aguets

Trois-Rivières — Les prévisions météo annonçant de la pluie en bonne quantité n’inquiètent pas l’équipe de la Sécurité civile régionale qui demeure toutefois aux aguets afin de surveiller toute situation pouvant entraîner des inondations.

L’hiver n’est pas encore terminé que la région devra composer avec un redoux important. D’ici mercredi, la température grimpera jusqu’à 8 degrés et quelque 20 mm de pluie sont attendus.

«C’est plus l’Estrie et la Montérégie qui sont à surveiller. Nous, on est plus en mode prévention. On n’est pas à l’abri de situations problématiques», déclare Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile.

La surveillance des rivières Bécancour, Nicolet et Saint-François entre dans cette approche préventive de la Sécurité civile. Cette dernière sera aussi présente dans des secteurs comme Drummondville et Pierreville.

«C’est difficile à dire si la pluie annoncée aura un impact significatif, continue le directeur Doire. Ce n’est pas une pluie qui va tomber durant plusieurs jours. La pluie qui va tomber sera grandement absorbée par la neige et par la suite, la température refroidit.»

La crue exceptionnelle des eaux au printemps de 2017 est évidemment toute fraîche à la mémoire des citoyens de la région, eux qui ont été nombreux à en subir les effets. Selon M. Doire, il faut profiter de la fin de l’hiver pour se préparer adéquatement au printemps qui arrive à grands pas.

«C’est un signal pour les gens. Comment on peut prévoir le printemps? Si j’ai manqué de poches de sable, suis-je obligé d’attendre que ça inonde ou je commence à me préparer? Il faut tirer des leçons du passé.»

Environnement

La rivière Bécancour fait des siennes

Bécancour — Le redoux et les fortes pluies de vendredi ont fait monter le niveau de plusieurs cours d’eau du sud du Québec. Des inondations soudaines ont forcé l’évacuation d’une vingtaine de résidences du secteur Sainte-Gertrude, à Bécancour. L’eau de la rivière Bécancour et d’imposants morceaux de glace ont entouré les maisons et les chalets.

L‘opération de sauvetage nautique a été menée par les pompiers de Bécancour. Ceux-ci ont été assistés de la Sûreté du Québec et de la Sécurité civile. «Les résidents sont isolés. Ils sont évacués pour des raisons de sécurité», soutenait alors le directeur régional de la Sécurité civile, Sébastien Doire. 

Les maisons touchées sont situées essentiellement sur la rue des Haies, en bordure de la rivière Bécancour. Il s’agit d’un secteur de Sainte-Gertrude appelé Belle-Vallée apprécié pour sa tranquillité et sa proximité avec la nature.

Le directeur du service de sécurité incendie de la Ville de Bécancour, Luc Desmarais, indique qu’une douzaine de pompiers ont participé à l’opération de sauvetage. Au plus fort des inondations soudaines, l’eau montait tellement rapidement que le nombre de résidents isolés augmentait constamment. «Au début, nous avons été appelés pour 4 résidences entourées d’eau et de glace. Mais plus ça allait, plus on recevait d’appels de détresse. Certains résidents n’ont pas eu le temps de quitter leur maison», précise le directeur du service de sécurité incendie. «L’eau montait terriblement vite.»

Environnement

Tempête: déplacements difficiles partout dans la région

La tempête de neige qui s'est abattue sur le Québec a rendu la conduite automobile périlleuse. Toutes les routes du sud-ouest, du centre et de l'est de la province étaient enneigées. Les routes de la Mauricie et au Centre-du-Québec n'ont pas fait pas exception.

L'ensemble du réseau routier en Mauricie et au Centre-du-Québec est enneigé et la visibilité était réduite. Les précipitations ont toutefois cessée en fin d'après-midi. 

Globalement, la visibilité était réduite sur plusieurs tronçons des autoroutes 20, 40 et 10. Elle était même nulle sur la 20, dans le secteur de Montmagny. La route 175, dans la Réserve faunique des Laurentides, était aussi à déconseiller, de Stoneham vers L'Étape.

Une accumulation de neige variant entre 20 et 30 centimètres est prévue d'ici samedi soir.

La Sûreté du Québec (SQ) a fait état de plusieurs sorties de routes depuis vendredi soir.

Hélène Nepton, porte-parole de la Sûreté du Québec, a appelé les conducteurs à la prudence : « Il faut être excessivement vigilant et ralentir la vitesse de notre véhicule, il faut aussi s'assurer de bien enlever la glace sur le pare-brise, afin de bien voir. »

La SQ a fait un appel à la prudence et indiquait que des effectifs supplémentaires étaient présents sur le territoire afin d'assurer la sécurité.

Le ministère des Transports du Québec recommandait aux automobilistes de rester à la maison si cela est possible. «Ce sont des conditions assez uniformes partout, c'est difficile», a expliqué le porte-parole du ministère des Transports, Louis Lalancette. «Au ministère, on conseille aux usagers de reporter leurs déplacements s'ils peuvent ou à tout le moins, de les planifier vraiment bien. Réduisez votre vitesse, allumez vos phares et gardez vos distances».

À l'aéroport Montréal-Trudeau, certains vols ont été annulés ou retardés en raison de la tempête. Le vice-président de l'agence Voyage Arc-en-ciel de Trois-Rivières, Justin Bordeleau, confiait samedi matin que les annulations de vols ne touchaient pas les clients de l'agence. 

«Je touche du bois. Nous avons plusieurs clients dont les vols sont reportés, mais pas annulés. Il y a des retards, mais c'est normal dans les circonstances», dit-il. 

Avec le froid qui a perduré ces dernières semaines, les agences de voyage connaissent une très belle saison. «L'achalandage est là. Avec dame nature qui est bipolaire dernièrement, les clients sont plus nombreux à venir nous voir», note le vice-président de Voyages Arc-en-ciel. 

Le transporteur par autobus Orléans Express a annoncé de son côté que tous ses départs étaient conditionnels aux conditions routières. «Plusieurs retards, annulations ou interruptions de parcours sont à prévoir. Les correspondances pour ces départs ne sont pas garanties. Ceci comprend les correspondances avec les autres transporteurs», avise Orléans Express dans un communiqué publié samedi en milieu d'avant-midi. 

Dimanche, le soleil sera de retour. 

Avec la Collaboration de La Presse et de La Presse canadienne

Environnement

La pluie force la fermeture de Vallée du parc

Shawinigan — Pour la première fois de l’hiver, Vallée du parc doit fermer en raison des mauvaises conditions climatiques.

Le centre de ski était fermé jeudi soir et toute la journée vendredi en raison de la pluie attendue. Environnement Canada prévoit des précipitations allant de 25 à 40 mm dans la région de jeudi soir à vendredi en fin de journée. 

Déjà jeudi, les skieurs et planchistes se faisaient très rares sur les pentes. 

«Nous n’avons pas eu beaucoup de pluie samedi, mais il y avait beaucoup de brouillard. Ce qui explique que c’était tranquille sur la montagne», note Annik Bousquet, directrice marketing et communication à Vallée du parc. 

Les importantes quantités de pluie attendues sur la région ont toutefois forcé la direction du centre de ski à annoncer une fermeture temporaire. «Les skieurs ne sont pas vraiment présents lorsqu’il pleut et nous voulons limiter les dommages sur les pentes», ajoute Mme Bousquet. «Nous sommes entièrement tributaires des conditions climatiques. C’est une petite jambette de la part de Dame Nature.»

Le réchauffement des températures, connu depuis mercredi, ne sera que de courte durée. Dès vendredi après-midi, un front froid doit toucher le Québec et faire chuter les températures. La pluie se changera alors en neige parfois forte. Shawinigan pourrait alors recevoir vendredi soir et samedi près de 20 cm de neige. 

Et il s’agit d’une très bonne nouvelle pour Vallée du parc qui accueillera samedi une compétition régionale. «Nous serons prêts à ouvrir dès samedi matin et à accueillir les 186 jeunes compétiteurs», assure Annik Bousquet. 

Cet épisode de pluie survient alors que Vallée du parc connaît un très bon début de saison. Les skieurs et les planchistes fréquentent la montagne de Shawinigan depuis le 14 décembre dernier. Les conditions ont été toujours très belles, malgré un long épisode de froid où la clientèle était malgré tout au rendez-vous.

Environnement

Rafales de vent et poudrerie pour Noël

La région devrait recevoir une dizaine de centimètres de neige pour Noël. Les régions de Chaudière-Appalaches, de l’Estrie et de la Gaspésie, où plusieurs personnes de la région pourraient se rendre pour fêter Noël, seront beaucoup plus touchées, avec des accumulations pouvant aller jusqu’à 30 centimètres. Ce sont toutefois les fortes rafales de vents, particulièrement en après-midi, qui peuvent rendre les conditions difficiles sur la route au courant de la journée.

MétéoMédia a annoncé ce matin via son site Web que, dans la plupart des régions québécoises le long du Saint-Laurent, les rafales de vent pourraient atteindre jusqu’à 80km/h.Dans la région, ces chiffres devraient atteindre 60km/h. Éventuellement, ces brises pourraient « former de la poudrerie (et du blizzard), à cause de la faible couche de neige qui recouvrira les routes », dit l'organisme.

Ce dernier invite les conducteurs à demeurer très vigilents d’ici les prochains jours, un risque « de temps violent » ayant été émis jusqu’au 28 décembre à l'échelle de la province. 

Le ministère des Transports du Québec indique que tous les usagers de la route devraient impérativement s’informer des conditions routières sur diverses plateformes conçues à cet effet, telles Québec 511 (Web, mobile, téléphone), afin de planifier ses déplacements en conséquence. Les situations dangereuses, risquées ou inhabituelles sur le réseau peuvent également être signalées via ce numéro. 

La Sûreté du Québec (SQ) rappelle également de ne pas tenter de dépassements dangereux sur les routes en ces temps de forts vents, mais plutôt de ralentir et de garder une distance raisonnable avec le véhicule devant soi, surtout dans un contexte de poudrerie au sol. 

Notons que quelques vols pourraient être annulés ou retardés à l’Aéroport international Jean-Lessage plus tard aujourd’hui. Les compagnies aériennes soulignent qu'il vaut toujours mieux consulter l’horaire mis à jour en direct des vols en provenance de Québec. Ce conseil vaut aussi pour l'aéroport Montréal-Trudeau. 

Le retour du beau temps ne se fera pas trop attendre, avec un ciel relativement ensoleillé mardi, et quelques passages nuageux devant s’y ajouter. Les fortes rafales devraient également diminuer au fil de la semaine, sauf que les accumulations de neige laisseront leur place à des températures plus froides dans les prochains jours. 

Avec la collaboration du Soleil et de La Presse Canadienne

Environnement

Une autre tempête s’approche du Québec, le jour de Noël

Un autre système dépressionnaire s’approche du Québec et apportera avec lui de bonnes quantités de neige le jour de Noël.

Selon MétéoMédia, entre 5 et 10 centimètres de neige sont prévus à Montréal, dans les Laurentides, en Estrie et en Montérégie, de même qu’en Mauricie, dans le Centre-du-Québec, à Québec et dans Chaudière-Appalaches.

Mais c’est surtout la Gaspésie qui sera touchée. Des accumulations totales de 15 à 25 centimètres sont attendues. Les vents pourraient souffler à plus de 80 kilomètres à l’heure sur certains secteurs du littoral.

Entre-temps, les chaussées demeurent enneigées dimanche dans plusieurs régions du Québec, après les précipitations de samedi. Les routes sont glacées par endroits.

Plusieurs accidents ont été signalés samedi, soit des sorties de route, des tête-à-queue, des dérapages et des accrochages. Un motoneigiste et un conducteur de chenillette à neige ont perdu la vie.

Environnement

Récupération Mauricie: une modernisation de 3,2 M $

Saint-Étienne-des-Grès — Récupération Mauricie a inauguré, vendredi, les travaux de modernisation de son usine de tri des matières recyclables de Saint-Étienne-des-Grès. À peine mises en marche, les nouvelles technologies ont déjà un effet marqué sur la qualité des matières qui sont triées sur place.

On se rappellera que la Chine a annoncé, il y a quelques jours, qu’elle fermait ses portes aux importations de certains types de matières récupérées en provenance de l’étranger, dont les papiers mixtes, parce que la qualité des matières qui lui arrivent n’est pas bonne. Cette nouvelle a fait frémir Récupération Mauricie puisque des 40 000 tonnes de matières traitées à Saint-Étienne, 20 000 tonnes sont du papier.

Il appert que les nouvelles technologies de triage aménagées par l’entreprise Machinex de Plessisville dans l’usine de RM portent déjà fruit. Le président de Récupération Mauricie, Yvon Picotte, s’est en effet fait rassurant en conférence de presse, vendredi. «Il y a une heureuse nouvelle», dit-il. «La semaine dernière, on a commencé à produire et une personne (un courtier) est venue cette semaine pour voir notre produit. Elle était venue il y a un mois et demi, deux mois, avant qu’on fasse ces aménagements-là. Elle nous avait alors dit que notre papier n’était pas d’assez bonne qualité pour la Chine. Elle est revenue voir notre produit (après l’installation des nouvelles technologies) et déjà, elle nous a placé une commande», se réjouit-il.

La transformation du Centre de tri représente un investissement global de 3,2 millions $ et RECYC-Québec a injecté 480 000 $ dans le projet.

Dany Michaud, président de RECYC-Québec, indique que malgré le recul du marché chinois, il y a des centres de tri qui s’en sortent très bien. «Des investissements ont été faits et la qualité qui sort de là est acceptable de leur côté et du côté local également», dit-il.

Des rencontres entre partenaires ont eu lieu afin d’échanger ensemble sur les meilleures pratiques «pour ne pas qu’on revive ça», dit-il en parlant du blocus de la Chine. «On est en train de faire du rattrapage. C’est une leçon à retenir», estime-t-il.

«En améliorant la qualité, on va sur les meilleurs marchés», fait valoir Yvon Picotte «et c’est encore plus lucratif pour nous», souligne-t-il.

Le président de RM rappelle qu’au-delà de toutes ces améliorations technologiques, il y a les personnes handicapées qui représentent le coeur de la main-d’oeuvre au centre de tri.

M. Picotte a d’ailleurs tenu à souligner que l’important apport technologique dans l’usine n’élimine d’ailleurs pas d’emplois, mais au contraire, il en créera plus d’une demi-douzaine.

Carl Paré, directeur de l’ingénierie chez Machinex et directeur du projet réalisé à Saint-Étienne-des-Grès, parle d’ailleurs d’une transformation des tâches pour certains employés. «Avant, on parlait de trieurs. Aujourd’hui, on parle plutôt d’inspecteurs», explique-t-il. «Donc, on a un contrôle de qualité qui se fait après les machines optiques», explique-t-il. Ceci permet d’améliorer les conditions de travail, dit-il «et d’avoir une meilleure finalité du produit».

Parmi les travaux, on a changé le séparateur à carton afin de traiter un plus grand volume et obtenir un produit trié de meilleure qualité. Un séparateur balistique, le plus gros au monde parmi les clients de Machinex, a été installé pour séparer mécaniquement, par un mouvement elliptique, la fibre des contenants en matière plastique. «Les contenants plus lourds vont débouler vers le bas et la fibre (les papiers) va monter. Il y a des trous dans les lattes et les particules plus fines vont tomber», explique Karine Moreau, responsable du marketing chez Machinex.

Le directeur du Groupe RCM, Daniel Cassivi, indique que Récupération Mauricie est le dernier centre de tri à profiter du programme de soutient de RECYC-Québec pour sa modernisation, ce qui lui permet de rattraper, en fait, les autres centres de tri du Québec qui se sont modernisés. «Il faut maintenant développer des marchés locaux», dit-il, donc des entreprises québécoises qui pourraient transformer ici les matières récupérées et triées au Québec. «C’est ça le défi», résume-t-il.

La conférence de presse a été l’occasion pour Récupération Mauricie de saluer René Goyette, le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie qui est copropriétaire presque à parts égales du centre de tri. M. Goyette en était à sa dernière fonction officielle, puisqu’il prend sa retraite.

Il a souligné que les investissements chez RM «permettront de trier plus de tonnage et de répondre aux normes du ministère de l’Environnement.» La Régie pourra ainsi inciter les ICI (industries, commerces et institutions) à participer d’avantage au recyclage.

Rappelons que Machinex, qui a réalisé les travaux, est une entreprise québécoise établie dans l’industrie du recyclage depuis le début des années 1980.

Trois-Rivières

Problème d’ordures au centre-ville de Trois-Rivières

Trois-Rivières — Le jour de collecte des ordures ménagères est devenu une véritable source de frustration pour des résidents et des gens d’affaires de la rue Radisson, au centre-ville de Trois-Rivières.

Tellement que la Ville de Trois-Rivières et la Société de développement commercial ont décidé d’entreprendre des démarches auprès de commerçants afin d’améliorer la situation peu enviable de cette artère.

C’est qu’au-delà des bacs à ordures et de recyclage des commerçants et occupants de cette rue, on doit également tenir compte qu’au moins trois restaurants importants de la rue des Forges ainsi que de la rue Notre-Dame déposent également leurs bacs sur cette rue, étant donné que les bacs sont entreposés dans les cours arrière et qu’ils ne disposent pas de l’espace nécessaire pour qu’un camion à ordures puisse venir vider un éventuel conteneur. Ils disposent donc de dizaines de bacs qu’ils déposent sur la rue Radisson, tel que convenu avec la Ville.

Or, s’ajoutent à ces nombreux bacs des odeurs d’aliments en putréfaction de même que des résidus liquides qui sont jetés à même les bacs, qui coulent et se déversent directement sur la chaussée au grand désagrément des résidents et des gens d’affaires qui travaillent à cet endroit. 

Le nombre très important de bacs qui se retrouvent sur cette portion de rue le mardi matin est en outre contraignant pour ces occupants, qui ont d’ailleurs contacté Le Nouvelliste pour dénoncer la situation. Lors de notre passage mardi midi, il était possible de compter plus de cinquante bacs à ordures ou de recyclage disposés sur à peine quelques mètres.

«Nous avons eu des plaintes en effet et nous sommes au courant du problème. Nous travaillons de concert avec la SDC pour prendre des ententes avec les restaurateurs concernés et les sensibiliser à différentes mesures qui permettraient d’améliorer la situation», résume le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

Parmi ces mesures, on demande notamment aux restaurateurs concernés de bien entretenir leurs bacs, de les nettoyer fréquemment, de ne pas y jeter de résidus liquides et de s’assurer de les ramasser avant midi le mardi, jour où la collecte est effectuée en matinée.

Un projet pilote avait d’ailleurs été mené sur la rue Hart il y a quelque temps pour un problème similaire, renchérit Mathieu Lahaye, directeur général de la SDC. 

«Durant l’été, les ordures étaient ramassées à raison de deux fois par semaine. Nous demandions aussi à ce que les bacs soient en bon état, que les couvercles soient fermés lorsqu’ils étaient laissés au chemin et qu’il n’y ait aucun liquide dans les bacs. Il y a eu une très bonne collaboration et nous n’avons pas eu d’autres plaintes depuis», résume-t-il.

C’est donc ce genre d’intervention que la Ville et la SDC souhaitent faire auprès des restaurateurs de la rue des Forges et Notre-Dame qui sont contraints de laisser leurs bacs sur la rue Radisson. 

«On ne peut pas leur demander de laisser les bacs sur des Forges. Pas parce que ça donnerait une mauvaise image, mais tout simplement parce que les bacs vont dans leur cour arrière et qu’il faudrait que les restaurateurs traversent le restaurant en entier avec les poubelles pour les mettre au chemin, ce qui n’est pas très agréable pour la clientèle», reconnaît Yvan Toutant.

Des lettres ont donc déjà été envoyées aux restaurateurs concernés et un suivi est fait avec la Ville de Trois-Rivières pour s’assurer que les demandes formulées seront respectées. 

«L’objectif est surtout d’en arriver à une bonne cohabitation harmonieuse avec les résidents, les gens d’affaires et les restaurateurs», rappelle Yvan Toutant.

Environnement

Récupération Mauricie est inquiète

Saint-Étienne-des-Grès — La Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et son principal partenaire, Récupération Mauricie, attendent, non sans inquiétude, les effets de la fermeture du marché chinois, prévue d’ici la fin de l’année, à l’importation de certaines matières récupérées recyclables.

En juillet dernier, la Chine avait annoncé à l’Organisation mondiale du commerce qu’elle fermait désormais ses frontières à l’importation de papiers mixtes, de polyéthylène, PVC et polystyrène, de textiles et de scories de vanadium.

Selon Resource Recycling, la Chine a procédé à des inspections minutieuses des deux tiers de ses compagnies de recyclage et constaté de nombreuses infractions environnementales. Certaines de ces entreprises ont dû fermer leurs portes. 

Il appert que de grandes quantités de déchets, voire de matières dangereuses, ont été trouvées dans les matières recyclables importées par ce pays. Ces matières, a indiqué le gouvernement chinois, menacent la santé de sa population de même que son environnement.

L’industrie de la récupération est inquiète de la perte d’un aussi vaste marché et c’est aussi le cas de Récupération Mauricie où l’on attache sa ceinture puisque le choc de cette décision pourrait frapper fort... ou pas. 

«Il y a eu des impacts concrets au cours des derniers mois», constate le directeur général de Récupération Mauricie, Daniel Cassivi, mais personne ne sait encore jusqu’à quel point ils s’aggraveront. Même les courtiers n’en sont pas encore certains, dit-il.

Daniel Cassivi indique qu’il entend en effet deux discours différents émanant du milieu. Premier son de cloche: un coup dur surviendrait en 2018 qui pourrait être semblable à la crise de 2008, voire pire, alors que les récupérateurs furent obligés d’enfouir leurs matières ou même de payer pour s’en départir. Cette crise avait frappé la région durement.

L’autre écho qui vient aux oreilles de Récupération Mauricie est beaucoup plus positif. Il y a des courtiers qui sont en effet à la recherche d’autres marchés en Asie, principalement en Corée, en Malaisie et en Turquie.

S’il y a espoir de s’en tirer avec ces marchés, il n’est toutefois pas garanti que le prix sera aussi bon qu’avec la Chine, nuance le directeur général.

Récupération Mauricie ne vend fort heureusement pas toutes ses matières en Chine. Certaines matières plastiques trouvent preneurs localement, chez Soleno Recyclage d’Yamachiche, par exemple, ou ailleurs en Amérique du Nord indique M. Cassivi. «Pour le papier journal, on fait affaire avec des courtiers», dit-il, de même que pour les fameux sacs de plastique.

L’exportation demeure donc le noyau dur de la survie de RM puisque 60 % des matières qu’elle récupère, du carton et du papier pour la plupart, s’en vont à l’étranger, ce qui représente rien de moins que 50 % de ses revenus.

RM a traité entre 38 000 et 40 000 tonnes de matières par année, depuis 2014, dont 7000 tonnes vendues par année de carton, entre 2015 et 2017 et 20 000 tonnes de papier.

Les récupérateurs du Québec sont en discussion depuis plusieurs mois au sujet des impacts de la décision chinoise. «On attend. On essaie de voir venir les coups», indique M. Cassivi

On se met aussi en mode solution en améliorant la qualité des matières qui sont exportées. Depuis août, «on a remarqué que nos courtiers devenaient plus exigeants au niveau de la qualité. Ils nous ont rendu visite pour nous expliquer la situation», dit-il.

On sait que RM est sur le point d’annoncer un projet de modernisation de 2,7 millions $ dans son centre de tri de Saint-Étienne-des-Grès. Récupération Mauricie, rappelons-le, appartient à 49 % à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et à 51 % au Groupe RCM. Cet investissement, qui était prévu depuis plusieurs années, permettra d’améliorer grandement la qualité des matières triées sur place.

Depuis qu’il a commencé à sentir les impacts de la décision de la Chine, en août, RM est allé au-devant des coups en ajoutant des postes de triage et des postes de contrôle de la qualité afin d’améliorer la qualité de ses matières exportées.

M. Cassivi souhaite que des discussions s’amorcent avec Éco Entreprises Québec et Recyc-Québec «pour voir comment ils peuvent nous aider dans cette période-là.» «Pour nous, c’est important que le recyclage continue. Si l’on arrêtait, ce serait beaucoup d’années d’efforts de perdues.»



Environnement

«On peut changer le climat»

Trois-Rivières — Quand il est question de réchauffement climatique, le météorologue Gilles Brien voit «l’éléphant dans le magasin. C’est quelque chose de réel», assure-t-il «et c’est un problème très grave pour l’humanité.»

Il y a toutefois un gros «mais» dans son analyse de la situation. «Dire que c’est le problème le plus pressant, là, ça vient heurter le bon sens», croit-il.

Après avoir publié son premier livre, Le baromètre humain, le biométéorologue vient de lancer un deuxième ouvrage, Ce qu’on ne vous dit pas sur le changement climatique, dédié cette fois-ci à la climatologie, un sujet sensible et controversé dont il souhaite déboulonner les mythes et dépoussiérer la rhétorique politique.

Malgré toute la gravité du changement climatique pour l’humanité et même pour les écosystèmes planétaires, «c’est la pollution qui tue 8 millions de personnes par année», plaide-t-il. «C’est ça le plus grave problème de l’humanité», estime-t-il. Et c’est, selon lui, celui dont on parle le moins.

Sur le plan individuel, il y a beaucoup à faire pour contrer la pollution et les changements climatiques, dit-il. Pas besoin d’être riche et de s’acheter une voiture électrique pour y arriver.

Diminuer, voire éliminer sa consommation de viande, par exemple, a un impact très important, explique-t-il. «Les gaz à effet de serre libérés pour élever du bétail, c’est plus que toutes les autos, tous les camions de transport», affirme-t-il. «Manger moins de viande est encore plus efficace que l’achat local», affirme-t-il.

«Un seul cheeseburger génère à peu près l’équivalent de 15 kilomètres en voiture» en termes de gaz à effet de serre, illustre le météorologue. C’est sans compter la pollution de l’eau.

Donc, «les masses peuvent agir. On peut changer le climat; on peut changer le monde, si l’on veut, pour nos enfants. C’est ça, le message de mon livre», dit-il.

Bref, l’auteur lance un véritable plaidoyer en faveur de la responsabilisation tant individuelle que collective face à ce phénomène menaçant.

Le météorologue constate avec horreur la dérive du discours en matière de climatologie. Le sujet, constate-t-il, est amplement récupéré à la fois par les politiciens et les groupes écologistes, selon lui. 

«La fin du monde n’est jamais très loin dans le discours des écologistes militants extrémistes. Le changement climatique est récupéré par des groupes d’intérêt pour étirer ça à n’importe quelle sauce», dit-il.

«C’est devenu une religion, le changement climatique», analyse-t-il.«On entend des termes comme: "je ne crois pas à ça"», or, la croyance ne devrait pas faire partie de la science, plaide l’auteur en ajoutant qu’aussi, malheureusement, «la peur fait beaucoup partie du discours sur le changement climatique.» Or, la peur ne donne pas de pouvoir aux citoyens.

Dans l’arène du changement climatique, dit-il, «il y a les scientifiques qui font des prévisions de 100 ans, mais qui ont de la difficulté à faire de la météo sur 10 jours», dit-il. 

Dans cette même arène, il y a aussi les industriels. «On compte sur les industriels pour nous donner la vérité sur les gaz à effet de serre libérés par leurs produits, mais on a vu avec Volkswagen qu’on se fait pas mal rouler dans la farine», rappelle-t-il. Quant aux écologistes, dans cette arène, «ils veulent rééduquer le citoyen et culpabiliser la responsabilité individuelle. On n’a pas vu ça dans d’autres préoccupations scientifiques. C’est nouveau, ça», dit-il.

«Il y a une dérive dans le discours et de la poudre aux yeux», croit-il. 

«On le voit avec les voitures électriques qui sont conçues dans le désert, aux États-Unis, à des températures de 16-18° C», dit-il. Ces voitures n’ont pas été pensées pour le climat rigoureux hivernal du Québec, dit-il et n’apportent donc pas présentement une véritable solution globale au problème du réchauffement climatique. 

Il y a aussi la fameuse bourse du carbone qui n’est, en fait, qu’un «permis de polluer», selon son analyse. «Tant que la Chine et les États-Unis n’embarquent pas, ces petits marchés-là, ça ne donne rien», fait-il valoir.

Selon Gilles Brien, 70 % des changements climatiques actuels seraient d’origine anthropique, c’est-à-dire causés par l’humain. Or, l’humain est capable de remédier de façon importante à son influence néfaste, assure-t-il. 

À ce chapitre, le météorologue rappelle deux problèmes survenus dans les années 1970 et qui ont été «réglés par l’humanité», celui des pluies acides créées par les centrales au charbon dans le bassin des Grands Lacs qui faisaient craindre le pire pour les lacs et les érablières du Québec ainsi que la menace posée par le trou dans la couche d’ozone généré par l’utilisation des CFC dans les aérosols, un problème réglé grâce au Protocole de Montréal, rappelle l’auteur.

«Quand les pays travaillent ensemble, on peut régler des dangers», résume-t-il. «Le changement climatique, c’est la même chose. «Avec plus de bonne volonté, plus de temps sûrement, on peut le régler», assure-t-il. «La première chose à faire, c’est de changer le discours», résume-t-il.