Dans l’ordre habituel: Louis Plamondon, député fédéral de Nicolet -Bécancour -Saurel, François-Philippe Champagne, député fédéral de Saint-Maurice et ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, André Lamontagne, député de Johnson, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour et adjoint parlementaire du premier ministre et Gilles Jr. Bédard, maire de Sainte-Eulalie.

Enveloppe de 5,5 millions $ pour traiter les eaux usées à Sainte-Eulalie

SAINTE-EULALIE — L’heure était aux bonnes nouvelles mardi matin à Sainte-Eulalie, alors que l’on procédait à l’annonce d’un fonds conjoint fédéral-provincial-municipal de plus de 5,5 millions de dollars pour doter la municipalité du Centre-du-Québec d’une usine de traitement des eaux usées. Un enjeu de développement, selon le maire de l’endroit, Gilles Jr Bédard.

C’est dans le cadre du programme FEPTEU, Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées, lancé en 2016, que la municipalité a réussi à décrocher des montants de 2,8 millions $ et de 1,8 million $, provenant respectivement des gouvernements fédéral et provincial. C’est la municipalité elle-même qui complétera le montage financier. 

Le maire Bédard se félicite du dénouement heureux des démarches de la municipalité, cette dernière n’ayant d’abord pas pu bénéficier de la mesure. Les octrois n’ont été accordés qu’après que des municipalités se soient désistées du programme. Le conseil, fraîchement élu, avait dû mettre les bouchées doubles pour déposer un projet avec peu de préavis. 

Le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, François-Philippe Champagne, présent pour l’annonce, soulignait pour sa part que la popularité du programme, dont les fonds avaient rapidement été épuisés, pousse son gouvernement à réfléchir à la suite des choses. Pour lui, le programme FEPTEU consistait à faire du rattrapage pour combler des désinvestissements en infrastructure. Son gouvernement vise désormais à «s’assurer que toutes les municipalités, grandes et petites, puissent bénéficier des programmes mis en place», fait-il valoir. Le ministre parle ainsi de 187 milliards de dollars sur les dix prochaines années pour les programmes d’infrastructures à l’échelle du pays.

L’annonce s’est aussi faite en présence des députés de l’endroit, Louis Plamondon, au fédéral et Donald Martel, du côté provincial, de même que de celle d’André Lamontagne, député de Johnson, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec. M. Martel se réjouit de voir Sainte-Eulalie «poursuivre sa belle expansion».

Des délais de réalisations serrés

Après avoir connu une première prolongation des délais de réalisation, les programmes financés dans le cadre du programme FEPTEU, doivent être complétés d’ici janvier 2020 et opérationnels en mars de la même année. Une situation qui force le conseil municipal de Sainte-Eulalie à mettre les bouchées doubles. 

«C’est la préoccupation numéro 1 au conseil», explique le maire Bédard. «Quand on aura tous les sceaux nécessaires, on espère avoir l’approbation rapidement au ministère de l’Environnement». Il semblerait que c’est justement la coopération entre les différents ministères impliqués qui placent les municipalités dans une position parfois difficile. 

Ces doléances ont trouvé écho dans les propos du député Martel. «Les municipalités rurales ont les mêmes problèmes, les mêmes programmes, la même gestion que les municipalités urbaines, mais on n’a pas les mêmes ressources au niveau de l’État, il faut qu’on soit conscient de ça», exprime M. Martel. 

«Quand on fait affaire avec les municipalités rurales, on ne fait pas affaire avec des batteries d’ingénieurs. Donc, c’est important de moduler les programmes», ajoute-t-il.