Le nouveau député de la CAQ dans Trois-Rivières, Jean Boulet, se dit prêt à assumer des responsabilités ministérielles.

Entre la transition... et l’attente

TROIS-RIVIÈRES — Au lendemain du scrutin provincial, les quatre nouveaux députés de la CAQ en Mauricie étaient déjà dans leurs démarches de transition. Mais à l’exception de Simon Allaire dans Maskinongé, on avait aussi la tête au futur conseil des ministres.

«Il a annoncé qu’il ferait les choses rapidement, qu’il allait nommer son conseil des ministres rapidement pour que ces gens puissent se mettre au travail. Comme tout le monde, je vais voir ce qu’il a en tête pour moi. Je vais naturellement répondre présente s’il a un portefeuille à me confier. Le fait d’avoir un ministre dans une région, que ce soit moi ou quelqu’un d’autre, c’est un atout pour une région», a affirmé Sonia LeBel, dans Champlain.

En attendant, elle doit apprivoiser la mise en place d’un bureau de comté. «Je veux être capable d’installer des points de service qui sont accessibles tant pour les gens de Cap-de-la-Madeleine que de la MRC des Chenaux et la MRC de Mékinac, mais avant d’être capable d’agir concrètement, je veux quand même connaître les outils que j’ai en main», a avoué celle qui est pressentie pour accéder au conseil des ministres.

Si elle devait assumer un tel rôle, Mme LeBel veut s’assurer d’avoir des satellites sur le territoire pour assurer une présence «que ce soit à travers mon équipe ou en personne».

«Je vais me bâtir une équipe solide. Je viens d’un milieu où j’ai toujours travaillé en équipe, que ce soit comme procureure de la Couronne ou à la commission Charbonneau. Je connais la force des équipes», explique-t-elle.

Pour sa part, le nouveau député de Trois-Rivières, Jean Boulet, est également en train d’aménager un plan d’action «qui va nous permettre de répondre à tous nos besoins en ressources humaines».

«Mon but premier, c’était d’être député. On vit dans une démocratie. D’être le représentant de la population à l’Assemblée nationale, pour moi, ça comble mes passions. Maintenant, M. Legault aura très bientôt à faire son conseil des ministres. Si M. Legault décide de me confier des responsabilités, ça me fera plaisir d’assumer ces responsabilités», a commenté celui qui a pu échanger avec sa sœur, Julie Boulet, mardi matin.

De son côté, la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, reconnaît avoir eu peur de s’ennuyer «parce que le rythme pendant la campagne était tellement élevé». Mais entre les entrevues accordées aux médias, la directrice générale du Parc de l’Île Melville a veillé à quitter ses fonctions professionnelles avec classe, et ce, après 12 ans.

«Ma personnalité ne changera pas, que je sois députée ou ministre. Je suis une personne qui aime travailler abondamment ses dossiers, pour être capable de les défendre et de convaincre. Je vais rester la même. Il y a tellement de gens ministrables dans ce parti. Par mesure d’économie, je serais prête à passer mon tour. S’il m’offre le poste de ministre Forêt, Faune et Parcs, ce serait un honneur pour moi. C’est dans mes champs de compétence. Je ne me mettrai pas à pleurer si je ne l’ai pas. J’offre mon soutien peu importe. Je ne suis pas quelqu’un qui va aller devant les caméras, mais qui va travailler fort sans avoir besoin de se faire voir à outrance», a confié celle qui participera à un premier caucus mercredi et à une formation samedi.

Par contre, le député caquiste de Maskinongé, Simon Allaire, n’a aucune attente ministérielle. «Je veux faire un premier quatre ans comme simple député et prendre de l’expérience. Mais la cinquième année, je vise à prendre un ministère si M. Legault me fait confiance à ce niveau-là», a-t-il avoué.

Pour l’instant, sa priorité est de trouver «un bon local». «Je n’ai fait de promesses à personne. Je veux choisir des gens compétents qui vont m’entourer. Je vais prendre le temps de le faire», a-t-il conclu.