La Féerie de Noël se déroulera comme prévu avec des balades en carrioles.

Entre 3000 $ et 4000 $ pour encadrer le passage des carrioles à Saint-Élie-de-Caxton

Saint-Élie-de-Caxton — La Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton déboursera entre 3000 $ et 4000 $ pour embaucher une firme qui s’occupera de fermer les rues lors du passage des carrioles durant l’actuelle Féerie de Noël.

Le conseil de Saint-Élie apprenait la semaine dernière que les balades en carrioles dans les rues du village étaient illégales, car cela contrevient à un article du Code de la sécurité routière. Le code prévoit qu’un tel procédé est toutefois toléré à condition que le chemin emprunté par le tracteur qui tire la carriole soit fermé aux autres usagers de la route.

Ne voulant pas annuler cette activité de la Féerie, le conseil a embauché le Service d’intervention d’urgence civil du Québec. Cet organisme sans but lucratif aura le mandat de fermer temporairement les sections de rue à mesure que les carrioles défileront dans le village. Cette dépense imprévue viendra gruger la marge bénéficiaire de l’activité qui sert habituellement à payer les équipements et leur entretien, reconnaît Robert Gauthier, le maire de la localité.

«La Féerie est déjà annoncée, on a près de 500 réservations. On ne peut pas annuler. On a fait le travail la fin de semaine passée avec les employés municipaux. Mais avec des balades les 21, 22 et 23 décembre, les employés sont en congé. On engage une firme qui a déjà travaillé bénévolement à Saint-Élie en septembre lors du Saint-Élie-de-Crampons (une activité de course à pied). Ces gens ont l’expertise.»

Le contrat a été accordé à cet organisme lors d’une séance extraordinaire tenue mercredi à Saint-Élie. Le mandat lui est confié pour toutes les dates à venir des balades dans le cadre de la Féerie de Noël.

Cet épisode s’ajoute à celui connu en tout début d’activité, alors que les balades étaient effectuées à bord d’un autobus, le temps de s’assurer de la sécurité des carrioles.

Pour l’instant, cette mesure est appliquée uniquement pour la Féerie de Noël de 2018. Le conseil se prépare en vue de la saison estivale durant laquelle des balades sont aussi organisées. Robert Gauthier précise que Saint-Élie a amorcé des discussions avec le ministère des Transports, le ministère de la Sécurité publique et la Sûreté du Québec afin d’obtenir une dérogation spéciale.

«L’été, on a des départs sept jours par semaine. On ne peut pas fermer les rues à longueur de journée. Ce serait trop coûteux. On peut avoir une exemption pour des activités touristiques. On sait que ça existe. On a commencé les discussions quand on a reçu l’avis de la Société de l’assurance automobile du Québec. Mais il faut savoir que ça fait 12 ans que ça dure. On roule à 8 km/h. Ce n’est pas dangereux. Mais il faut respecter le règlement», commente le maire, qui a cherché à savoir qui avait porté plainte sans obtenir de réponse.

Saint-Élie va également profiter de cette situation afin de réfléchir sur le type de produit offert pour les balades. La Municipalité pourrait utiliser un autre véhicule de traction.

«On travaille pour la qualité de l’environnement. On regarde pour d’autres types de traction moins polluants, comme des véhicules électriques. Si on a la dérogation, peut-être qu’on va garder la structure actuelle pour 2019. Mais on regarde pour autre chose. 2019 pourrait être une année de transition pour changer la flotte de véhicules et trouver quelque chose d’original pour Saint-Élie», observe le maire, qui croit qu’après 12 ans, la Municipalité est peut-être rendue à l’étape de revoir ses façons de faire.