La rivière Sainte-Anne était très animée ce week-end.

En route vers 85 000 visiteurs à Sainte-Anne-de-la-Pérade

Malgré quelques épisodes de froid mordant et un redoux en janvier, la 76e saison de pêche aux petits poissons des chenaux à Sainte-Anne-de-la-Pérade est en voie d'accueillir 85 000 visiteurs, de quoi faire sourire plusieurs pourvoyeurs et propriétaires des centres de pêche.
Samedi, le temps était radieux sur la rivière Sainte-Anne alors que le festival de la pêche battait son plein. Les cheminées des petites cabanes de pêche fumaient, les pêcheurs attrapaient des petits poissons des chenaux et de nombreux enfants patinaient, glissaient et s'amusaient aux quatre coins du village sur la glace.
«Nous avons un taux d'occupation de près de 98 % ce week-end», a lancé samedi Steve Massicotte, le président de l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux pour confirmer la popularité.
«Nous sommes vraiment contents. Et le temps est de notre côté», a ajouté Steve Massicotte.
Samedi soir, le groupe Les Divans Bruns était en spectacle sous la tente du festival. Le week-end prochain, Éric Masson sera la tête d'affiche du festival. Son spectacle clôturera le festival et la saison de pêche, puisque le lendemain, le 16 février, les lignes à pêche seront remontées jusqu'à la prochaine saison.
«Nous terminons la saison le 16 février. La saison achève. Mais d'ici là, il reste encore de belles pêches à faire», a tenu à préciser Steve Massicotte.
Cette année, les pourvoyeurs ont pu démarrer la saison du bon pied, dès le 26 décembre, jour de l'ouverture de la saison de pêche. «La saison est partie à temps. Le 26 décembre, tous les chalets étaient installés sur la rivière et le temps de la période des Fêtes a été excellent», se souvient Steve Massicotte.
«Les gars n'ont arrosé la rivière qu'une fois avant de pouvoir mettre les cabanes tellement la glace a gelé vite», a rappelé Denise Tessier de la Pourvoirie Jacques Lefebvre.
Après un bon début de saison, le temps s'est refroidi considérablement. Ce froid extrême du début du mois de janvier, que certains nommaient vortex polaire, a fait diminuer l'achalandage. Quelques pourvoyeurs disaient samedi, pour avoir été confrontés à de telles situations, qu'il est difficile de venir à la pêche lorsque sa voiture ne démarre pas.
Par la suite, le redoux que le Québec a connu en janvier a aussi fait baisser l'achalandage sur la rivière. C'est que les clients les plus nombreux à Sainte-Anne-de-la-Pérade proviennent toujours de la grande région de Montréal et les effets du redoux, fonte de la neige et de la glace, sont bien plus visibles dans la métropole qu'en Mauricie. Résultat, les clients annulent des réservations, craignant souvent que la glace ne soit pas sécuritaire.
Gerry Matte, le propriétaire du Centre de pêche Gaétan Portelance, estime que l'Association des pêcheurs devrait annoncer dans les médias l'état de la glace de la rivière Sainte-Anne et les conditions de pêche, un peu comme les centres de ski le font pour les conditions de glisse. Selon lui, la saison s'est bien déroulée, mais «elle aurait pu être excellente».
L'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux prévoit avoir attiré cette année à Sainte-Anne-de-la-Pérade environ 85 000 visiteurs. Il s'agit d'un bilan comparable à l'an dernier. «Nous avons encore une très bonne clientèle du 514 et du 450 (grande région de Montréal), mais on voit que les gens de la Mauricie étaient plus nombreux à venir à la pêche cette année», a souligné Steve Massicotte qui croit que la campagne publicitaire mise en place cette année n'est pas étrangère à ce phénomène.
Parmi les nouveautés de cette année, la place des apprentis pêcheurs a été fort populaire. Les visiteurs qui ne louaient pas de chalet pouvaient pêcher un poisson. Cette activité particulièrement populaire auprès des plus jeunes permettait de découvrir la pêche au poulamon.