Le CIUSSS MCQ poursuit les analyses concernant une dizaine d’employés ayant de nouveau été testés positifs à la COVID-19.
Le CIUSSS MCQ poursuit les analyses concernant une dizaine d’employés ayant de nouveau été testés positifs à la COVID-19.

Employés testés positifs une seconde fois: l’hypothèse de particules inertes du virus sérieusement envisagée

Trois-Rivières — La dizaine de travailleurs du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec ayant de nouveau été testés positifs à la COVID-19 après avoir été déclarés guéris pourraient très bien ne pas être infectés au virus présentement, mais plutôt être en présence de particules inertes du virus dans leur organisme. C’est du moins l’une des principales hypothèses actuellement étudiées par les spécialistes du CIUSSS MCQ.

On se souviendra que le CIUSSS MCQ a renvoyé à la maison par mesure préventive une dizaine de travailleurs, principalement du CHSLD Laflèche, après que ces derniers eurent testé positif au coronavirus après avoir été une première fois infectés, puis déclarés guéris.

Selon Guillaume Cliche, porte-parole du CIUSSS MCQ, de récentes études asiatiques ont démontré que même après la guérison d’un sujet infecté, on peut encore retrouver du matériel génétique inerte du virus à l’intérieur de l’organisme. Ces particules mortes pourraient toutefois être sécrétées des jours, voire des semaines après que la personne ait été déclarée guérie, dépendamment de la profondeur à laquelle se trouvait le virus dans les poumons de la personne infectée. Toutefois, les tests qui sont actuellement déployés et utilisés pour dépister les travailleurs de la santé, tout comme la population générale, permettent de détecter la présence du virus dans l’organisme, mais ne peuvent pas indiquer si le virus est vivant ou mort.

«Pour le moment, c’est l’hypothèse la plus importante que nous sommes en train d’étudier», mentionne Guillaume Cliche. Selon lui, la Mauricie et le Centre-du-Québec ne sont pas les seules régions du Québec présentement confrontées à ces questionnements. D’autres analyses semblables seraient effectuées sur d’autres personnes ayant été déclarées guéries et ayant testé une nouvelle fois positif au Québec. Par ailleurs, des études sont menées en Asie sur cette hypothèse, études dont les conclusions sont attendues incessamment.

«Pour le moment, nos spécialistes osent croire que les gens qui ont été infectés bénéficient d’une certaine immunité. C’est le cas pour la grande majorité des virus en circulation. La plus courte immunité connue présentement est pour le virus de la gastro et serait d’environ 4 mois», déclare Guillaume Cliche.

Tout de même, le CIUSSS MCQ préfère user de prudence et gardera les travailleurs visés par ces analyses à la maison par mesure préventive. «On préfère prêcher par la prudence, quitte à refaire des analyses au besoin et réajuster les retraits du travail quand nous serons certains des résultats», mentionne M. Cliche.

Quant à la méthode utilisée pour effectuer les tests, rien n’indique pour le moment qu’elle doive être revue. «Rien n’infirme pour le moment que la façon de faire n’est pas la bonne», conclut-il.