Dans le cadre de la Semaine québécoise des popotes roulantes, le CAB de Grand-Mère tenait une activité avec les attachées politiques Karine Genest et Annie St-Onge. Sur la photo, elles sont accompagnées par la bénévole Carmen Kiolet.

Elles vivent l’expérience de la popote

Shawinigan — Dans le cadre de la Semaine québécoise des popotes roulantes, qui se tient du 18 au 24 mars, Karine Genest, attachée politique de Julie Boulet, et Annie St-Onge, attachée politique de François-Philippe Champagne se sont rendues au Centre d’action bénévole (CAB) de Grand-Mère afin d’y vivre l’expérience de la popote, un service qui existe depuis 42 ans.

En compagnie d’une équipe de bénévoles, les deux invitées ont cuisiné 60 repas pour des personnes en perte d’autonomie, majoritairement aînées, des secteurs Grand-Mère, Saint-Georges et Lac-à-la-Tortue. Elles ont également participé à la livraison de ces repas comme baladeuse. Le service de popote du CAB comprend la Popote volante et la Popote roulante.

«En plus d’offrir des repas sains et équilibrés, la Popote, par l’entremise des bénévoles, assure également une vigie. Plusieurs personnes desservies souffrent de solitudes. Ainsi, les bénévoles qui livrent les repas sont bien souvent la seule visite qu’elles ont de la journée. Au total, ce sont 60 personnes qui sont desservies chaque semaine», souligne Sylvie Gervais, directrice générale du CAB de Grand-Mère.

En 2017, pas moins de 128 bénévoles ont offert 5011 heures de leur temps. Cela a permis de rejoindre 90 clients et de servir 5086 repas.

D’ailleurs, dans le cadre de la Semaine québécoise des popotes roulantes, le CAB de Grand-Mère souhaite inviter toutes personnes intéressées à vivre l’expérience de la popote à devenir bénévoles ainsi qu’à informer les aînés en perte d’autonomie qui aurait besoin de ce service, à contacter le CAB au 819-538-7689.

Pour un meilleur accès aux fruits et légumes

L’organisme 100 ° vient de publier la liste des 57 projets qui bénéficieront d’un soutien financier de 500 760 $ qui sera partagé entre eux. De ce nombre, deux sont en Mauricie.

Il s’agit du Centre communautaire Jean-Noël-Trudel de Trois-Rivières pour son projet d’achat d’un frigo et d’un congélateur et de l’organisme Maski en forme pour son projet Maski récolte.

L’appel de projets était ouvert à l’ensemble du Québec et pas moins de 431 propositions ont été déposées. 

L’organisme 100 ° a choisi d’investir dans des initiatives qui visent l’amélioration des systèmes alimentaires locaux et qui assurent la gestion optimale des fruits et légumes à longueur d’année.

L’initiative de 100 ° est réalisée en partenariat avec la Fondation Louis Bonduelle et s’inscrit dans un contexte où le prix du panier d’épicerie ne cesse d’augmenter, ce qui rend l’accès aux aliments sains, surtout les fruits et légumes, de plus en plus difficile.

C’est pourquoi 100 ° souhaite faciliter l’accès aux aliments sains de diverses façons, notamment en donnant un coup de pouce aux épiceries communautaires, aux banques alimentaires, aux cuisines collectives et aux écoles.

Conférence sur le droit à l’alimentation

Selon Lucie Lamarche, professeure de droit à l’UQAM et à l’Université d’Ottawa, la Charte des droits et libertés et les droits ordinaires, au Québec, sont muets sur la question du droit à l’alimentation.

Elle développera donc ce thème au cours d’une tournée nationale de conférences organisée par le Regroupement des cuisines collectives du Québec qui, en collaboration avec Les cuisines collectives de Francheville et le Fonds communautaire Des Chenaux, s’arrêtera à la Maison de la solidarité le 21 mars, à 14 h, au 1060 rue Saint-François-Xavier à Trois-Rivières, salle 115-116. Elle prévoit livrer sa conférence dans une quinzaine de villes.

Selon elle, certains pays sont en avance sur cette question. 

Mme Lamarche cite l’exemple de l’Inde où «le droit à l’alimentation équivaut au droit à la vie», dit-elle. «Le droit à l’alimentation» dit-elle, «c’est plus que le droit de se nourrir. C’est plus que le droit de ne pas avoir faim. C’est plus que le droit de bien manger ou de ne pas manger de cochonneries, ou de se faire cacher la cochonnerie qu’il y a dans les aliments que l’on mange. C’est le droit d’avoir des droits et donc, de dire à l’État qu’il doit reconsidérer sa posture devant chacun des titulaires de ce droit», plaide-t-elle.