Elle avoue à la radio que son frère est aussi son père

Une Sherbrookoise a dû faire preuve d’une grande force intérieure pour raconter publiquement que son géniteur n’était pas celui qu’elle pensait depuis son enfance. Une certaine «Linda» a expliqué avoir appris que son frère est en fait son véritable père.

L’auditrice a fait ce témoignage bouleversant mardi matin à l’émission du psychiatre Pierre Mailloux et de l’animatrice Josey Arsenault, sur les ondes du 107,7 FM.

Il leur a fallu un bout de temps avant de clarifier les propos étonnants de la dame qui était à l’autre bout du fil lors de la tribune téléphonique. Elle a mentionné que son frère, alors qu’il avait 20 ans, a eu des relations sexuelles avec sa mère. Linda est le résultat de cette union.

Celui qu’elle pensait être son père était en fait seulement le conjoint officiel de sa mère biologique, décédée depuis. Il lui a avoué avoir pris soin d’elle comme si elle était sa propre fille.

L’auditrice a précisé qu’il n’était pas question d’un viol de sa mère envers son frère.

Linda dit avoir eu vent pour la première fois de la situation qu’elle qualifie de «dégueulasse» par une tante. 

L’auditrice a par la suite expliqué comment elle s’y était prise pour faire un test d’ADN afin d’en avoir le cœur net.
«Je suis en choc Linda, a lancé l’animatrice. J’en ai entendu des affaires dans ma vie, mais celle-là c’est la première fois.»

«C’était 100 pour cent consentant», précise Linda voulant protéger son identité.

Devant cette histoire invraisemblable, le Doc Mailloux a pour sa part affirmé qu’il est rare d’entendre pareille histoire concernant de l’inceste entre une mère et un fils.

«Des 90 pour cent des cas d’inceste c’est le père sur sa fille. Et non l’inverse», dit-il en onde.

Pierre Mailloux

Linda n’a pas eu la force de confronter sa mère concernant cette histoire. Cette dernière était très autoritaire.
Elle est décédée plus tard du cancer. Linda s’est occupée d’elle durant sa maladie. «Elle est morte dans mes bras. Je n’ai pas été capable de lui dire parce que j’avais trop peur d’elle. La seule chose que j’ai été capable de lui dire est que j’avais su son secret. Je te pardonne aujourd’hui.»

«J’ai compris après pourquoi j’ai toujours été le mouton noir de la famille.»

Aujourd’hui, l’auditrice s’occupe des affaires de son père biologique, un homme incapable de gérer son entreprise agricole tout seul.

La Tribune n’a pas pu vérifier la véracité de ce récit.