La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, a été réélue sans opposition pour un premier mandat de quatre ans.
La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, a été réélue sans opposition pour un premier mandat de quatre ans.

Élections sur la rive-sud: Geneviève Dubois réélue à Nicolet

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Près d’un an après avoir vécu la même chose lors d’une élection partielle, en remplacement du premier magistrat démissionnaire Alain Drouin, voilà que Geneviève Dubois vient d’être réélue sans opposition pour un premier mandat de quatre ans à la mairie de Nicolet. Pendant ce temps, les électeurs de Bécancour auront droit à un duel entre le maire sortant, Jean-Guy Dubois, et l’ancienne directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du Coeur-du-Québec, Martine Pepin.

«Je me sens très privilégiée. Quand les gens te disent: oui, go, on a envie que tu continues pour un autre quatre ans, c’est un beau privilège que j’apprécie. Et quatre ans, ça nous donne du temps vraiment de mener à terme des dossiers. Je trouve ça emballant», a commenté Geneviève Dubois.

À l’exception de Suzanne Rousseau qui a déjà occupé cette fonction à Nicolet-Sud, de 1987 à 1993, elle était déjà l’an dernier la première femme à assumer cette responsabilité pour la Ville de Nicolet, après avoir accédé au conseil en 2013 à titre de conseillère. Son père, Clément Dubois, l’aura précédée de 1987 à 1994 et de 2001 à 2005.

Et au lendemain des élections du 5 novembre prochain, elle est assurée d’avoir une femme de plus autour de la table alors que Lisa Claude Pepin-Laforge et France Trudel se disputent le siège numéro un. Quant à la conseillère Carolyne Aubin, elle a aussi été réélue sans opposition au siège numéro 2, tout comme Stéphane Biron (4) et Denis Jutras (6).

Des batailles sont toutefois à surveiller pour le siège numéro 3 entre le conseiller sortant Jean Rousseau et le candidat Luc Labrecque tandis que Réal Héon tentera de ravir le siège numéro 5 au conseiller actuel Michel Paradis.

Déjà en mode continuité, la mairesse de Nicolet entend travailler rapidement sur trois dossiers en particulier, le premier étant le plan directeur de circulation qu’elle veut finaliser. En plus de miser sur le terrain Cloutier, acquis par la Ville, pour enclencher une revitalisation du centre-ville, elle poursuivra sa bataille pour maintenir les soins de santé.

Le maire sortant de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

À Bécancour, Martine Pepin a déjà manifesté son intention de rapatrier des pouvoirs à la Ville en matière économique et touristique. Or, son adversaire est plutôt fier de ce partenariat avec Innovation et Développement économique Trois-Rivières et il veut doter sa Ville d’un incubateur green tech.

«Les vraies affaires commencent. À partir de maintenant, on va rectifier les affaires à mesure», a lancé Jean-Guy Dubois. «Le monologue est fini», a indiqué son opposante, se disant fébrile et encouragée.

L’aspirante à la mairie tente de faire son entrée à l’hôtel de ville avec trois membres de son groupe, soit Ginette Dubé, Michel Allard et Joyce Hélie. La première affronte le conseiller sortant Raymond St-Onge au poste numéro 2, le second se présente contre le conseiller sortant Mario Gagné (4), et la troisième essaie de remplacer Carmen L. Pratte, tout comme Blak D. Blackburn (6). 

Au poste numéro un, le conseiller sortant Fernand Croteau a été réélu sans opposition tandis que Pierre Moras fait son entrée au conseil de la même manière au poste numéro 3. Mais dans le 5, quatre nouveaux venus se feront la lutte, soit Mario Guilbert, Julien Guillemette, Étienne Tourigny et Denis Vouligny. 

Yves Tousignant

Le maire sortant de Saint-Pierre-les-Becquets, Yves Tousignant, aura finalement de l’opposition avec la mise en candidature d’un entrepreneur local, Éric Dupont.

«Son nom circulait, mais ça n’a pas joué dans ma réflexion. Avec une élection, ça peut me donner plus de légitimité. C’est sûr que c’est une lutte intergénérationnelle. Mais ayant été élu une première fois à 33 ans, je comprends. C’est la démocratie», a confié au Nouvelliste M. Tousignant.

Son adversaire a décidé de faire le saut dans la course pour stimuler son milieu au plan économique. «Les gens de la mairie n’ont jamais été très proactifs pour aider les entreprises à se développer et à venir en région. Je veux en faire mon cheval de bataille», a clairement laissé entendre l’homme de 39 ans, qui fait travailler une vingtaine de personnes dans le domaine du transport et de l’entreposage.

Ayant investi près de deux millions de dollars dans ses infrastructures depuis deux ans, le candidat à la mairie veut être à l’écoute des gens d’affaires. «Aucun terrain commercial n’est disponible si une entreprise veut venir s’installer. Ça ne fait pas vraiment de sens», déplore le père de famille.

Se présentant comme le candidat du renouveau, M. Dupont juge que son opposant a joué d’opportunisme en choisissant finalement la mairie de Saint-Pierre-les-Becquets et non celle de La Tuque.

«Il avait un pied en dehors de la porte et un pied l’autre côté. Après avoir sondé le terrain à La Tuque et en voyant que c’était probablement impossible pour lui d’en devenir maire, il a décidé de revenir à Saint-Pierre et de reprendre ses pantoufles», fait-il remarquer.

De son côté, le maire sortant de Sainte-Monique, Marc Descôteaux, a décidé de se retirer de la vie politique, laissant ainsi la place à Denise Gendron, qui fut élue sans opposition à la mairie. Son départ a aussi pour effet d’ouvrir la voie à un nouveau préfet à la MRC de Nicolet-Yamaska.

«Parmi les réalisations les plus significatives, je tiens à mentionner, pour Sainte-Monique, la stabilisation de talus à hauteur de 4,5 millions de dollars qui protège la vie de plusieurs familles, le sentier pédestre mettant en valeur notre milieu ainsi que la nouvelle bibliothèque municipale. Au niveau de la MRC, je souligne les projets d’intégration du CLD au sein de l’organisation, l’instauration d’un nouveau modèle de développement économique fort pour notre région et la mise en place d’une structure permanente agile et solide», a-t-il fait savoir.

Pour sa part, l’ancien président de Moisson Mauricie, Jean-Guy Doucet, a remporté son pari d’être élu à la mairie de Saint-Léonard-d’Aston avec les membres de son équipe. «Notre vision est de miser sur la situation géographique stratégique de notre municipalité, sur ses services et notre dynamisme. Nous avons comme objectif d’augmenter de 10 % la population au cours du premier mandat», a fait savoir le premier magistrat.