Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, souhaiterait travailler avec le ministère des Transports pour ramener le nom «Pointe-du-Lac» aux deux sorties de l’autoroute 40.
Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, souhaiterait travailler avec le ministère des Transports pour ramener le nom «Pointe-du-Lac» aux deux sorties de l’autoroute 40.

Ramener Pointe-du-Lac sur les panneaux d’autoroute?

Trois-Rivières — À l’instar de Shawinigan qui s’est mobilisée en août dernier pour demander à ce que les cœurs villageois soient conservés sur les panneaux de l’autoroute 55, le candidat à la mairie Jean-François Aubin aimerait bien voir revenir la mention «Pointe-du-Lac» aux deux sorties d’autoroute de ce secteur, sur l’autoroute 40.

C’est du moins ce qu’il mentionne sur son dépliant électoral distribué à Pointe-du-Lac. Une idée qui ne rallie certainement pas les autres candidats.

On se souviendra qu’en août dernier, le conseil municipal de Shawinigan adoptait une résolution adressée au ministère des Transports, après une mobilisation citoyenne dans le secteur Saint-Jean-des-Piles pour que le nom apparaisse de nouveau sur les panneaux de l’Autoroute de l’Énergie. 

Shawinigan, pour sa part, plaidait une forme d’équité avec Bécancour, où une signalisation directionnelle apparaît pour annoncer les secteurs Sainte-Angèle, Bécancour, Saint-Grégoire et Précieux-Sang. En conséquence, Shawinigan exigeait le même traitement pour les secteurs Shawinigan-Sud, Saint-Gérard-des-Laurentides, Saint-Jean-des-Piles et Sainte-Flore.

À Trois-Rivières, Jean-François Aubin souhaiterait donc, s’il est élu, entamer des démarches avec le ministère des Transports pour que les sorties «Chemin des Petites-Terres» et «Rang Saint-Charles» soient de nouveau identifiées comme appartenant au secteur Pointe-du-Lac. Une demande qui émane des citoyens eux-mêmes, plaide-t-il.

«C’est le souhait de plusieurs résidents de l’endroit. Depuis février dernier, je m’en suis fait beaucoup parler par les citoyens que je rencontre dans ce secteur. Les gens se sont inspirés des démarches entreprises par Shawinigan.

Il y a un très fort sentiment d’appartenance à Pointe-du-Lac», explique-t-il.

Dans cette optique, pourrait-il alors considérer ramener les noms d’autres secteurs, comme ceux de Sainte-Marthe ou de Saint-Louis-de-France sur les panneaux d’autoroute? 

«Si les citoyens de ces secteurs en faisaient la demande, ce serait la même chose. Il y a un souci d’équité, évidemment. Mais pour le moment, je n’ai pas entendu les citoyens des autres secteurs me parler de ça, comme j’en ai entendu parler à Pointe-du-Lac. Je pense que sans reculer dans le passé, on peut jongler avec la double identité de la grande ville de Trois-Rivières et de l’appartenance aux secteurs. On n’a pas à opposer les deux notions», croit M. Aubin. 

Une proposition qui a toutefois été vivement critiquée par ses opposants dans la course, à commencer par le maire sortant Yves Lévesque. 

«Ce serait un recul. La fusion a été faite et bien faite, tellement qu’on a été cité en exemple partout au Québec. Je comprends que pour les gens, ça n’a pas été facile au départ, mais je crois que désormais on s’identifie davantage à la grande ville de Trois-Rivières, et il faut continuer de travailler sur le sentiment d’appartenance plutôt que de retourner dans le passé», indique M. Lévesque, qui confie ne pas avoir entendu de demandes en ce sens provenant des citoyens de Pointe-du-Lac.

Pour sa part, André Bertrand se dit peu enthousiaste à l’idée. «Nous sommes fusionnés et il faut assumer la fusion. Par exemple, moi j’habite le secteur Cap-de-la-Madeleine et j’en suis très fier, mais je suis Trifluvien. Je crois que d’agir de la sorte serait de faire de l’exclusion avec les autres secteurs», avance-t-il.