MRC des Chenaux: cinq courses à la mairie

Batiscan — Quelques points chauds sont à surveiller, dans la MRC des Chenaux, en vue des élections municipales du 5 novembre.

C’est le cas à Saint-Luc-de-Vincennes, où le maire sortant, Jean-Claude Milot qui est en poste depuis 25 ans, devra affronter Mirka Bourdages, citoyenne de la municipalité depuis un an.

Jean-Claude Milot a su conquérir la faveur de ses concitoyens à plusieurs reprises, au fil des ans, notamment par la création de la course annuelle de traîneaux à chiens, un événement touristique de calibre international. Il s’était aussi fait remarquer en montant aux barricades pour libérer sa population des odeurs invivables émanant de l’entreprise Compostage Mauricie.

Son adversaire, Mirka Bourdages, qui est coordonnatrice aux ressources humaines chez MultiBoulot, indique que ce n’est pas tant la politique qui l’incite à briguer la mairie que l’état dans lequel se retrouve la municipalité qui a beaucoup perdu, au fil des ans, notamment son dépanneur et sa station d’essence, dit-elle. «Il y a beaucoup de travail à faire», estime la candidate.

Cinq des 10 maires sortants des municipalités composant le territoire de la MRC des Chenaux ont été réélus sans opposition à la fin de la période des mises en candidatures.

Il s’agit, rappelons-le, de Guy Simon, à Champlain, de Gérard Bruneau, le préfet de la MRC, à Saint-Maurice, de Guy Veillette à Saint-Narcisse, de Christian Gendron à Sainte-Geneviève-de-Batiscan et de Diane Aubut, à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Le dernier mandat de Mme Aubut a été marqué par les fêtes du 350e anniversaire de la municipalité qui se sont déroulées avec grand succès tout au long de la dernière année.

À Batiscan, où 34 % des électeurs se sont rendus aux urnes lors du vote par anticipation, la lutte s’annonce chaude entre la mairesse sortante, Sonya Auclair et l’ancien maire, Christian Fortin, qui tente un retour en poste.

M. Fortin prône «le retour de l’harmonie et de l’écoute» et veut mettre l’accent sur les services aux citoyens, ce que souhaite aussi Mme Auclair, mais cette dernière, qui aura mis en marche plusieurs projets structurants au cours des dernières années, a terminé son mandat sur un fond de conflit entre la municipalité et certains citoyens concernant l’usage du littoral du fleuve Saint-Laurent.

Saint-Prosper-de-Champlain est une autre municipalité à surveiller, aux élections du 5 novembre.

En septembre, en effet, le maire sortant, Michel Grosleau, avait causé toute une surprise en annonçant qu’il délaissait sa municipalité pour se présenter plutôt à Saint-Tite. Le lendemain de cette annonce inattendue, M. Grosleau apprenait qu’il avait beau être natif de Saint-Tite et y posséder une résidence, sa candidature ne pouvait être retenue. 

La loi prévoit en effet qu’un candidat à la mairie doit avoir résidé dans la municipalité au cours des 12 derniers mois précédant le 1er septembre de l’année, ce qui n’était pas son cas puisque sa résidence de Saint-Tite est louée par quelqu’un d’autre.

M. Grosleau devra donc faire face à la réaction de sa population, dimanche, alors que deux autres candidats, Yan Boissonnault et René Gravel, ont sauté dans l’arène.

Du côté de Saint-Stanislas, rappelons qu’à la mi-octobre, personne n’avait encore manifesté d’intérêt pour la mairie, laissée vacante par Lise Déry qui, pour des raisons familiales, s’est plutôt présentée comme conseillère municipale, un poste qu’elle a d’ailleurs remporté sans opposition.

Un producteur agricole impliqué dans l’administration de la caisse Desjardins, Sylvain Déry, a alors levé la main. Cinq jours plus tard, M. Déry a appris qu’il aurait de l’opposition puisqu’une dame bien connue dans son milieu pour ses implications sociales, Anne-Marie Lafontaine, a décidé de se proposer également.

Puisque ces personnes se sont toutes deux manifestées après la fin de la période de mise en candidature en vue des élections du 5 novembre, une élection partielle à la mairie se tiendra à Saint-Stanislas le 3 décembre et un vote par anticipation, le 26 novembre.

Finalement, le maire sortant de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, devra croiser le fer avec une jeune femme de 20 ans, Lysa Bergeron, qui a décidé de faire l’expérience de la politique municipale.