Si le projet de train à grande fréquence voit le jour, les candidats aimeraient le voir s’arrêter au centre-ville plutôt qu’au District 55.
Si le projet de train à grande fréquence voit le jour, les candidats aimeraient le voir s’arrêter au centre-ville plutôt qu’au District 55.

La parole aux candidats

Du 23 au 25 octobre, l’équipe de la rédaction du Nouvelliste a reçu en entrevue éditoriale les trois candidats à la mairie de Trois-Rivières. Chacun d’eux a répondu à des questions élaborées par l’équipe du journal. Nous vous présentons aujourd’hui la troisième et dernière partie du compte-rendu de ces entrevues.

Où devrait se situer la gare du train à grande fréquence?

Jean-François Aubin: Au centre-ville. L’ancienne gare Champflour est une excellente base pour ça, et ça permettrait de compléter la revitalisation de ce secteur-là, pour moi il n’y a aucun doute là-dessus. Je crois au projet de TGF, mais en même temps ça fait 20 ans qu’on en parle.

André Bertrand: Elle doit être au centre-ville. Je ne la vois pas au District 55. Il faut la mettre à une place où les gens descendent avec leur valise et soient proches des hôtels. Champflour, ce serait une avenue, il faut l’analyser.

Yves Lévesque: Il ne faut pas rallonger le temps et Via Rail aura à décider de l’emplacement idéal. Mais c’est sûr que pour moi, l’emplacement idéal serait la gare sur Champflour. Le projet va se faire, et il faudra que les candidats aux élections provinciales et fédérales se positionnent là-dessus. Je suis convaincu qu’avant les prochaines élections fédérales, ce sera en marche.

Trois-Rivières devrait-elle avoir son propre marché public?
Jean-François Aubin

Trois-Rivières doit-elle avoir son marché public? Si oui, où doit-il être situé?

Jean-François Aubin: Oui, on doit en avoir un. La SDC avait fait faire une étude sur un projet raisonnable qui était évalué à 2,5 M$. C’est jouable. La Ville aurait avantage à consulter et ouvrir la discussion sur l’emplacement. Il y a plusieurs hypothèses, alors discutons-en et le conseil tranchera par la suite sur l’emplacement.

André Bertrand: Oui, il doit être au Cap-de-la-Madeleine. Le terrain est déjà choisi, au Sanctuaire. Le marché public pourrait être fait de façon progressive à l’intérieur d’un quartier touristique que nous pourrions développer. J’ai de très grandes idées pour développer tout ce secteur de la ville.

Yves Lévesque: Oui. Moi je veux un marché public dans lequel on va retrouver autre chose que juste des fruits et des légumes. On veut l’ensemble des producteurs agroalimentaires. On pourrait offrir des produits locaux à nos gens toute l’année, mais que ce soit aussi un centre de distribution pour les producteurs. Moi je le verrais au hangar numéro un, au port. Si on veut se démarquer, c’est ce qu’il faut faire.

André Bertrand

Quelle est la pire décision prise par le conseil municipal sortant?

Jean-François Aubin: D’avoir été trop vite dans le dossier du colisée. J’ai ma part de responsabilité. Je ne suis pas contre le colisée, mais il faut qu’on ait la bonne base pour prendre cette décision et à mon avis, comme administration publique, on a été trop vite là-dedans, pas assez exigeants sur quoi ça s’appuyait et si c’était vraiment le bon choix.

André Bertrand: Il y en a eu tellement. Mais ce serait le centre des congrès. La Ville va verser 148 500$ par mois pendant 20 ans avec congé de taxes pendant 25 ans. Ils auraient pu le faire pour 5 ans, mais ils l’ont fait pour 20 ans. On a besoin d’un centre des congrès comme celui-là, mais pas en engageant l’argent de la ville pendant 20 ans et les taxes pendant 25 ans. 

Yves Lévesque: Je ne peux pas répondre. On ne peut pas plaire à tout le monde. C’est facile de dire après coup «on aurait donc dû». Moi je pense que le conseil agit de façon logique et intelligente avec l’information qu’on a sur le coup. 

Yves Lévesque

Quelle est la meilleure décision prise par le conseil municipal sortant?

Jean-François Aubin: D’avoir dit non à la fluoration. La démonstration a été faite au fil du temps que, même si d’un point de vue de santé publique il y a des avantages à la fluoration particulièrement pour les populations plus démunies, que c’est dépassé comme moyen. Ma tristesse, c’est qu’il n’y a pas d’autre chose qui est proposé. Mais de reculer là-dessus était la meilleure décision à prendre.

André Bertrand: Les gens qui mentionnent que M. Lévesque a mis Trois-Rivières sur la map, ce serait peut-être ça. Mais à part ça, je ne vois pas. Abandonner le fluor a été une bonne décision, mais le conseil a été obligé de le faire. Et en plus le maire a mis ça sur le dos du CIUSSS. Non mais bravo!

Yves Lévesque: Moi ce que je trouve bien, c’est la fierté. Ce n’est pas un projet précis. Un projet, c’est du béton. Les gens me disent qu’ils sont fiers de leur ville. Avec de la fierté, on construit des belles affaires.