Jean-Guy Dubois

Jean-Guy Dubois réélu à Bécancour

Bécancour — Même si Martine Pepin l’aura poussé dans ses derniers retranchements avec sa campagne plutôt agressive, Jean-Guy Dubois a su résister à ses attaques en se faisant réélire facilement à la mairie de Bécancour avec près de 76 % des voix (4053 contre 1310).

Pour le vétéran de la politique, il s’agit d’un deuxième mandat consécutif après avoir occupé le même poste de 1985 à 1995. 

«Les gens semblent apprécier le leadership que j’ai eu et j’ai leur confiance pour un autre mandat. Et je m’en vais là pour quatre ans», a-t-il tenu à préciser, son opposante ayant rapporté une rumeur voulant que l’homme de 71 ans ne fasse qu’un demi-mandat.

Au fil des semaines, le premier magistrat a vu son adversaire remettre en cause sa politique économique tout en critiquant son manque de leadership sur la rive sud.

«Je veux reprendre le leadership du développement économique de la Ville, en d’autres mots, je veux reprendre les clés de la Ville», avait-elle déclaré tout en réitérant sa volonté de redéfinir le partenariat actuel avec Innovation et Développement économique Trois-Rivières. 

Or, Jean-Guy Dubois est convaincu que l’entente économique entre Bécancour et Trois-Rivières est «gagnante-gagnante» pour les deux parties. Et avec la réélection du maire Yves Lévesque, il souhaite poursuivre cette bonne entente avec la rive nord. «Et c’est sûr qu’on va avoir des discussions avec Nicolet car c’est un îlot économique assez clair», a-t-il confié au Nouvelliste

Celui-ci n’a pas voulu attribuer sa victoire à une désapprobation populaire de la stratégie adoptée par le Groupe Pepin, qui n’a pas réussi à faire élire aucun de ses candidats. «Je ne suis pas belliqueux de nature», a souligné le maire réélu.

On se rappellera que le débat radiophonique avait donné lieu à des échanges musclés. Jean-Guy Dubois avait accusé Martine Pepin d’un «haut niveau de bassesse» en faisant passer le conseil municipal pour «une gang d’imbéciles».

«Le reconnaissance est le principal pilier de l’engagement et ma famille est victime de mon engagement. J’ai eu une équipe extraordinaire, très féminine», a-t-il tenu à indiquer.

Parmi ses priorités, il y a évidemment le projet d’incubateur d’entreprises en technologies environnementales et agrotechnologies. 

Visiblement déçue, la candidate défaite insistait pour dire que les résultats ne reflétaient pas son porte-à-porte. Selon ses chiffres, elle s’attendait à être au coude-à-coude. «J’étais prête à donner du temps à la Ville. Je suis triste et nostalgique. Les gens n’étaient pas prêts au changement», a-t-elle admis.

Cette dernière se défend bien d’avoir mené une «campagne de salissage» contre son rival. Même si elle dit avoir un plan B, pas question de se tourner vers une candidature au provincial. Qu’en est-il du prochain scrutin municipal? «Je verrai», a-t-elle conclu.