Jean-Guy Dubois

Jean-Guy Dubois: éviter les coups... comme Ali

Bécancour — «Ce fut une campagne pas reposante qui s’est déroulée en trois rounds et j’ai choisi d’éviter les coups à la manière d’un Muhammad Ali, un boxeur intelligent.»

Voilà le bilan que dresse le maire sortant de Bécancour, Jean-Guy Dubois, de sa bataille électorale contre l’ancienne directrice générale de la Chambre de commerce, Martine Pepin.

«Dans le premier round, début octobre, beaucoup de coups ont été portés sur le tourisme, la tour, l’autoroute 55, et IDE Trois-Rivières. J’ai choisi de laisser braire, fort de l’assurance et de la fierté d’avoir réalisé, avec le conseil, un mandat productif et fructueux», a-t-il raconté, jeudi, devant plusieurs partisans réunis à l’Auberge Godefroy.

Selon lui, le débat radiophonique constitue le deuxième round. «Je suis passé davantage à l’attaque, mais jamais sur la personne, en défendant ce que j’ai de plus précieux, mon honnêteté et ma crédibilité. Et le troisième round semble se terminer sur une note plus constructive où chacun est centré sur ses objectifs, les rôles et engagements du nouveau conseil. Il répond davantage aux fins d’un débat démocratique respectueux et j’en suis fort aise», a ajouté M. Dubois.

Son premier grand thème aura été celui de la gestion efficace, soit une rigueur des finances, le contrôle de la dette, la protection du fardeau de taxes et la gestion des ressources humaines.

Le second portait sur le développement économique. «Le projet d’incubateur d’entreprises en technologies environnementales et agrotechnologies me tient particulièrement à cœur, ainsi que la deuxième phase du chantier économique. Comme Shawinigan qui possède un incubateur dans le domaine informatique, Bécancour aura sa couleur environnementale», a soutenu le premier magistrat sortant.

À son avis, le développement économique passe aussi par le CLD de Bécancour qui travaille actuellement sur plus de 100 dossiers, en prêts, démarrage, soutien aux entreprises. 

«Nous voulons créer une convergence entre les acteurs locaux, incluant la Chambre de commerce, la SADC, mais aussi régionaux, notamment IDE Trois-Rivières avec qui nous avons une entente de partenariat», a-t-il rappelé.

Pour celui-ci, Innovation et Développement économique Trois-Rivières offre une expertise indispensable en démarchage auprès d’entreprises moyennes ou grandes, en complémentarité avec la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.

«Nous pouvons ainsi profiter de la force attractive d’une capitale régionale avec laquelle nous tissons des liens serrés, sous le signe de la coopération et surtout pas de la compétition», poursuit-il.

Pour Jean-Guy Dubois, la zone économique naturelle Bécancour-Trois-Rivières est une belle réalité et «il serait nettement improductif de le nier». «Nous devons saisir toutes les opportunités de développement harmonieux et nous n’en excluons aucune», affirme celui qui souligne les 288 000 dollars versés au CLD et les 130 000 dollars consentis à IDE Trois-Rivières.

Souhaitant la création de deux nouvelles entreprises d’économie sociale, le candidat à la mairie avait pour troisième thème de campagne la qualité de vie et la famille, d’où ses propositions de lots boisés et d’un programme pour faire bouger les petits.

D’ailleurs, au fil des rencontres avec les électeurs, on lui aura davantage parlé de ses propres enfants que des histoires de titre professionnel ou de finances municipales.

«Avant d’être contribuables ou payeurs de taxes, les citoyens sont des parents, des grands-parents, des étudiants, des travailleurs, des bénévoles. Ils désirent le plus et le mieux pour eux-mêmes et pour leurs proches, bref, une qualité de vie. Et c’est ce que je souhaite leur offrir. Ce n’est pas la tête qui compte, mais le cœur. C’est donc de tout mon cœur avec toute ma tête que j’offre encore mon expérience, ma vision et ma passion pour ce nouveau mandat», a conclu celui qui se compare à un capitaine ayant su tenir efficacement le gouvernail du bateau Ville de Bécancour.