Le candidat conservateur dans Trois-Rivières, Yves Lévesque, a inauguré son local électoral vendredi, sur le boulevard des Forges en face du centre commercial Les Rivières.

Élections fédérales: Yves Lévesque mise sur la fibre nationaliste

Trois-Rivières — Le candidat conservateur à Trois-Rivières en vue des prochaines élections fédérales, Yves Lévesque a officiellement inauguré son local électoral vendredi midi, sur le boulevard des Forges. Souhaitant s’afficher le plus tôt possible, l’ancien maire de Trois-Rivières a martelé qu’il continuerait de défendre les intérêts de Trois-Rivières, mais également ceux du Québec, advenant son élection le 21 octobre prochain.

C’est d’ailleurs au volant d’une voiture de campagne hybride ornée d’une fleur de lys que le candidat conservateur s’est présenté à son local électoral, où l’attendaient quelques dizaines de partisans. Yves Lévesque a souhaité lancer d’un seul coup le message qu’il avait à coeur l’environnement, mais également que le Québec aurait une place importante au sein d’un gouvernement dirigé par Andrew Scheer.

«On est Québécois. Je suis un Québécois. On ne va pas là pour défendre les intérêts de l’Ontario, mais ceux du Québec. On a un chef qui est rassembleur. Si j’embarque dans ce parti-là, c’est que j’aime les valeurs du chef, l’orientation des candidats et candidates. On travaille en équipe. On va faire en sorte de respecter les demandes du Québec. Il n’y a pas plus nationaliste que le Parti conservateur d’Andrew Scheer», souligne Yves Lévesque, faisant notamment référence aux dossiers de laïcité, d’immigration et aussi au rapport d’impôt unique.

Conduisant désormais un véhicule hybride et souhaitant ne pas investir dans des milliers de pancartes électorales, Yves Lévesque est d’avis que chacun a son rôle à jouer en matière environnementale et estime faire ainsi sa part. «Quand on parle d’environnement, on blâme toujours le gouvernement. Oui, on a un rôle à jouer et on va le jouer. Mais quand on parle de voitures électriques, de recyclage, c’est le consommateur qui doit faire le transfert. Nous, on met des incitatifs pour que les consommateurs fassent le transfert vers la voiture électrique ou hybride. Moi comme Québécois, je suis bien plus content qu’on garde l’économie du pétrole de l’Alberta que ceux d’autres pays pour faire la transition jusqu’à temps qu’on transfère avec l’hydroélectricité», signale le candidat conservateur.

Médias

En ce qui concerne l’aide aux médias, le Parti conservateur assure qu’il prendra position au cours de la campagne, alors que la question de la survie de l’information locale se pose plus que jamais avec la situation qui prévaut chez Groupe Capitales Médias, dont Le Nouvelliste fait partie.

«Il faut trouver une solution pour protéger les créateurs de l’information et faire en sorte que ce soit équitable pour tous», a soutenu Alain Rayes, lieutenant politique des Conservateurs au Québec, venu soutenir le candidat dans Trois-Rivières. «On ne peut pas mettre un remède pour une organisation et laisser l’autre de côté. Si nos lois font en sorte qu’on est inéquitable, que quelqu’un ne paie pas ses impôts pour telle et telle raison, qu’il met en péril les autres à cause de nos règles, il faudra y voir», ajoute Yves Lévesque.

Quant aux attaques des Libéraux lancées cette semaine contre leur chef Andrew Scheer, sur une déclaration faite en 2005 au sujet du mariage gai, les deux hommes estiment que cette sortie de leurs adversaires était hypocrite. «C’est assez hypocrite de la part des Libéraux de partager ce vidéo par Ralph Goodale, qui a voté lui-même contre le mariage de conjoints de même sexe. Il y a dix candidats, députés en place, dont des ministres qui se présentent pour les libéraux qui ont voté contre le mariage gai il y a quinze ans. On a une résolution en 2016 qui a été prise à notre congrès pour reconnaître les conjoints de même sexe», rappelle Alain Rayes.

Yves Lévesque, quant à lui, note que lorsqu’il était maire, il a lui-même célébré un mariage entre conjoints de même sexe. «Il faut respecter les individus avec leurs croyances au niveau de la religion comme de la sexualité», croit Yves Lévesque.

Il est par ailleurs d’avis que ses adversaires, spécialement les Libéraux, auront à rendre des comptes sur leur bilan. «Ils auront un bilan à défendre. Ce gouvernement fait des déficits de façon exponentielle. 100 milliards dans un seul mandat, c’est du jamais vu. Les Libéraux disent qu’un gouvernement conservateur, c’est l’austérité. Mais avec les Libéraux, c’est la faillite qu’ils sont en train de nous faire faire», lance-t-il.