Au total, les engagements du chef libéral Philippe Couillard totalisent 135 millions $ sur cinq ans.

Rareté de main-d'oeuvre: les libéraux proposent une nouvelle mesure

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, qui évoque quasi quotidiennement la pénurie de main-d'oeuvre au Québec, a réitéré lundi une série d'engagements déjà dévoilés, tout en y ajoutant une nouvelle promesse.

En point de presse dans une entreprise de Québec, lundi, il a annoncé, si son parti est réélu, 10 millions $ étalés sur cinq ans pour épauler les municipalités régionales de comté (MRC) et municipalités à mieux planifier l'immigration économique.

Au total, les engagements du chef libéral totalisent 135 millions $ sur cinq ans. La plupart des mesures avaient déjà été dévoilées en juin lors d'un conseil général spécial.

Le PLQ s'engage à injecter 15 millions $ par année pendant cinq ans pour favoriser la rétention des travailleurs venus de l'étranger. Une enveloppe annuelle de 10 millions $, toujours pendant cinq ans, sera également destinée à la bonification des services de francisation en entreprise.

En dévoilant ses engagements, M. Couillard a rappelé qu'au cours de la prochaine décennie, plus de 1,3 million d'emplois devront être comblés au Québec.

La rareté de la main-d'oeuvre a été au coeur d'échanges corsés entre les partis politiques depuis le début de la campagne.

Alors que M. Couillard affirme qu'il s'agit de l'un des principaux défis économiques de la province et que l'immigration constitue l'un des moyens pour s'attaquer à ce problème, la Coalition avenir Québec (CAQ) a plutôt proposé d'abaisser à environ 40 000 le nombre d'immigrants qui arrivent chaque année au Québec.

Dans le cadre de la stratégie de la main-d'oeuvre dévoilée en juin dernier, Québec avait promis quelque 874 millions $ sur cinq ans.

Le taux d'emploi des personnes immigrantes au Canada est d'environ 64 %, alors qu'il oscille aux alentours de 61 % au Québec.