Les quatre candidats de Québec solidaire ont lancé la campagne électorale à Trois-Rivières, jeudi. On retrouve dans l’ordre Simon Piotte (Maskinongé), Christine Cardin (Laviolette-Saint-Maurice), Valérie Delage (Trois-Rivières) et Steven Roy Cullen (Champlain).

Québec solidaire en Mauricie: place aux priorités

Trois-Rivières — Environnement, agriculture, transport interrégional et Internet haute vitesse: les quatre candidats de Québec solidaire en Mauricie ont lancé la campagne électorale dans leurs locaux du centre-ville de Trois-Rivières en énumérant leurs engagements envers les citoyens de leur circonscription respective, jeudi soir.

Une cinquantaine de militants de tous les âges s’étaient déplacés au local électoral du parti afin d’assister au lancement de la campagne de QS en région.

Trois-Rivières, une circonscription plus verte
Les quatre candidats ont, évidemment, des priorités différentes selon la circonscription dans laquelle ils se présentent. Pour ce qui est de Trois-Rivières, Valérie Delage met l’accent sur les enjeux environnementaux, domaine dans lequel elle s’est impliquée pendant près de 30 ans.

«Je crois qu’à Trois-Rivières, on a les moyens de développer un créneau économique tourné vers l’économie verte, vers des technologies plus propres et durables», affirme la candidate.

Mme Delage travaillerait pour que l’Université du Québec à Trois-Rivières produise des recherches plus axées sur l’environnement. «On pourrait arrimer la recherche à l’UQTR avec le développement économique local.»

Les priorités dans Champlain
Du côté de Steven Roy Cullen, candidat dans Champlain, une priorité dans sa circonscription est celle de l’accessibilité aux services de proximité.

«Il faut y avoir des résidences plus abordables pour les aînés en région, pour les garder dans nos municipalités», indique M. Roy Cullen. Le candidat souhaite également soutenir le projet d’un deuxième lien cyclable et piétonnier entre le Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières, avancé par le conseil municipal de la ville. «Il faut qu’on ait plus de possibilités de transport actif», soutient le candidat.

Une revitalisation du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap est également prioritaire pour Steven Roy Cullen.

Le transport: une préoccupation
Un enjeu qui a été répété par deux candidats, soit Steven Roy Cullen et la candidate dans Laviolette-Saint-Maurice, Christine Cardin, est celui de l’Internet haute vitesse et du réseau cellulaire.

«Il y a beaucoup de municipalités qui n’ont pas l’Internet à une vitesse adéquate. Elles en ont besoin si elles veulent attirer de petites entreprises ou des travailleurs autonomes qui travaillent de la maison», souligne le candidat dans Champlain.

Mme Cardin souhaite également améliorer le transport en commun et interrégional dans sa circonscription. «Pour partir de Trois-Rivières et aller à La Tuque, il n’y a que deux autobus par semaine», mentionne la candidate.

L’agriculture, un enjeu dans Maskinongé
«Dans Maskinongé, il y a plus de 476 fermes: c’est presque 50 % des fermes en Mauricie», note Simon Piotte, candidat dans Maskinongé.

Selon M. Piotte, un des enjeux principaux concernant l’agriculture est le manque de relève. «Ce sont de plus en plus des grosses fermes qui deviennent inaccessibles pour quelqu’un qui veut reprendre l’entreprise.»

Le candidat tient également à ce que l’agriculture devienne de plus en plus verte dans sa circonscription. «La nouvelle agriculture est environnementale et soucieuse de la protection du territoire», dit-il.

Les défis de Québec solidaire en Mauricie
Bien que Québec solidaire soit de plus en plus connu à travers la province, les candidats doivent tout de même faire leurs preuves, puisque le parti n’a jamais élu de candidat dans la région, ni même hors de l’île de Montréal.

«On est encore perçu comme un parti moins crédible au niveau économique, qui ne peut pas vraiment prendre le pouvoir», affirme Valérie Delage. «Les gens auraient avantage à mieux nous connaître pour voir que nos propositions sont concrètes et chiffrées.»

«Québec solidaire est connu et les idées ont une sympathie. Est-ce que les gens sont prêts à voter pour nous présentement? Pas nécessairement», indique M. Piotte. «Mais à partir du moment où on leur parle des projets qu’on a et qu’on démontre la vraie différence des partis qui sont en lice, là on ressent une ouverture.»

«Dès qu’on parle aux gens sur le terrain, on s’aperçoit qu’ils ont les mêmes préoccupations que nous», mentionne la candidate dans la circonscription de Trois-Rivières, Valérie Delage.