Cinq grands panneaux publicitaires de 10 X 20 pieds portant l’inscription «Québec libre» seront installés cette semaine dans les circonscriptions de Jean-Lesage et de Taschereau, sur la rue de la Couronne dans Saint-Roch et sur la 3e Avenue dans Limoilou, entre autres.

QS ne croit pas à la fatigue indépendantiste

Québec solidaire (QS) n’achète pas l’idée que les Québécois, surtout les jeunes, soient fatigués d’entendre parler d’indépendance. Il dépense même des milliers de dollars pour en parler dans une campagne de publicité qui cible le centre-ville de Québec.

Cinq grands panneaux publicitaires de 10 X 20 pieds portant l’inscription «Québec libre» seront installés cette semaine dans les circonscriptions de Jean-Lesage et de Taschereau, dans la rue de la Couronne dans Saint-Roch, et sur la 3e Avenue dans Limoilou, entre autres.

QS, dont les coffres sont plus garnis que jamais, a décidé de cibler Québec pour sa campagne d’affichage préélectorale, car c’est là qu’elle espère faire une première percée hors de Montréal. 

Mais pourquoi choisir le thème de la souveraineté, de moins en moins à la mode? La candidate dans Taschereau, Catherine Dorion, indique qu’il n’est pas question pour sa formation politique d’aborder les idées qui «pognent dans les sondages», mais celles «qui sont les meilleures pour le Québec». 

Clin d’œil à de Gaulle

Sol Zanetti, candidat de QS dans Jean-Lesage, croit que plusieurs citoyens de moins de 40 ans, qui n’ont pas voté lors du référendum de 1995, commencent à peine à découvrir cet enjeu. «Ils n’en ont jamais entendu parler. Ça fait que c’est pas vrai qu’ils sont tannés.»

L’inscription fait référence au fameux «Vive le Québec libre!» prononcé par le président français Charles de Gaulle en 1967 à Montréal. QS veut faire un clin d’œil à cette époque où le peuple était «audacieux» et croyait pouvoir accomplir de grandes choses, explique M. Zanetti. 

Intérêts des jeunes

Selon les deux candidats, les sujets d’actualité qui intéressent les jeunes, comme le contrôle du Web, l’environnement et les paradis fiscaux, sont tous sous la gouverne fédérale. Si bien qu’il faut expliquer les avantages de devenir un pays indépendant selon la réalité d’aujourd’hui. 

«Internet, c’est un bon exemple, parce qu’il y a une grosse révolution numérique en ce moment qui va changer et qui est déjà en train de changer nos manières de vivre et c’est entièrement contrôlé par le fédéral. Ça nous enlève un poids décisionnel énorme sur l’avenir, sur comment on veut faire les choses», plaide Mme Dorion.