Valérie Delage, Marie-Claude Camirand, Adis Simidzija, Jean Boulet et Jean-Denis Girard ont pris part au débat de l’Association générale des étudiants de l’UQTR mardi soir.

Les candidats présentent leur vision

TROIS-RIVIÈRES — Cinq candidats en lice dans la circonscription de Trois-Rivières en prévision de l’élection du 1er octobre ont exposé, mardi, leur vision ainsi que celle de leur formation politique respective sur différentes thématiques reliées à l’éducation supérieure dans le cadre du débat organisé par l’Association générale des étudiants de l’UQTR.

C’est devant une centaine de personnes que Jean-Denis Girard (Parti libéral du Québec), Marie-Claude Camirand (Parti québécois), Jean Boulet (Coalition avenir Québec), Valérie Delage (Québec solidaire) et Adis Simidzija (Parti vert) ont répondu tour à tour à des questions préparées par les organisateurs. Ces dernières avaient notamment comme but de connaître leur vision sur l’enseignement supérieur, le financement des universités, les stages en milieux de travail ainsi que les étudiants internationaux. Dans une volonté de limiter les chances de débordement, les participants n’ont pas pu échanger entre eux, et du même coup, s’attaquer comme l’ont fait les chefs des quatre principaux partis la semaine dernière. L’exercice a donc été très poli. Par ailleurs, il est arrivé fréquemment que les candidats étaient en accord. Le caquiste Jean Boulet ne s’est entre autres pas gêné pour dire qu’il avait la même vision que son voisin de droite, Adis Simidzija, en ce qui concerne la rémunération des stages auxquels doivent participer les étudiants afin d’obtenir leur diplôme.

«Peut-être que M. Boulet va voter pour moi finalement», a lancé à la blague le représentant du Parti vert en réaction aux propos de son adversaire.

La question des prêts et bourses auxquels doivent recourir certains étudiants afin de réussir à payer leurs frais de scolarité et à subvenir à leurs besoins pendant leur parcours académique est celle sur laquelle les personnes dans l’assistance ont pu constater les différences entre les programmes et les engagements des cinq partis représentés.

Alors que M. Boulet a proposé que le gouvernement favorise les prêts et bourses dans les domaines d’avenir et relié aux hautes technologies, la candidate de Québec solidaire, Valérie Delage, s’est prononcée contre cette catégorisation des programmes.

«L’éducation supérieure n’a pas été créée pour former des étudiants dans des domaines spécifiques», a-t-elle indiqué avant d’ajouter qu’un stage universitaire servait essentiellement à se réaliser pleinement comme individu.