Le PQ premier à se lancer en campagne

Le Parti québécois s’est assuré d’être le premier à partir en campagne mardi, en faisant rugir le moteur de son autobus de campagne sur la promenade Samuel-De Champlain à Québec.

Cet autobus aux couleurs flamboyantes ira aux quatre coins du Québec d’ici le 1er octobre. C’est l’artiste multidisciplinaire de Drummondville Jean-René Douville Tessier qui a obtenu le contrat de peindre cet autobus afin de «surprendre» les électeurs. Un côté du véhicule représente les villes, tandis que l’autre côté représente les régions, a expliqué la vice-chef du PQ Véronique Hivon.

Le chef du PQ Jean-François Lisée a expliqué qu’ils avaient «hâte» d’aller à la rencontre des Québécois, et c’est pourquoi ils vont commencer à sillonner la province mercredi, soit une journée avant le déclenchement officiel de la campagne jeudi. 

Dévoilé il y a quelques jours, le slogan «Sérieusement» était placé bien en évidence sur l’autocar de campagne. «On fait pas des propositions au gré du vent, au gré du temps, sur le coin d’une table. Tout ce qu’on propose aux Québécois, c’est sérieux», a justifié Mme Hivon. 

Accompagné de ses candidats dans Québec et Chaudière-Appalaches, M. Lisée a soutenu que son parti représentait la seule option sérieuse dans la région de Québec, notamment sur la question du troisième lien routier entre Québec et Lévis. Le PQ demeure «sceptique» quant à sa nécessité, mais attend d’avoir en main toutes les données scientifiques avant de prendre une décision définitive. «Les citoyens de Québec, ils sont sérieux, ils ne veulent pas se faire dire n’importe quoi.»

Pont de Québec

M. Lisée s’est engagé mardi, comme le réclamait le maire de Québec Régis Labeaume, à «lever le ton» face au gouvernement fédéral dans le dossier de la peinture du pont de Québec. Parce qu’un gouvernement du PQ est craint par Ottawa et augmente ainsi le rapport de force des Québécois, explique-t-il. 

«Je suis d’accord avec Régis là-dessus. C’est scandaleux que le gouvernement fédéral dont c’est la responsabilité et qui avait pris des engagements, continue à jouer les délais et à ne rien faire». 

Les sondages actuels indiquent que le PQ ne ferait élire aucun candidat dans la région. Il ne réussirait même pas à garder Taschereau, un château-fort que la députée Agnès Maltais a conservé pendant 20 ans. 

M. Lisée s’est montré peu impressionné par ces prévisions. «Dans tant de campagnes, ces prévisions-là, ces lectures-là étaient de médiocres prédicteurs de ce qui s’est passé à la fin», raconte celui qui dit vouloir passer beaucoup de temps à Québec durant le marathon électoral. 

Le chef péquiste Jean-François Lisée a choisi toutefois de demeurer dans la grande région de Montréal jeudi, au premier jour de campagne électorale.

Il fera une conférence de presse, en après-midi, quelque part dans le «450», où le PQ souhaite maintenir ses acquis. En soirée, un rassemblement péquiste est à l’horaire, dans un lieu non dévoilé, toujours en banlieue de Montréal. Avec La Presse Canadienne