Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Le PQ et le PLQ courtisent les aînés

Tant le Parti libéral du Québec (PLQ) que le Parti québécois (PQ) ont courtisé les aînés en ce 14e jour de campagne électorale.

Le chef péquiste Jean-François Lisée, qui était de passage à Rimouski, a promis que son éventuel gouvernement ferait en sorte de climatiser, sans tarder, dès la première année du mandat, tous les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD).

«On va faire une grande corvée de climatisation», a-t-il lancé. En conférence de presse, il a dit viser 100 % des CHSLD, mais le document explicatif du PQ précise que les établissements seront climatisés «partout où cela sera possible». Le coût de cette mesure est estimé à un maximum de 100 millions $, prélevés dans le Plan québécois des infrastructures (PQI).

Le PQ verrait aussi à rénover ces établissements, en leur réservant 200 millions $, et à leur fournir davantage de professionnels de la santé.

Parmi ses autres promesses, la formation politique indique son intention d’instaurer un crédit d’impôt «solidarité aînés». Il pourrait atteindre 350 $ pour les personnes âgées dont le revenu est de moins de 35 000 $ par année. Le PQ estime le coût de cette mesure à 358 millions $ par année.

Travailler plus longtemps

Les libéraux de Philippe Couillard ont quant à eux dévoilé mercredi un bouquet de mesures fiscales qu’ils mettraient en place s’ils sont réélus, notamment pour faire travailler plus longtemps les aînés.

Le plafond du revenu admissible pour bénéficier du crédit d’impôt pour travailleur d’expérience serait haussé de 1000 $, pour atteindre 12 000 $. Le gain annuel en crédit d’impôt est de 150 $ supplémentaires, pour un total de 1800 $.

Par ailleurs, à partir de 70 ans, la valeur du crédit d’impôt en raison de l’âge serait bonifiée jusqu’à 200 $, pour un maximum de 670 $.

Une personne retraitée qui voudrait continuer à travailler sans être pénalisée par le fisc pourrait suspendre sa rente ou la reporter jusqu’à 75 ans. Sa rente pourrait ainsi être bonifiée de plus de 8,4 % par an.

Par exemple, une personne qui, à 65 ans, devait toucher 1000 $ par mois en rente toucherait plutôt 1420 $ à partir de 70 ans et 1840 $ à partir de 75 ans.

«Lorsque le choix du travail est possible, on va le rendre plus payant, a résumé M. Couillard. Lorsque le choix de la retraite est préféré, on va assurer une plus grande sécurité financière, un meilleur soutien.»

Le programme Allocation-logement serait bonifié jusqu’à 150 $, pour atteindre un montant maximal de 1110 $ par an, une somme qui pourrait être indexée chaque année.

Ces engagements sont chiffrés à 153 millions $ et les modifications pourraient entrer en vigueur rapidement après l’élection d’un gouvernement libéral, a-t-on précisé.